SUPERGIRL T.1: LA DERNIèRE FILLE DE KRYPTON
Supergirl #1-7 - Etats-Unis - 2011/2012
Image de « Supergirl T.1: La Dernière fille de Krypton »
Dessinateur : Mahmud Asrar
Nombre de pages : 160 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 7 juin 2013
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Supergirl T.1: La Dernière fille de Krypton »
portoflio
LE PITCH
Kara Zor-El était encore hier une jeune fille habitant sur Krypton avec sa famille et ses proches. Aujourd’hui, elle se réveille sur Terre et découvre que son cousin n’est plus un bébé mais un adulte, surhumain qui plus est. Traquée, désorientée, tentant de maîtriser ses nouveaux pouvoirs, elle va devoir choisir entre dominer ou sauver l’humanité en tant que Supergirl !
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Girl of Steel

Echappée des pages du magasine DC Saga, la cousine de Superman débarque en librairie, pour un premier volume réjouissant, réintroduisant la jolie blonde dans le monde post-Renaissance de DC Comics. Attention les yeux, c'est vraiment de toute beauté !

Personnage-culte ayant déjà eu droit à quelques sagas mémorables (comme dans le Superman/Batman de Jeph Loeb et Michael Turner), Kara Zor-El a toujours eu une histoire complexe, bien qu'intimement liée à celle de son cousin de Krypton : orpheline elle-aussi, elle a dû apprendre à contrôler et à mettre ses pouvoirs au service du bien à son arrivée sur Terre. Des caractéristiques que l'ont retrouve dans cette nouvelle mouture. La bonne idée de cette « renaissance » du personnage est de ne pas se prendre la tête avec une introspection trop lourde. Jeune fille perdue dans un monde qu'elle ne connaît pas, Supergirl se retrouve directement plongée au cœur de combats, oui un brin répétitifs, mais qui évacuent d'emblée toute tentative d'apitoiement sur elle-même. Certes, la narration en voix-off permet de mesurer l'étendue de son désespoir, mais la succession quasi-ininterrompue de bastons homériques assure un rythme sans faille. Qu'elle affronte des hommes en armures, Superman lui-même, un scientifique mégalo ou quatre belligérantes extraterrestres, Kara Zor-El parcours ce premier volume avec une volonté sans faille et une envie d'aller de l'avant qui fait plaisir, le personnage ayant gardé ce côté positif et solaire qui fait d'elle-même la presque égale de l'Homme d'Acier.

 

L'amazone de l'espace


Une sorte de narration par l'action que les scénaristes Michael Green et Mike Johnson assurent avec panache, divisant également en deux parties distinctes les débuts de la dernière fille de Krypton, alors en quête de sens quand à son arrivée sur Terre. C'est là qu'intervient le génie du dessinateur d'origine turque Mahmud Asrar, dont le trait dynamique apporte une énergie et une vitalité qui sied à merveille aux aventures mouvementées de Supergirl. Un dynamisme jouissif, qui allié au nouveau design de la belle blonde (nouvelle coupe de cheveux, nouveau costume), permet de prendre autant son pied face aux monologues du méchant dans sa station spatiale, que devant les affrontements bourrins avec les quatre « planéticides ». Bon, on pourrait chipoter et dire que l'intrigue n'avance pas des masses, que les éléments issus de la mythologie kryptonienne restent un peu flou, et que le Superman de Asrar n'est pas très beau. Mais face à une telle volonté de redonner ses lettres de noblesses à un personnage devenu un peu kitsch, difficile de faire la fine bouche. On attend donc la suite, en espérant qu'elle soit à la hauteur de cette tonitruante introduction !

Frédéric Wullschleger


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