NEW JUSTICE T.1 : LA TOTALITé
Justice League #1-9 - Etats-Unis - 2018
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Nombre de pages : 232 pages
Distributeur : Urban Comics
Date de sortie : 29 mars 2019
Bande dessinnée : note
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LE PITCH
J'onn J'onzz, le Limier Martien, est en charge de la toute nouvelle Ligue de Justice : plus qu'une simple équipe, cette Ligue est une véritable armée rassemblant les héros les plus aguerris de la Terre. Mais la formation de cette nouvelle force de défense entraîne la création d'une nouvelle Légion Fatale composée de leurs plus féroces ennemis. Dirigée par Lex Luthor, elle rassemble Sinestro, Cheetah, Black Manta et bien d'autres dont un être démoniaque issu de la dernière bataille ...
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En perte de vitesse depuis le lancement des New 52 et un opus cinéma à coté de la plaque, la Justice League voit le scénariste star de DC, Scott Snyder arrivr à son chevet pour un (énième) relaunch aux faux-airs d'une ancienne série animée, mais qui laisse de coté en cours de route la décontraction de son petit modèle.

S'il ne fait pas l'unanimité, Scott Snyder a cependant des chiffres de ventes qui approuvent ses choix narratifs.Sans compter sur des hordes de fans qui suivent la moindre de ses publications à la page. Incontournable et omnipotent chez DC Comics depuis quelques années et sa reprise en main des aventures de Batman, il a entamé avec Batman Metal une grande saga au travers du multivers et du grand ordre de l'univers DC, entendant bien en secouer les fondements et les marquer de son sceau. Après l'event intermédiaire No Justice, le voici donc qui prend désormais les brides de la série phare Justice League, à nouveau relancée au premier numéro, et dont il fait un nouveau véhicule pour son grand plan. Difficile pour ceux qui n'ont pas lu les séries précitées de retrouver ses marques ici puisque dès les premières pages, et malgré une petite tentative de résumé expéditif, le récit embraye sur leurs conséquences directes soit une brèche à travers le mur de la réalité, des puissances incommensurables qui dirige l'univers vers sa fin, le tout bardés dans des dialogues souvent sibyllins multipliant les mystères et les références obscures. On ne peut pas dire que Snyder fasse une nouvelle fois dans la simplicité.

 

death & rebirth


La Totalité
est d'ailleurs un story-arc une fois encore des plus ambitieux, tournant régulièrement son orientation vers la réflexion métaphysique (essentiellement autour de l'ordre et du bien) et questionnant par là même ce qui fait l'essence de la fameuse équipe : cette foi qui anime ses membres et les lie les uns avec les autres. Mais l'album n'échappe pas aux travers habituels de Snyder qui alourdit constamment sa narration par des échanges verbeux et pesants, gâchant au passage ses petites notes d'humour réussies, et rejoue une nouvelle fois le coup des « artefacts » puissant et dissimulés sur notre terre depuis ses origines. Des MacGuffin cosmiques déjà à l'œuvre (ou tout comme) dans Batman Metal avec un intérêt tout aussi peu convaincant. Pourtant la réunification d'une Justice League formée par un cœur historique avec les retours de Martian Manhunter et Hawkirl fonctionne à merveille, tout autant d'ailleurs que la revanche d'un Lex Luthor plus machiavélique que jamais et qui a réunie autour de une nouvelle Legion of Doom particulièrement violente. Un casting de rêve en somme dont on finit par se désintéresser des motivations inutilement peu claires, préférant profiter d'un spectacle visuel indéniablement spectaculaire. L'alternance entre les quatre artistes présents ici se fait sans rupture de ton, mais avec des petites variations où chacun apporte sa pierre à l'édifice, donnant plus d'humanité aux instants calmes pour Doug Manhke et Mikel Janin, un soupçon de décontraction pulp avec Jorge Jimenez et une énergie imposante et dynamique avec Jim Cheung.

Présenté au départ comme un retour aux sources des grandes heures de la Justice League, ce démarrage de New Justice est clairement handicapé par l'omniprésence des précédentes créations de Scott Snyder... Un gigantesque blockbuster, graphiquement réjouissant, auquel il manque une certaine simplicité.

Nathanaël Bouton-Drouard


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