MEN IN BLACK 3
MIB 3 - Etats-Unis - 2012
Image de « Men in Black 3 »
Musique : Danny Elfman
Durée : 53 minutes
Nombre de pistes : 22
Distributeur : Sony Classical
Bande originale : note
Jaquette de « Men in Black 3 »
LE PITCH
L'agent J remonte le temps jusqu'en 1969 pour sauver la vie de son partenaire, l'agent K...
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Danny's Digest

Les oiseaux de mauvaise augure qui prédisaient l'essoufflement de Danny Elfman au début des années 2000 seront sans doute les premiers surpris face à l'indéboulonnable hyperactivité du compositeur d'Edward aux mains d'argent.

 

Plus étonnante encore s'avèrent être la fraîcheur, la candeur qui se dégagent de la partition de Men in Black 3, seconde des trois livrées par Elfman pour cette année 2012, après Dark Shadows et avant Frankenweenie. Plus encore que le très gothique soap opera de Tim Burton, MIB3 porte haut l'étendard d'Elfman, le score s'apparentant presque à un medley stylistique de son oeuvre. Des guitares de l'ouverture lunaire (Midnight Run, The Kingdom) aux ostinatos de cordes (le premier Men in Black, Mars Attacks !), des percussions expérimentales (Batman le défi, La Planète des singes) aux accents de cuivres (Spider-Man), des cordes disonnantes (Fantômes contre fantômes) aux harpes éthérées (Edward aux mains d'argent), en passant bien sûr par les envolées chorales les plus décomplexées (Edward, Batman le défi, Le Petit Monde de Charlotte), tout sonne ici familier. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'Elfman se soit reposé sur ses lauriers.

 

Back to the 90's

 

Véritable démonstration de force, à la fois en termes d'inventivité orchestrale (les mélodies, motifs et contrepoints ne cessent de se balader dans l'orchestre, chaque morceau se renouvellant constamment d'une mesure sur l'autre) et de maîtrise thématique (l'arrivée des leitmotivs est d'une fluidité folle, et la partition raconte une histoire claire et intelligible), Men in Black 3 est un régal de chaque minute, dont le moindre des mérites n'est pas de ressusciter un pattern de cordes qu'Elfman lui-même avait cruellement malmené avec l'horrible score du second opus. De l'entêtement de Big Trouble au rythme endiablé de Time Jump (ponctué par des solos de cuivres franchement surprenants), des cordes hermanniennes de Forget Me Not aux flûtes sixties de True Story, en passant par la progressive décharge d'adrénaline de The Mission Begins (du pur Bernard Herrmann, une fois encore), difficile de sélectionner le morceau le plus abouti. Plus encore qu'au premier épisode de la saga, on se croirait revenu au coeur des années 90, lorsqu'Elfman enchaînait des BO instantanément cultes pour Tim Burton, Warren Beatty ou Sam Raimi. De quoi espérer que ses prochaines retrouvailles avec le réalisateur de Darkman, à l'occasion de la suite du Magicien d'Oz, fasse des étincelles...

Alexandre Poncet



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1 Men In Black 3 - Main Titles 5:54
2 Spiky Bulba 2:17
3 The Set Up 3:35
4 Headquarters 2:00
5 Regret 3:03
6 Wrong 1:02
7 Not Funny 1:48
8 Big Trouble 1:14
9 Out On A Limb 2:00
10 Time Jump 1:14
11 Bad Fortune 1:14

12 Forget Me Not 1:28
13 Into The Past 1:37
14 Griffin Steps Up 1:41
15 True Story 0:41
16 The Prize-Monocycles 3:56
17 Boris Meets Boris 1:26
18 Under The Bridge 5:51
19 The Mission Begins 5:27
20 Mission Accomplished 3:07
21 A Close One 1:33
22 Men In Black 3 - Main Titles Revisited 1:33

 
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