VIKING: UN LONG FEU DE GLACE
Viking #1-5 - Etats-Unis - 2009/2010
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Dessinateur : Nic Klein
Scenariste : Ivan Brandon
Nombre de pages : 144 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 3 mai 2017
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Viking: Un Long feu de glace »
portoflio
LE PITCH
Scandinavie, IXe siècle. Finn et Egil sont deux frères habitués aux sales combines : racket, vol et pillage en tout genre. Si l’un est mauvais, l’autre est encore pire. Derrière eux, ils ne laissent rien à part un sillage de mort. Mais si tout allait pour le mieux dans le pire des mondes, leur destin bascule lorsqu’ils décident de s’en prendre au roi Bram et à sa fille Annikki... Leur penchant pour la violence risque bien de se retourner contre eux.
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le sang du nord

Découvert déjà chez Glénat grâce à un accrocheur Drifter, le duo formé par Ivan Brandon (24Seven) et Nic Klein (Thor) n'en était pas à son coup d'essai. Loin du western spatial, leur première série remontait dans le temps pour conter les mésaventures de deux vikings aussi bourrins que malchanceux.

Pas loin de cinq ans avant Drifter donc, le scénariste et l'illustrateur en question tentaient déjà d'imposer d'une certaine façon leur vision dans une série conçue en creator-own pour le compte d'Image Comics. Mais là où Drifter se montre excessivement séduisant par son angle assez inédit, son mariage des genres et sa peinture poussiéreuse d'une conquête spatiale loin d'être glorieuse, Viking s'intéresse, comme son nom l'indique avec tant d'originalité, à ces fameux guerriers du nord. Ici en l'occurrence deux frangins voleurs et roublards qui après être tombés sur plus forts qu'eux tournent au suicidaire et décident de kidnapper la fille du roi. Meurtris par le décès brutal de leur jeune frangin, Finn et Egil peuvent-ils sortir du cercle de la violence ? Si le titre de la série est assez générique, tout autant que la couverture, très belle, qui évoque d'emblée la fameuse série TV du même nom (mais avec un « s »), le récit se rapproche pourtant plus d'une série B un poil bourrine et virile, hésitant assez souvent entre quelques réflexion expéditives sur la dureté de la vie, et quelques bagarres de bistro, hache à la main.. Et oui on est chez les vikings !

 

Drakkar sur la rive


Le contexte est toujours aussi évocateur et séduisant, mais les cinq chapitres d'Ivan Brandon ne surprennent jamais vraiment, malgré une accumulation excessive de mini-twists, et les premiers épisodes en montage parallèle ne convainquent guère. Il faut finalement attendre les dernières pages pour vraiment goûter à un souffle nouveau, mais qui retombe immédiatement sur une fin temporaire un peu abrupte. Un story-arc qui appelait sans doute à quelques aventures à venir mais qui n'a manifestement pas convaincu commercialement, ne réussissant jamais à se hisser plus haut qu'un fill-in élargie de l'excellent Northlanders. Face à cette référence absolue, ce Un Long feu de glace trébuche forcément. Pourtant il y a quelques ressemblances, en particulier dans l'approche stylisée de Nic Klein, avec ses changements de techniques assez abruptes, ses textures et trames marquées, et ses couleurs crépusculaires. Mais là aussi la maturité n'est pas la même que sur Drifter et surtout le procédé, très présent et visible, semble bien moins approprié que sur un titre futuriste. Bref, sans être une mauvaise BD, Viking n'a pas forcément la fougue nécessaire pour s'imposer, ni le tranchant pour rester dans les mémoires.

Nathanaël Bouton-Drouard




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