LE DERNIER MAîTRE DE L’AIR
The Last Airbender - Etats-Unis - 2010
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Genre : Fantastique
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Durée : 109 minutes
Distributeur : Paramount Pictures France
Date de sortie : 28 juillet 2010
Film : note
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LE PITCH
Air, Eau, Terre, Feu : l'équilibre du monde bascule par une guerre sauvage engagée depuis un siècle déjà par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu’il est le nouvel Avatar, seul être capable de maîtriser les quatre éléments. Il s’allie à Katara, un Maître de l’Eau, et à son frère aîné Sokka, afin de stopper la Nation du Feu avant qu'il ne soit trop tard...
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Le 5ème élément

Méchamment brancardé par la critique américaine et des spectateur l'annonçant comme l'un des pires films de ces dernières années, Le Dernier Maitre de l'air a largement de quoi faire flipper les curieux, déjà bien fatigués par la vague de fantastique enfantin entamée par les adaptations d'Harry Potter. Mais une fois le long-métrage visionné, impossible de comprendre une telle rage.

 

Alors que tout le monde attend impatiemment un Incassable 2 (toujours plus ou moins en projet), ou en tout cas son grand retour avec un film de premier ordre, M. Night Shyamalan, en disgrâce après son laborieux Phénomènes, a surpris son monde en annonçant son adaptation de la série animée Avatar (rien à voir avec le film de Cameron). Soit-disant motivé par la passion de ses enfants pour la création de Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko, mais sans doute plus par la possibilité de s'offrir un nouveau succès commercial bien des années après Le Sixième Sens, le réalisateur délaisse donc sa mise en scène rigide et précieuse, pour se lancer dans un grand divertissement familial. Un changement total de terrain et d'univers, qui justement oblige le créateur de La Jeune Fille de l'eau ou Signes à dynamiser sa grammaire et festoyer joyeusement avec les effets spéciaux d'ILM. Heureusement, il ne manque jamais de talent et outre une direction artistique ravissante, nous livre de superbes décors orientalisants et quelques plans épiques parfaitement efficaces (l'invasion militaire de la Nation du feu). Mais ce sont surtout les séquences mêlant arts-martiaux et magie élémentaire qui marquent le plus.

 

suivez la flèche


Embrassant avec naturel l'essence même des films d'arts martiaux chinois, ces passages réjouissants suivent avec une fluidité aérienne les mouvements amples des différents combattants, faisant apparaître leur différents pouvoirs comme un simple prolongement des différents katas, et surtout utilisant à bon escient les différents éléments du décor à la manière des anciennes productions hongkongaises. Un respect et une compréhension que l'on a rarement pu observer dans un film américain, qui culmine en un plan-séquence magistral lors du premier réveil de la rébellion, des ralentis jamais pesants et surtout un final d'une intensité dramatique digne de la séquence centrale du Village. Le Dernier Maître de l'air en met plein les yeux et épanche une poésie visuelle malheureusement parfois égratignée par des raccourcis scénaristiques un peu abrupts et un jeu d'acteurs pas toujours des plus subtils. Mais malgré ses hésitations textuelles, les particularités de la série originale restent intactes : quête mystique, absence intelligente de manichéisme, universalité... Un joli spectacle qui ne cultive pas l'infantilisme, c'est déjà un signe de très bonne santé.

Nathanaël Bouton-Drouard






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