DRAGON QUEST – LES HéRITIERS DE L’EMBLèME T.5
Roto no Monshou - Monshou wo Tsugu Monotachi e /ドラゴンクエスト列伝 ロトの紋章~紋章を継ぐ者達へ~ ロトの紋章 紋章 - Japon - 2007
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Dessinateur : Kamui Fujiwara
Nombre de pages : 224 pages
Distributeur : Mana Books
Date de sortie : 7 février 2019
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
Dans un monde vidé de sa magie et en plein chaos, un prince hors-la-loi s’éveille ! À bord du bateau pour le Liamland, Aros et ses compagnons sont attaqués par un énorme dragon. Ils n’ont alors pas d’autre choix que d’accepter l’aide de leurs deux passagers clandestins – bien que ceux-ci aient l’air un peu louche. Quand tous arrivent enfin à destination, de nouvelles révélations bouleversantes les attendent... En parallèle, Isari remonte la trace des artefacts volés pou...
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New Game +

Presque aussi célèbre que les onze chapitres de la saga vidéoludique, les mangas de Dragon Quest poursuivent leur exploration de cet univers d'Heroic Fantasy hors du temps. Avec Les Héritiers de l'emblème, supervisé par le créateur Yuji Horii en personne, l'esprit de la saga est intact.

La France a un lien particulier avec l'univers de Dragon Quest, car là où les jeux sont considérés comme une institution sur l'archipel, célébrés pour leur classicisme éprouvé, ils sont bien souvent observés avec une certaine distance par les joueurs d'ici. Surtout car chez nous la première découverte ne s'est pas faite sur console, mais bien à la télévision par le biais de l'animé Fly, lui-même une adaptation du manga Dragon Quest La Légende de Daï comprenant pas moins de 37 volumes. Un sacré succès dont l'autre grand chapitre, Emblem of Roto était un solide successeur. Suite directe de ce dernier (sans handicaper les nouveaux lecteurs cependant), Les Héritiers de l'emblème est une nouvelle preuve du soin tout particulier apporté à ces extensions en bande dessinée. Il n'est pas question ici d'adapter directement un épisode du jeu, mais bien d'en explorer les différents codes, la vision lumineuse de l'heroic fantasy, le sens de l'aventure et une partie des légendes lointaines. D'où sans doute ce choix un peu lourd de prendre comme principal protagoniste un jeune héros que l'on découvre amnésique et perturbé par des cauchemars annonçant une destinée grandiose. Un passage obligé des RPG nippon des années 80/90, que le scénariste Takashi Umemura (déjà aux commandes d'Emblem of Roto) négocie avec savoir-faire venant rapidement étoffée ce lancement gentillet par une troupe d'acolyte reprenant certes les castes attendues, mais se faisant aussi le reflet d'un angle légèrement plus complexe qu'à l'accoutumée.

 

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Dans Les Héritiers de l'Emblème, pour une raison encore inconnue, la magie a entièrement disparue, et cela s'accompagne d'un ton bien plus dramatique, plus sombre et d'un traitement légèrement plus violant. Un soupçon de Dark Fantasy dans une licence Light Fantasy, la variation s'accueille avec plaisir surtout qu'elle n'abime en rien une quête bourrée d'action, de personnages hauts en couleurs, et de petites notes d'humour. Un peu moins enfantin certes, adolescent presque, Les Héritiers de l'emblèmes reste une valeur sûre pour les fans de Dragon Quest qui s'amuseront certainement de sa construction qui suit pas à pas l'évolution d'un J-RPG entre l'agrandissement progressif de la petites troupe (avec dans ce 5ème volume l'arrivée de deux mercenaires), les quêtes clairement énoncées (retrouver les orbes magiques), les artefacts magiques à collectionner, les boss massifs (un gigantesque dragon échappé de Dragon Ball Z)... mais avec là encore des petites variations puisque Aros et ses compagnons sont considérés par une autre force du bien comme un ennemis à abattre. Un manga porté par un vrai souffle, un rythme efficace et une patte visuelle toujours aussi irrésistible que celle de Kamui Fujiwara, lui aussi déjà présent sur Emblem of Roto et l'inédit Dragon Quest Warriors of Eden, dont le trait ne cesse de s'affirmer avec les années. Certes on retrouve les contours légèrement anguleux et les monstres simiesques d'Akira Toriyama (et même des Ewoks), mais ses illustrations séduisent par leur finesse et leur dynamisme. Encore une jolie réussite à ajouter à la licence Dragon Quest.

Nathanaël Bouton-Drouard


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