GREEN LANTERN : RENAISSANCE
Green Lantern Rebirth - Etats-Unis - 2005
Image de « Green Lantern : Renaissance »
Dessinateur : Ethan Van Sciver
Scenariste : Geoff Johns
Nombre de pages : 176 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 20 juillet 2011
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Green Lantern : Renaissance »
portoflio
LE PITCH
Remettons les choses dans leur contexte : Hal Jordan était devenu le super-vilain Parallax qui avait finalement choisi de se sacrifier pour sauver le monde. Le voici de retour d'entre les morts, dans l'une des plus importantes sagas dédiée au super-héros. Mais cette seconde chance est une lourde épreuve pour Hal, en effet, le souvenir de ses agissements en tant que Parallax est omniprésent et il est loin d’être facile de vivre avec de telles pensées lorsque l’on a choisi de passer de...
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Le vert est dans la pomme

Imaginé en prévision d'un film éventuel, Green Lantern Renaissance s'offre une réédition française en volume à l'occasion de la sortie en salles du nanar de Warner. L'occasion de comparer les possibilités énormes du personnage et le fossé qui le sépare de la vision de Martin Campbell.  

 

Plus qu'un succès d'estime dans son pays d'origine, Green Lantern est devenu depuis quelques années LA star des comics de super-héros, loin devant Batman ou Superman, ses copains de chambrée. Passer d'un outsider cosmique populaire à un enjeu central, responsable du meilleur crossover de 2010, ne s'est pas fait en un jour (tout le monde le sait). Sentant que son heure est bientôt arrivée, et que les projets de films se font de plus en plus concrets, DC estime en 2005 qu'il est temps de dépoussiérer le héros tout de vert vêtu. Plus facile à dire qu'à faire, ce dernier étant perdu depuis longtemps dans les méandres de la continuité : devenue fou de colère, il s'était transformé en Parallax, sorte de dieu destructeur totalement schizo annihilant le Green Lantern Corps et les gardiens. Dans un dernier sursaut de lucidité, notre héros consentait à se sacrifier. Depuis, le Green Lantern originel (enfin le second, mais si on va par là, on n'est par sorti), Hal Jordan, est revenu d'entre les morts sous l'identité de l'esprit vengeur (et expéditif) Le Spectre, tandis que le jeune Kyle Rayner l'a remplacé sous le costume vert.  A peine réveillé par son sympathique run sur Justice Society of America, Geoff Johns se voit donc confier la lourde tâche de remettre tout cela à plat, de façon à relancer le titre tout en le simplifiant pour les néophytes (futurs lecteurs et spectateurs) et les fans.

 

"Beware his power"


Le scénariste s'attache donc à raviver les origines du personnage, revisiter la source du mal (Parallax n'est pas Hal Jordan), reconstituer le fameux Corps tout en réinstallant Jordan au sein du panthéon DC. Green Arrow (ancien partenaire entre autres), Wonder Woman, Superman, Batman et tous les autres témoignent ainsi du retour en fanfare de leur camarade dans un déluge de surprises, de twists et de cliffhangers dont Hollywood aurait dû avoir la bonne idée de s'inspirer. Connu pour ses dessins extrêmement détaillés, aux proportions et aux traits on ne peut plus réalistes, Ethan Van Sciver inscrit à la perfection une vision rationaliste dans une cosmogonie délirante, où comme dans le golden age, tout est une question d'affrontements entre les couleurs : le vert pour l'espoir, le jaune pour la peur (avec le comeback attendu de Sinistro). Un mélange de naïveté et de démesure qui sied à la perfection à l'univers DC et qui, sous des dehors de blockbuster décomplexé, dissimule une étude fouillée du personnage, sans doute aussi importante que celle d'Emerald Dawn dans les années 80. Mais plus qu'une conclusion, Renaissance est comme son nom l'indique la source d'un recommencement orchestré de main de maître. Sous quelques bribes de dialogues, une reprise du chant des Lanterns (« In brightest day, in blackest night, No evil shall escape my sight »), un détail dans l'image, la relecture de Geoff Johns annonce tout simplement toutes les évolutions du personnage pour les années à venir et par extension l'un des meilleurs crossovers de l'histoire de DC : Blackest Night. A moins d'être allergique au vert, difficile de passer à côté.

Nathanaël Bouton-Drouard




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