GREEN LANTERN REBIRTH T.1: LA LOI DE SINISTRO
Hal Jordan & the Green Lantern Corps Rebirth #1 + Hal Jordan & the Green Lantern Corps #1-7 - Etats-Unis - 2016
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Scenariste : Robert Venditti
Nombre de pages : 192 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 5 janvier 2018
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Sans opposant, le corps de Sinestro impose sa loi aux quatre coins de la galaxie et est à présent dirigé par Soranik Natu, la propre fille de Sinestro. Mais Hal Jordan, qui vient de passer une année en exil, est bien décidé à reprendre les choses en mains et se forge un nouvel anneau afin de rendre la justice à travers la voie lactée.
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In brightest day

Urban Comics continue sa collection Rebirth censée permettre aux nouveaux lecteurs, venus essentiellement du cinéma, de rattraper le train en marche. Souvent boudé en France, la dernier série en date de Green Lantern a d'ailleurs déserté les kiosques chez nous, mais se refait une santé dans sa réédition en volume pour un lancement aussi efficace que spectaculaire.

Pas toujours facile en effet de plonger allègrement et naïvement dans l'univers comics DC. Malgré les films, séries animés et jeux vidéo, tout le monde pense connaitre les personnages, mais souvent leur destinée est si étendue, complexe et alambiquée que les références pèsent rapidement. D'où Rebirth, d'autant plus nécessaire sur un titre comme Green Lantern qui après le long et ambitieux run de Geof Johns avait bien du mal à survivre à son aura et au départ du scénariste, l'éditeur ayant étrangement choisi d'en préserver la trame complète malgré la relance, il y a quelques années, via Renaissance. Hal Jordan (le premier) n'est plus celui qu'il était ? Le Green Lantern Corps a disparu du cosmos laissant la place de policier universel à d'autre couleur ? Sinistro dirige l'univers avec des airs d'Empereur noir ? Des données que le scénariste Robert Venditti ne cache pas, reprend, mais règle sans tour de passe-passe dès les premiers numéros.

 

les goûts et les couleurs...


Un auteur sans doute pas aussi connu que son prédécesseur, mais dont la création du comic Clones (The Surrogates) ou son revamp remarquable de X-O Manowar ont déjà prouvé une certaine intelligence d'écriture. Ses scripts ne révolutionnent jamais le medium en effet, mais souvent concis, précis, sachant mettre l'action et l'énergie en avant, ils emportent le lecteur dans des aventures qui ressemblent de plus en plus à d'authentiques blockbuster. Et c'est l'ambition premier de Hal Jordan & the Green Lantern Corps qui ramène toutes les stars attendues sur le devant de la scène, avec Hal Jordan en super-héros plus puissant que jamais, suivi de près par le tacticien John Stewart, le bourrin Guy Gardner et quelques incarnations plus alien comme Kilowog, pour les lancer à l'assaut du nouvel empire du plus vieil ennemi du Corps : Sinistro le jaune. S'appuyant fermement sur l'incontournable et précis Ethan Van Sciver (Green Lantern Renaissance) en alternance avec un plus fluide mais tout aussi talentueux Rafa Sandoval (X-Men Legacy, X-O Manowar), les huit chapitres regroupés ici ne se perdent jamais dans quelques réflexions complexes, dans une quelconque remise en question de l'ordre établi et de la place idéologique d'une telle police, s'engouffrant joyeusement dans une succession ininterrompue de scènes d'action plus explosives les unes que les autres. Combats dantesques entre possesseurs d'anneaux avec opposition graphiques entre le vert de la volonté et le jaune de la peur, dogfights entre vaisseaux aux design forcément exotiques, le tout se dirigeant vers une confrontation finale entre les deux ennemis de toujours. C'est simple, direct, sensationnel et pas prise de tête. Un divertissement oui, mais généreux.

Nathanaël Bouton-Drouard


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