X-MEN : NO MORE HUMANS
Etats-Unis - 2014
Image de « X-Men : No More Humans  »
Dessinateur : Salvador Larroca
Scenariste : Mike Carey
Nombre de pages : 120 pages
Distributeur : Panini Comics
Date de sortie : 8 octobre 2014
Bande dessinnée : note
Jaquette de « X-Men : No More Humans  »
portoflio
LE PITCH
Les X-Men découvrent que les êtres humains du monde entier ont soudainement disparu. Qu'il s'agisse de gens ordinaires ou de héros tels que les Avengers ou les Quatre Fantastiques, tous se sont mystérieusement volatilisés. Les X-Men vont alors enquêter, espérant trouver le moyen de ramener les homo sapiens sur Terre. Mais certains mutants ne souhaitent pas leur retour...
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The Last Stand

Aussi étonnant que cela paraisse, depuis le fondateur Dieu crée, l'Homme détruit, Marvel n'avait plus consacré de Graphic Novel à ses mythiques X-Men. L'éditeur leur offre à nouveau un pont d'or avec No More Humans, blockbuster mutant efficace, mais qui n'a pas la portée de son prédécesseur.

Une publication immédiate au format album (sans prévente en fascicule donc) qui n'est pas le premier jalon de la nouvelle ligne éditoriale de Marvel, plongée depuis de nombreux mois dans une relance All New Marvel Now, puisqu'il suit Avengers : Endless Wartime et Spider-Man Family Business, premières sorties dans la gamme Original Graphic Novel. Mais là où ces deux là restaient à distance de la continuité officielle, avec de très rares références aux aventures en cours, No More Humans s'y montre beaucoup plus fidèle. Clairement à la suite des évènements initiés dans All-New X-Men (l'arrivé de l'équipe d'origine dans le présent) et dans la foulée de l'event Battle of the Atom, l'album peut donc se montrer parfois un peu complexe pour les lecteurs occasionnels, qui devront digérer l'éclatement des X-Men en deux branches distinctes (Cyclope et Wolverine étant leurs leaders respectifs), mais aussi la présence d'un ennemis commun tout beau tout frais: Raze, le fils de Logan et Mystique. Ce dernier provoque en effet la disparition du jour au lendemain de l'ensemble de la population humaine sur la surface de la Terre, et entend bien la repeupler avec des mutants exilés de réalités alternatives où ils sont plus cruellement encore persécutés.

 

effet phénix


Mettant forcement leurs dissensions de cotés, et acceptant même temporairement le retour de Magneto, les X-Men doivent faire front, et ce même si certains ne sont pas fondamentalement convaincus de la nécessité de sauver l'homo sapiens (on les comprend). Mike Carey, scénariste star ayant déjà offert quelques heures fortes à l'équipe via X-Men Legacy ou Endangered Species, renoue directement, mais légèrement, avec les racines de la série (le choix difficile entre combat militant et dialogue), reprend quelques pistes du crossover House of M, et organise le tout comme un immense spectacle au casting imposant permettant à l'illustrateur Salvador Larroca (Invincible Iron Man) de retrouver de sa superbe en composant des tableaux riches et complexes, en caractérisant brillamment l'ensemble des personnages, aidé il est vrai par les couleurs délicieusement contrastées de Justin Ponsor (Ultimate Comics Spider-Man). Une aventure grand luxe bourrée d'affrontements spectaculaires forts et dynamiques, mais aux milieux desquels Carey réussit toujours à préserver l'identité des nombreux personnages présents, donnant même une importance surprenante à certains (Jean Grey, Rachel Summers, Tempus...) et en tout cas s'efforçant toujours d'offrir un petit moment de gloire à chacun (l'apparition de Psyloche) sans déséquilibrer le récit. Le scénariste maitrise parfaitement ses troupes, développe son blockbuster avec un rythme particulièrement soutenu, mais on peut tout de même regretter que outre un certains manque de charisme du coté de Raze (très très méchant), No More Humans opte dans son dernier tiers pour une résolution un peu forcée. Un Deus Ex Machina sympathique (surtout pour ce qu'il offre du coté de la partie graphique) mais un peu facile, et qui du coup permet de retrouver en deux trois coups de cuillère à pot, au status quo initial sans perturber la trame chronologique extérieure. Retour discret à la case départ donc, là où Dieu crée, l'Homme détruit avait presque entièrement redéfini la série.

Nathanaël Bouton-Drouard






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