FRIENDS GAMES T.1
Tomodachi Game - Japon - 2014
Image de « Friends Games T.1 »
Dessinateur : Yuki Sato
Scenariste : Mikoto Yamaguchi
Nombre de pages : 192 pages
Distributeur : Soleil
Date de sortie : 23 novembre 2016
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Friends Games T.1 »
portoflio
LE PITCH
Shiho Sawaragi se fait voler l’argent du voyage de classe dont elle était responsable. Le coupable est forcément l’un de ses camarades de classe ! Quelques jours plus tard, cinq élèves dont Shiho sont enlevés et forcés de participer au « jeu de l’amitié » afin de rembourser la dette de l’un d’entre eux. S’engage alors une guerre des nerfs sur fond de calculs, trahisons et révélations blessantes entre amis…
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amis pour la vie

L'amitié mise à mal par le pouvoir de l'argent, voilà une question qui occupe de nombreux livres, films et autres fictions, tant elle met en doute directement les convictions de chacun. Ici ce sont cinq lycéens qui, forcés de participer à quelques épreuves sadiques, tentent vainement de rester soudés.

Et c'est reparti donc pour la bande de jeunes gens, qui ici se connaissent tous, qui se font enlever pour jouer malgré eux à une énième variation de la téléréalité. Les internautes voyeurs sont bel et bien présents, les cerveaux retors qui scrutent l'avancée derrières leurs moniteurs tout autant, et l'ensemble ressemble forcément à un descendant du fameux Big Brother mais où justement l'amitié existante des personnages menace d'être mise en pièce. Sauf que dès les premières pages, un problème narratif de taille se pose. Ne prenant pas vraiment le temps de nous les présenter chacun leur tour et de s'arrêter tranquillement pour les observer dans un cadre normal, Friends Games peine par la suite à insuffler une vraie connivence et donc une certaine crédibilité à la petite bande. Surtout que ces derniers, entre le héros d'origine modeste, le richissime mais sympa quand même, l'intello à lunettes (qu'il remonte à chaque page), la miss droiture et la mignonnette timide au gros seins, on ne nage pas dans une originalité démesurée.

 

mauvaise pioche


Heureusement, le scénariste Mikoto Yamaguchi va réussir à relever un peu la sauce par la suite en axant justement les résolutions de confrontations plus par un biais psychologique, logique, que le gore ou le torture porn. Une direction que l'on n'attendait pas forcément de l'auteur de l'immoral et graphique Dead Tube, préférant pourtant revisiter le jeu du kokkuri ou un jeu de l'oie, en y faisant apparaitre quelques règles secondaires révélées bien entendu au dernier moment. La part d'ombre de chacun remonte à la surface, des secrets déchirants vont être révélés... Que du très classique là encore, un peu trop dans la mouvance de tant de manga actuels comme Killer Instinct, Kingdom Game, Doubt et consorts. Cela n'empêche pas d'y trouver une lecture pas désagréable avec quelques notes d'intentions qui laissent de bons espoirs pour la suite, tout comme le travail visuel de Yuki Sato, plus soigné que sur Docteur Yôkai, qui apporte une finition très convaincante avec sa ligne fluide et ses découpages efficaces. Est-ce que cela suffira pour aller jeter un coup d'œil aux volumes suivants ?

Nathanaël Bouton-Drouard


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