ORPHELINS T.1 : PETITS SOLDATS
Orfani episodio 1&2 - Italie - 2013
Image de « Orphelins T.1 : Petits soldats »
Scenariste : Roberto Recchioni
Nombre de pages : 192 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 26 août 2015
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Le futur. La Terre a été presque entièrement ravagée par une attaque extra-terrestre. Pour contre-attaquer, le gouvernement militaire formé par les survivants décide de mettre en place un programme d’enfants-soldats surentrainés. Parmi eux, 5 adolescents aux dons exceptionnels vont se démarquer : ils forment l’unité des Orphelins. Ensemble, après de nombreuses épreuves, ils vont découvrir l’infâme vérité qui se cache derrière cette catastrophe. Cette amitié indéfectible q...
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Seuls aux mondes

Décidément que de surprises du coté de la nouvelle collection Comics de Glénat, qui en plus de piocher chez les indépendants, propose aujourd'hui une série italienne... Oui c'est un peu de la triche, mais entre la narration, les planches et la tonalité générale de l'album, le choix est finalement assez évident.

Pas forcément bien exportée en France, la BD italienne existe pourtant au-delà des adaptions de Disney ou des productions érotiques. Très présent sur le marché local puisqu'en plus d'avoir longtemps œuvré sur Diabolik, le scénariste est aujourd'hui un collaborateur régulier de Dylan Dog et Tex, Roberto Recchioni pioche ici directement dans sa mémoire de fanboy pour délivrer une saga de science-fiction parfaitement calibrée. Impossible de passer à coté des références évidentes du bonhomme, entre Terminator 2 et Starship Troopers, mais pourtant cette aventure guerrière, réussit rapidement à imposer ses propres charmes. En premier lieu le talent élégant de Emiliano Mammucari (co-créateur de John Doe), qui réussit tout autant à donner une vraie fraicheur à son groupe de gamins survivants, qu'à installer un futur concret et spectaculaire, sorte de space opera lumineux (superbes couleurs) digne d'Hollywood. Un peu dommage d'ailleurs que son trait arrondi, son sens des expressions, laisse place dans la deuxième partie à un Alessandro Bignamini (Mister No) légèrement moins fin, mais qui heureusement respecte le découpage cinématographique du premier.

 

De l'oeuf ou la poule


Deux versants d'une même histoire, deux époques, des enjeux qui, on l'imagine, finiront par se rejoindre dans les épisodes suivants, Orphelins conte donc à la fois l'entrainement musclé et les multiples expérimentations faites sur quelques bambins ayant eu la mauvaise idée de survivre à une attaque alien, et l'assaut qu'ils donneront des années plus tard sur la planète de leurs ennemis. Sans abuser du principe, la lecture se fait avec beaucoup de naturel et une efficacité d'autant plus grande que même sous les armures de combat et la rage militaire on apprend à connaitre Jonas, Juno, Ringo et les autres... Surtout, l'auteur insiste assez habillement sur l'ambivalence du traitement qui leur est réservé, l'endoctrinement latent, distillant ainsi un doute évident sur la légitimité des futures actions. C'est que construit comme une BD franche et direct, Orphelins laisse en suspens de nombreuses questions plus que légitimes : Qui a vraiment ravagé la planète en quelques secondes ? Qui sont ces étranges aliens qui reproduisent les ruines humaines ? Que ne disent pas la prof Jsana Juric et l'instructeur Takeshi Nakamura ? Qui seront les prochains à être sacrifié ? Sans vraiment révolutionner le genre, Orphelins installe un univers plutôt accrocheur, offre la découverte d'artistes qui méritent franchement à être connu, et donne clairement envie de lire rapidement la suite. Une jolie découverte donc.

Nathanaël Bouton-Drouard


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