ALIAS SAISON 2
Alias Season 2 - Etats-Unis - 2002
Image de « Alias Saison 2 »
Musique : Michael Giacchino
Durée : 62 minutes
Nombre de pistes : 23
Distributeur : Varèse Sarabande
Bande originale : note
Jaquette de « Alias Saison 2 »
site officiel
LE PITCH
Pour la seconde saison d'Alias, Michael Giacchino développe les thèmes exposés en 2001 et s'approche peu à peu d'une grammaire purement orchestrale.
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Sur les traces de Herrmann

Sans s'être réellement fait attendre, la bande originale de la première saison d'Alias avait révélé le talent de Michael Giacchino dans les compositions électro-acoustiques et les rythmiques expérimentales. Avec une facilité déconcertante, le bougre allait tenir via cette Saison 2 la dragée haute face à des oeuvres de cinéma bien plus onéreuses, Matrix Reloaded / Revolutions de Don Davis en tête.

 

Exposant une thématique simple et précise (notamment le leitmotiv de Sidney, taillé vigoureusement dans quatre petites notes), le score de la Saison 1 se parait avant tout de textures riches et variées, reflétant les identités multiples de l'héroïne et les contextes culturels de ses aventures. Au trois quarts de la saison toutefois, un glissement stylistique s'opérait subrepticement, en filigrane des sonorités techno et des samples, débouchant sur un hommage mémorable aux discographies de Lalo Schiffrin et de John Barry. C'est précisément cette ambition qui ouvre la partition de la Saison 2, les envolées cuivrées "à la Bond" annonçant clairement la tournure que prendra, une année plus tard, le score exclusivement orchestral des Indestructibles. Les premières notes ne trompent pas : Giacchino aspire désormais à un traitement avant tout symphonique, s'attarde avec une implication accrue sur les variations thématiques (les relations père / fille, le thème onirique de la mère, le leitmotiv amplifié de Sydney, la love story avec Vaughn) et bâtit en premier lieu ses rythmiques sur de somptueux rouleaux de cordes. 

 

Glissement de terrain

 

Le résultat ne se fait guère attendre : bien qu'indissociable de la saison originale car pensé dès l'écriture, l'accompagnement électro perd ici de son utilité au fil du disque, et les inévitables touches de folklore tournent progressivement à l'accessoire. Seuls deux morceaux s'inscrivent ainsi dans un vocabulaire réellement techno, et aucun d'eux ne retrouvera le pouvoir d'évocation du Spanish Heist de la première année. Déjà un brin éclipsées par quelques pistes d'anthologie (l'entêtant, voire l'épique Syd's Best Alias Yet), ces composantes finiront logiquement par s'évanouir lors du climax, véritable morceau de bravoure intégralement pris en charge par l'orchestre, et tout droit hérité de Bernard Herrmann. Du quasiment inédit à la télévision, qui aboutira en troisième saison à une partition historique. Serait-ce trop demander que Varèse Sarabande pense un jour à l'éditer, ainsi, pendant qu'on y est, que les deux suivantes ?

Alexandre Poncet


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01 - Main Title
02 - On the Train
03 - Moter of a Mother
04 - Rabat
05 - Over the Edge
06 - Emily's Eulogy
07 - Fond Memories
08 - Post A-Mortem
09 - Syd's Best Alias Yet
10 - Going Down ?
11 - Sydney Implores Dixon
12 - Aftermath Class

13 - Sarkavator
14 - I'm so Promoted
15 - I'm so Screwed
16 - I'm so Devoted
17 - Inferno
18 - Do I Have To Do Another Eulogy ?
19 - Something Fihy
20 - Sloan's Revelation
21 - Hitting the Fan
22 - Balboa and Clubber
23 - Almost Two Years

 
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