52 T.3
52 #27-39 - Etats-Unis - 2006/2007
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Bande dessinnée : note
Jaquette de « 52 T.3 »
portoflio
LE PITCH
Charlie et Renee embarquent pour un voyage vers la mystérieuse cité de Nanda Parbat, Ralph Dibny poursuit sa quête, dirigé par le casque de Dr Fate, l'identité de Supernova est révélée, Intergang continue son assaut sur Gotham et les machinations de Lex Luthor et de son projet Everyman provoquent une catastrophe sans précédent.
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The best of thousands worlds

La première moitié des 52 semaines de la série hebdomadaire du même nom est dépassée et les évènements s'accélèrent, les masques tombent, les révélations affluent et sans la sainte trinité (Superman, Wonder Woman et Batman) pour protéger le monde, ce dernier n'a jamais semblé aussi proche de l'explosion.

Comme ils en témoignent en personne dans les différentes pages bonus qui émaillent le recueil, les quatre scénaristes de cette grande œuvre pharaonique, Grant Morrison, Mark Waid, Geoff Johns, Greg Rucka, ont désormais trouvé leur rythme de croisière, s'amusant en fonction des thèmes et des évènements à s'échanger même leurs personnages fétiches. La trame n'en est que plus complexe, plus riche et surtout le puzzle général, marqué par la personnalité de chacun, tourne au modèle en 3D. On reconnait certainement la richesse émotionnelle et la fascination de Greg Rucka pour les figures du polar dans les passages déchirants consacrés à The Question et Renee Montoya, les descentes aux enfers de Mark Waid dans la traversée destructrice de Ralph Dibny (alias Extensiman), l'efficacité musclée de Geoff Johns dès que le terrible Luthor point son nez... Mais comme souvent, c'est la folie pure de Grant Morrison qui prend bien souvent le pas entre les échappées métaphysiques qui transforment le destin des « second couteaux » explorés ici, où les phases les plus grotesques et barrée, que ce soit sur l'île des « mad scientist » ou l'odyssée cosmique improbable d'Adam Strange, Starfire, Animal Man et... Lobo, devenu le grande ordonnateur d'une secte pacifiste. Oui, il fallait oser !

 

la grande bouffe


Auberge espagnole outrageusement bariolée et aux saveurs aussi distinctes que chamarrées (les changements de dessinateur n'y sont pas pour rien), 52 fascine encore et toujours par la faculté qu'à cette série anti-commerciale, de bousculer les attentes du lecteur, alternant les semi-parodies, les chroniques sociales et les concepts SF ambitieux, sans jamais vraiment passer vers l'illustration iconique du super-héros DC. Pire (ou mieux) on y descelle un certains sadisme qui pointe loin du regard solaire de la Justice League, entre corps d'ados costumés qui s'écrasent comme une pluie sur le sol de Metropolis, mutants cannibales, armée alien de morts-vivants et agonie éprouvante de figures historiques de l'éditeur. Bien entendu derrière ce chaos constant d'évènements, ce feuilleton haletant qui semble être la contraction d'une grille des programmes complète, le grand plan commence à poindre son nez derrière cet univers qui tente, difficilement, de se reconstruire. Buster Gold est-il vraiment mort sous le laser destructeur de Skreet ? Black Adam restera-t-il sur le chemin de la rédemption guidée par la douce Isis ? Will Magnus et ses Metalmen peuvent-ils stopper les agissements délirants des scientifiques criminels ? Lex Luthor va-t-il devenir le nouveau Superman ? Des questions, toujours des questions dans ce qui reste l'une des publications les plus épatantes de la BD américaine maistream de ces dernières années. Suite et fin (hallucinante) dans le prochain volume.

Nathanaël Bouton-Drouard


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