STAR TREK NEMESIS
USA - 2002
Image de « Star Trek Nemesis »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : Stuart Baird
Musique : Jerry Goldsmith
Durée : 116 minutes
Distributeur : Universal Pictures
Date de sortie : 12 mars 2003
Film : note
Jaquette de « Star Trek Nemesis »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Les Romuliens sont depuis longtemps les ennemis de la Fédération. Mais l’Enterprise vient tout juste de recevoir l’ordre de se rendre sur la planète Romulus suite à une invitation de paix de la part de ses habitants. Avec méfiance, l’équipe du Capitaine Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) se téléporter sur place pour découvrir que désormais la planète est régit par un clone, plus jeune, du capitaine…
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Ennemi intérieur

Ceux qui pensaient l'univers de Gene Roddenberry bel et bien mort après la fin des deux dernières séries semblent s'être trompés. Alors que Enterprise aura encontré des fans toujours aussi fébriles, l'équipe de Next Generation reprend au début des années 2000 le chemin de l'aventure pour un baroud d'honneur expéditif. Un dixième film annoncé comme le chant du cygne... Ils ne croyaient pas si bien dire.

Lorsque sort Nemesis, les écrans de cinéma n'avaient pas vu passer l'Enterprise et son équipage depuis plus de quatre ans. Depuis l'Insurrection de Jonathan Frakes plus précisément, suite auquel deux séries (Deep Space Nine et Voyager) avaient été évincées de la petite lucarne. On en avait toutefois vu naître une nouvelle, retraçant les premières aventures du vaisseau : Enterprise. Les fans prenaient leur mal en patience, et l'annonce qui figurait que Nemesis serait sûrement le dernier film utilisant l'équipage de la série Next Generation fit son effet. Cela faisait bien longtemps qu'un film Star Trek n'avait suscité autant d'intérêt. Pour marquer le coup, le producteur Rick Berman, qui s'occupe de la licence depuis 1986, choisit de mettre au scénario et à la réalisation des non-habitués de l'univers. Ainsi Stuard Baird, qui fut l'un des meilleurs monteurs d'Hollywood (Tommy, Superman, La Malédiction) et qui avait entamé depuis quelque temps un suicide artistique en tant que réalisateur (Ultime Décision, US Marshall), se devait de placer la barre très haut et aborder cet opus sous l'angle de l'action.


Data out !

Etrangement, de toute la série, il s'agit sans doute ici du film le plus ennuyeux. A trop vouloir en faire, il semblerait que tout le monde soit passé à côté de l'essentiel. Ainsi John Logan, qui se présente fièrement comme l'un des plus grand fans de la saga, accumule les clins d'œil et allusions aux fans (ce qui rend le film particulièrement hermétique pour les non-initiés), mais dans le même temps transforme ce qui est logiquement une série diplomatique et philosophique en une masse poisseuse de bons sentiments et de dialogues pseudo-scientifiques (faux en plus), arrosés au parfum de roses. Le réalisateur, manifestement empêtré dans ces discussions interminables, semble se désintéresser de l'ensemble et nous livre des cadrages sans aucune imagination et des séquences sans réel aboutissement. Barbant ! Le monteur Dallas Puett, fier de son expérience sur Tomb Raider, tente de rattraper les défauts évidents en insérant des plans sans aucun sens en termes de grammaire cinématographique. Reste tout de même que les " trekkies " retrouveront là leurs personnages vieillissants (pas loin de la retraite), heureux d'être à nouveau rassemblés (en particulier pour un mariage), mais malheureusement inconscients du sort qu'on leur réserve. Star Trek Nemesis ne pouvait décemment pas être le dernier film de l'une des plus grandes sagas spatiales...
Nathanaël Bouton-Drouard






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