Z COMME ZOMBIES T.1 : HOUSTON ? NOUS AVONS UN PROBLèME…
Etats-Unis / France - 2014
Image de « Z comme zombies T.1 : Houston ? Nous avons un problème… »
Dessinateur : Jorge Miguel
Scenariste : Jerry Frissen
Nombre de pages : 48 pages
Distributeur : Les Humanoïdes associés
Date de sortie : 12 mars 2014
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Z comme zombies T.1 : Houston ? Nous avons un problème… »
portoflio
LE PITCH
Los Angeles 2069. Rien ne va plus sur la planète Terre. Les morts ont quitté leur tombe et, assoiffés d’argent, ils rançonnent les vivants pour financer leur aller simple sur la Lune… Heureusement, un homme se dresse en dernier rempart de l’humanité : il s’appelle Freddy Merckx. Il est belge. Et les zombies, il va les envoyer en orbite.
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F comme Frites

Avec Jerry Frissen, les zombies n'ont pas fini de mettre le souk. Suite directe des quatre tomes de Les Zombies qui ont mangé le monde, Z comme zombies se vautre à nouveau dans la blague crasseuse et la charge sociale pachydermique pour faire marrer les morts... et les belges.

Quatre ans ont passé depuis le dernier tome de la série précédente, dans la réalité et la fiction, et l'on retrouve de nouveau les personnages parfaitement beaufs que sont Freddy Merckx, devenu milliardaire grâce à sauce belge, Maggie ça femme autoritaire mais sexy, Karl le beau frère larbin et les deux enfants, Eddie et Dave qui ont bien grandis. Toujours aussi stupide, calée devant la télé à manger du gras, la petite famille va devoir sortir de sa torpeur lorsqu'un gang de mort-vivants kidnappe les bambins dans l'espoir de se payer un voyage sur la lune, seul lieu où les zombies sont censés être tranquilles. Bien entendu rien n'est aussi simple et tout tourne au n'importe quoi, en particulier lorsque le bedonnant Freddy stoppe la bière pour armer sa kalachnikov et dézinguer du cadavre ambulant à dos de mammouth en putréfaction. C'est charmant, forcément gore et crétin, et les gags s'enchainent aux rythmes effrénés des carnages pantagruéliques d'une amoralité réjouissante.

 

sauce grasse


Toujours le pied entre deux cultures, le scénariste Jerry Frissen (Lucha Libre), belge vivant aux USA lui-aussi, teinte justement sa farce d'une vision sociétale acerbe et anar, comme si George A. Romero avait transformé son Land of the Dead en auto-parodie burlesque. Car une fois encore, les zombies ne sont bien entendu par les pires dans l'affaire (tout aussi crétins que les autres mais bref...), mais bien une organisation industrielle sans foi ni loi faisant miroiter un rêve inaccessible à la population morte pour mieux les exploiter. La révélation finale est ainsi aussi cruelle que drôle, achevant l'album sur une ironie bien noire. Un univers toujours aussi agréable, que l'on prend plaisir à retrouver (l'album est par contre totalement accessible aux nouveaux venus) et ce, même si l'illustre Guy Davis (B.P.R.D.) n'a malheureusement pas rempilé ici. C'est donc au méconnu Jorge Miguel de prendre la relève, offrant une continuité graphique plutôt réussie avec quelques planches totalement démesurée, mais on reste forcément un peu en dessous. En tous cas, ça change des tragédies de Walking Dead, car il faut rire de tout, même des morts... vivants.

Nathanaël Bouton-Drouard


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