HARLEY QUINN: LITTLE BLACK BOOK
Harley’s Little Black Book #1-6 - Etats-Unis - 2016
Image de « Harley Quinn: Little Black Book »
Nombre de pages : 256 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 17 novembre 2017
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Harley Quinn: Little Black Book »
portoflio
LE PITCH
Wonder Woman, Zatanna, Green Lantern, Superman et même Lobo : qu'ils soient déesse, magicienne, justicier sans peur ou chasseur de primes déjanté, tous doivent s'avouer vaincus devant la tornade Harley !
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Quinn Kills the DC Universe

Véritable star de l'Univers DC que l'on croirait presque capable de détrôner Batman, la dézinguée Harley Quinn n'en finit plus de briller dans les revues de l'éditeur. Preuve de sa forme olympique, la série régulière de Jimmy Palmiotti et Amanda Conner se dédouble pour une minisérie en forme de team-up forcément bordélique et parodique.

Totalement détachée d'un Joker qui ne ressemble plus vraiment aujourd'hui au clown blagueur d'autrefois, la belle blonde aux airs d'arlequin délicieusement sexy et terriblement dangereux, vit ses petites aventures dans un immeuble transformé en squat et base secrète, cherchant inlassablement à former un nouveau duo dynamique. Poison Ivy n'étant plus d'actualité, Power Girl étant a bout de patience, Little Black Book montre comment la miss schizophrène (elle discute toujours autant avec son cadavre de castor préféré) va se retrouver aux cotés de Wonder Woman, Green Lantern ou Zatanna... ou Zatanga, on ne sait plus. Bien entendu sur le chemin très foireux de la rédemption Harley est là à chaque fois pour leur donner un coup de main, mais toute la situation frôle inévitablement la catastrophe totale... voir la fin du monde. On reconnait d'emblée la patte généreuse, joyeuse et décalée du couple Jimmy Palmiotti, Amanda Conner, aux commandes de sa destinée depuis un petit moment, qui manie avec brio les monologues à coté de la plaque de l'héroïne, ses changements d'humeurs et ses envolées cartoonesques. Mais elle prend tellement de place que parfois les guest peinent à trouver un peu d'épaisseur.

 

cross(très)over


Dans le premier numéro la pauvre Diana Prince met ainsi bien trop de temps avant de débarquer... pour mieux se retrouver à poil et endormie dans la baignoire, tandis que Lantern se fait largement mené par le bout du nez par une Harley Quinn devenue (plus) folle après avoir enfilé un anneau d'un nouveau genre. Tout est prétexte à un one woman show de l'icône devenue plus incontournable encore depuis les jeux vidéos Arkham et le catastrophique Suicide Squad, et les habitués auront sans aucun doute la sensation de retrouver à peu de chose près les péripéties de la série « classique ». Il faut finalement attendre un petit voyage absurde dans une autre temporalité où Quinn se retrouve face à son double dans une version pulp de la Seconde Guerre Mondiale aux coté des Bombshells (Batgirl, Barda ou Catwoman en costume rétro et terriblement sexy), pour que l'opération se décante. Survolté, son face à face avec Adolf Hitler est aussi hilarant que jubilatoire. Et là encore, l'idée de confier chaque chapitre à un ou deux dessinateurs différents, ne prend vraiment son sens que pour les deux derniers épisodes. Soit un trip survival bourrin et cul avec le mâle ultime Lobo illustré par Simon Bisley en personne, troublant d'évidence sauvage ; et un affrontement sur un ring du cosmos avec le superbe Superman, dessiné par le légendaire Neal Adams ! Un pitch invraisemblable parodiant directement l'historique Superman Vs Muhammad Ali crée par Dennis O'Neil et... Neal Adams. Un chapitre ultra-référentiel particulièrement réussi et aux planches absolument sublimes.

Nathanaël Bouton-Drouard


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