FLASHPOINT
The Flash #8, Flashpoint #1-5 - Etats-Unis - 2011
Image de « Flashpoint »
Dessinateur : Andy Kubert, Scott Kolins
Scenariste : Geoff Johns
Nombre de pages : 208 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 29 novembre 2013
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Flashpoint »
portoflio
LE PITCH
Après avoir une fois de plus tenté d’arrêter son pire ennemi, Flash découvre que le cours de l’histoire a été modifié : les Atlantes d’Aquaman font la guerre aux Amazones de Wonder Woman, Thomas Wayne, le père de Bruce, est Batman et Superman n’existe pas ! L’homme le plus rapide du monde le sera-t-il assez pour restaurer la continuité ?
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Dans un éclair !

Publiée dans trois magasines lors des débuts de l'éditeur Urban Comics, la saga Flashpoint se voit ici réédité en un volume qui rend parfaitement justice à ce qui constitue une date dans l'histoire mouvementée de DC Comics.

Ce fut l'évènement éditorial de l'année 2011 : DC Comics redémarrait presque entièrement son univers, dans l'orientation de drainer de nouveaux lecteurs, les séries repartant toutes à partir du numéro 1. Mais il fallait un récit spécial, une « crise », un event, pour justifier, ne serait-ce que d'un point de vue narratif, ce reboot tant redouté. Et alors que Grant Morrison s'apprêtait à entamer le dernier chapitre de sa mémorable saga consacrée au Batman, c'est à Geoff Johns, l'autre « grand architecte » de l'univers DC, que revient la charge de nous conter cette histoire. Personnage-clé de l'Âge d'argent, et second Flash en titre, Barry Allen est le protagoniste rêvé pour tout récit de paradoxe temporel et de réalité alternative. Décédé lors de « Crise des Terres multiples », puis ressuscité mystérieusement lors de Final Crisis, Allen tente depuis son retour de reprendre une vie « normale », sans se douter que dans l'ombre, son plus grand ennemi prépare sa revanche. Cette Némésis, c'est le Néga-Flash, scientifique du futur, dont l'histoire nous est racontée en début de volume. Une intrigue intéressante, pour peu que l'on goûte le dessin assez particulier de Scott Kolins.

 

courant alternatif


La suite enchaîne directement avec les cinq épisodes de la minisérie Flashpoint, qui voit Barry Allen se retrouver dans un univers alternatif après avoir remonté le temps pour sauver sa mère. Cette décision radicale amène donc de nombreux, et tragiques, bouleversement, le monde tel que le héros le connaissait ayant sombré dans une guerre d'anéantissement totale entre les Atlantes d'Aquaman et les Amazones de Wonder Woman. C'est l'occasion pour Johns, secondé par un Andy Kubert se surpassant aux dessins (dans la lignée de ses travaux avec Morrison sur Batman), d'écrire un récit audacieux aux idées parfois fabuleuses (le destin de Kal-El, très loin du Superman de l'univers « classique »), peuplé de personnages réinventés (les enfants Marvel) ou oubliés (le Sandman, l'Outsider), et faisant la part belle à un Batman revisité sous les traits duquel se cache en fait Thomas Wayne, le père de Bruce. Le rythme est ici des plus soutenus, les protagonistes secondaires nombreux, et le développement global de l'intrigue converse avec vigueur jusqu'à une conclusion en demi-teinte, entre émotion bienvenue (la toute fin avec Bruce) et obligation des auteurs d'aller dans le sens de la « Renaissance » à venir (la double-page avec la mystérieuse femme en mauve). Sans être du très grand comic book, Flashpoint reste donc un indispensable d'excellente facture, et l'on se dit qu'il est un peu dommage que cette réédition ne comporte pas les miniséries liées à l'évènement (dont l'excellent Batman, Chevalier vengeur par Brian Azzarello et Eduardo Risso, consacré à Thomas Wayne).

 

Le  Paradoxe flashpoint


Un petit mot, pour finir, sur l'adaptation animée de la minisérie, disponible avec la première édition du présent volume. Fidèle au scénario de Geoff Johns, La Ligue des Justiciers - Le paradoxe Flashpoint bénéficie d'un design percutant, aux personnages anguleux et massifs, et d'une animation énergique rendant justice aux nombreux combats émaillant le récit. Une fois n'est pas coutume, un très bon long-métrage, à ranger aux côtés de l'excellent Batman et Red Hood : Sous le masque rouge au rayon des réussites de Warner Bros. Animation.

Frédéric Wullschleger




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