LA PLANèTE BLANCHE
France - 2006
Image de « La Planète blanche »
Musique : Bruno Coulais
Durée : 45 minutes
Nombre de pistes : 20
Distributeur : Naïve
Bande originale : note
Jaquette de « La Planète blanche »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Du coeur de l'hiver au retour triomphal du soleil, un grand opéra sauvage sur le toit du monde, dans une nature immense et vierge où l'homme n'a pas sa place... La planète blanche ! Théâtre de luttes sans merci pour survivre.
Partagez sur :
Il était une fois la vie

Célébré par le grand public pour son exceptionnelle partition des Choristes (qui ne s'arrête guère, on l'oublie trop souvent, à ses quelques morceaux chantés), adulé par les fans de cinéma de genre pour le score crépusculaire des Rivières pourpres (la plus belle partition de thriller jamais écrite en France ?), Bruno Coulais est aussi, et surtout, un brillant illustrateur de documentaires. Sans rien enlever à ses réussites évoquées plus haut, c'est d'ailleurs précisément dans ce genre qu'il semble s'épanouir le mieux, ses ambitions symphoniques flirtant sans la moindre retenue avec des expérimentations instrumentales ou vocales, souvent bien difficiles à appliquer à un registre de fiction.

 

Partition libre

 

On pourrait hâtivement taxer l'attirance de l'artiste pour le format documentaire de démarche égocentrique, la musique y gagnant un statut de personnage à part entière, de commentateur omniscient. Mais Coulais se moque bien de la gloire. Sa musique est plutôt une quête perpétuelle, obsessionnelle. Une quête d'émotions, de sensations. Souvent labellisé "musique du monde", La Planète blanche n'a pourtant rien d'une oeuvre éthnique au sens où ses inspirations, ses influences, ses couleurs et textures échappent à une culture spécifique, immuable. Coulais est un compositeur libre, et c'est ce qui fait sa force. Fresque musicale à la puissance d'évocation rare, La Planète blanche mêle piano gracile et percussions primales, grand ensemble de cordes et cors exotiques, guitares, basses et chants à connotation religieuse, flûtes et choeurs d'enfants (dans l'esprit, L'Espoir de l'ours n'est pas sans rappeler la fanfare finale de Genesis)... Plus qu'une illustration menottée de l'image, Coulais cherche à créer la vie dans l'orchestre, de la manière la moins stéréotypée qui soit. Si le disque remporte son pari haut la main, certains morceaux tendent vers le génie pur (La Migration des caribous, Le Repas des ours, Générique de fin), dont le poids émotionnel ne dépend pas nécessairement du long-métrage qu'ils accompagnent.

Alexandre Poncet

Partagez sur :
 

01 - L'Espoir de l'ours
02 - La Naissance des Oursons
03 - La Planète blanche
04 - Baleines boréales
05 - Le Zoo plancton
06 - Le Festin des baleines
07 - La Sortie des ours
08 - La Migration des caribous
09 - La Famille des ours
10 - Le Phoque capuchon

11 - Coups d'ailes sous la mer
12 - La Pieuvre
13 - Le Combat des boeufs musqués
14 - La Séparation des ours
15 - Le Voyage des caribous
16 - La Fin de l'été
17 - La Chasse de l'ours
18 - Alerte
19 - Le Repas des ours
20 - Générique de fin

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021