THE SPIDER KING
The Spider King #1-4, The Spider King : Frostbite - Etats-Unis - 2018 / 2019
Image de « The Spider King »
Dessinateur : Simone d’Armini
Scenariste : Josh Vann
Nombre de pages : 192 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 12 février 2020
Bande dessinnée : note
Jaquette de « The Spider King »
portoflio
LE PITCH
Scandinavie, 956 après JC. Les membres du clan Laxdale sont des vikings comme les autres. Ils aiment ripailler, chasser et boire. Mais par-dessus tout, ils aiment se battre. Ça tombe bien puisqu’alors qu’une flotte de vaisseaux extraterrestres s’écrase chez eux, nos héros vikings vont devoir s’improviser dernier rempart de l’Humanité face à un brutal chef de guerre intergalactique... Par Odin, enfin un défi à leur mesure !
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le mal tombé du ciel

Grindhouse, la nouvelle collection pleine de Bis de Glénat propose désormais, dans un très beau volume intégrale plein de petits bonus, la mini-série The Spider King. Un blockbuster dessiné qui rappelle inévitablement par son pitch un certain Cowboy & Aliens.... La BD, pas le film.

D'ailleurs la ressemblance avec le succès mésestimé de Cowboy & Aliens, totalement anéantis dans les mémoires par la médiocrité de son adaptation ciné, ne s'arrête pas à sa confrontation entre des envahisseurs venus de l'espace et quelques guerriers locaux, mais se trouve aussi dans les origines du projet. Le premier avait trouvé une maison d'accueil chez un tout petit éditeur indépendant, le second a dû en passer par la désormais traditionnelle campagne participative de Kickstarter avant qu'IDW n'y trouve un intérêt. Il faut dire qu'en dehors de quelques BD numériques, des couvertures épisodiques et autres promotions sur le net Josh Vann et Simone d'Armini n'ont pas vraiment une grande carrière dans la BD américaine. La mini-série n'a cependant rien de la création amateur, ce serait même plutôt l'inverse. Les planches punchy et incroyablement énergiques de l'illustratrice marquent immédiatement le coup avec ses excès cartoony plutôt fun auxquels sont associés une certaine masse, une matière et une lourdeur qui correspond parfaitement à son univers, celui des fiers et violents vikings.

 

loki soit loué


Un peuple qui a le vent en poupe depuis quelques années grâces à des titres comme Northlanders ou la série TV Vikings, mais qui trouve ici un écho mythologique et fantaisiste plus proche du classique de Richard Flesher. De la référence qui claque aux milieux desquels le terrible Spider King, alien arachnide et parasite échappé d'un crash d'un vaisseau prison, vient faire le ménage, transformant les anciens clans ennemis en armée de zombies bouffis. The Spider King se veut une BD d'action fantastique efficace et spectaculaire, multipliant rapidement les instants gentiment horrifiques et les batailles improbable dans lesquels la petite troupe de héros s'approprie des armes puissantes venues du futur. Entre la colorisation électrique et le découpage musclé, le pari est parfaitement réussi. Mais le charme de la BD provient aussi certainement de sa capacité à imposer rapidement une petite troupe d'anti-héros particulièrement attachante : Un vétéran au bras arraché remplacé par une armature robotisé (avec lasers!), un chef de clan baraqué mais qui n'aspire qu'à la paix, une princesse athlétique qui ne supporte plus d'être laissé au salon de couture, une gamine qui passait par là, un petit gris totalement dépassé par la situation et qui peine à se faire comprendre et un vieux canasson métamorphosé en destriers de guerre géant comme un certain Kringer. Éclectique pour le moins, et souvent assez rafraîchissant dans sa réaction face à ce space-opera épique. Comme son pendant se déroulant sur le continent américain quelques siècles plus tard, The Spider King a clairement toutes les qualités pour faire un excellent film popcorn.

Nathanaël Bouton-Drouard


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