LES VIERGES DE SATAN
The Devil Rides Out Original Score - Angleterre - 1968
Image de « Les Vierges de Satan  »
Musique : James Bernard
Durée : 61 minutes
Nombre de pistes : 28
Distributeur : Silva America
Bande originale : note
Jaquette de « Les Vierges de Satan  »
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LE PITCH
En Angleterre, une mystérieuse confrérie abrite en son sein des adorateurs de Satan. Le Duc de Richleau parvient à soustraire des griffes des adeptes son protégé, Simon. Mais le grand maître de cette secte satanique est déterminé à sacrifier la nièce du Duc. Pour la sauver, ce dernier va devoir affronter le sorcier sur son propre terrain : celui des rituels magiques. Une terrible bataille s'engage...
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Valse avec le diable

Il fut un temps où l'épouvante avait quelque chose de particulièrement élégant. Les vampires étaient encore virils, les monstres abominables avaient quelque chose de touchant, et les fous restaient dignes malgré leur trépas. Aujourd'hui, les vampires sont devenus émos, les tueurs de slasher movies paraissent désespérément creux et les jeunes protagonistes sont davantage malmenés par leurs hormones que par leur instinct de survie. C'est pour cela qu'il est toujours agréable de se replonger dans une époque qui traitait ses sujets avec sérieux, plutôt que d'essayer de séduire le con-sommateur en agitant gonzesses à poil et scénarios pourris.

 

Aujourd'hui, on peut se targuer de vivre à une époque où l'horreur a écumé tous les registres et par conséquent, s'est revêtue d'à peu près tous les styles musicaux possibles. Du rock adolescent à l'expérimental inaudible et insupportable pour les films les plus poussifs, en passant par le néoclassique comme pour l'inoubliable Candyman, l'épouvante est passée par tous les styles. A la fin des années 60, avant l'arrivée des Jason Voorhees, des Michael Myers et autres Freddy Krueger qui allaient signer le renouveau du cinéma d'horreur, les histoires les plus sulfureuses mêlant satanisme et magie noire jouissaient encore d'un traitement esthétique et musical à la sobriété  intemporelle. La bande originale du Devil Rides Out accuse le poids des années par son côté pompeux, mais la magie reste intacte. Le travail de composition de James Bernard associé à la majesté de l'orchestre philarmonique de Prague appose le sceau de la séduction et de l'élégance sur l'œuvre de Terence Fisher, via des pièces sublimes comme le doux-amer thème des crédits. Quels films d'épouvante peuvent prétendre aujourd'hui jouirent d'un accompagnement musical aussi touchant, aussi flamboyant ? Et de manière plus générale, existe-t-il encore à notre époque des longs métrages sachant mêler avec autant de brio, le romantisme et le frisson ?

 

C'est dans les vieux pots...

 

Car le frisson n'est pas en reste. La grandiloquence de l'orchestre philarmonique n'oublie pas son rôle principal, celui de déstabiliser, de secouer le spectateur par des rythmes changeants, percutants, couplés à des mélodies en montagnes russes, quand il ne s'agit pas simplement d'installer une ambiance inconfortable, à l'aide d'un violon trop lunatique pour être innocent. Le Diable de Terence Fisher cherche à nous bousculer, à nous faire tomber sous ses coups, à nous faire abandonner via son impressionnante prestance et l'odeur de souffre qui se dégage de lui. Si bien évidemment la bande originale de The Devil Rides Out ne constitue pas en soi une expérience aussi singulière et inoubliable que le film en lui même, son écoute religieuse (car c'est comme cela qu'elle doit se savourer) suffit à nous transporter dans de séduisantes contrées, où le démon sait se montrer charmeur. Tantôt joueur, tantôt bourreau, James Bernard signe l'un de ses meilleurs travaux et une bande originale de choix tant pour les collectionneurs que pour les nostalgiques d'une époque que l'on ne devrait pas oublier. Evidemment, pour les néophytes jurant davantage par Scream que par Frankenstein, la sauce prendra plus difficilement. 

Rémi Lopez






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1.Opening Credits [1:43]

2.Concerned Friends [0:29]
3.Investigating The Observatory [1:10]

4.Hidden Sacrifice (0:21)

5.Protecting Simon (2:08)

6.Balance of Power (1:08)

7.The Duc and Rex Follow Simon (2:57)

8.Uninited Guests (1:27)

9.The Spirit in the Observatory (1:36)

10.The Eve of Mayday (0:36)

11.Mocala's Presence (0:25)

12.Pursuing Tanith (3:00)

13. The Baptism Begins (2:18)

 

14.Orgy of Devil [2:02]

15.'The Goat of Mendes - The Devil Himself' [2:09]

16.Rescuring Simon and Tanith [0:48]

17. Mocala Visits The Eatons [0:31]

18.Tanith Controls Rex/Inside The Circle [3:01]

19.Visions of Terror [5:16]

20.The Angle of Death [3:31]

21.The Battle if Lost [1:24]

22.The Power if Mocata [0:31]

23.The Unstained Child [5:43]

24.Finale and End Credits [2:42]

25.Shot 130 - Take 6 (Bonus Track) [1:51]

26.Wildtrack B - Take 2 (Bonus Track) [1:28]

27.The Spirit in The Observatory - Alternate Version (Bonus Track) [13:01]

28.Christopher Lee talks to Marcus Hearn about "The Devil Rides Out" (11:25)xte supplementaire de l'article

 
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