L'ÉTRANGE FESTIVAL 2019
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La Jeunesse c'est dans la tête

Un quart de siècle ! Voilà un quart de siècle que l'équipe de l'Étrange Festival propose, inlassablement et avec toujours autant de passion, une sélection variée et éclectique de films étranges, décalés, barrés, pour attaquer la rentrée de bon pied, en passant des plages aux salles de ciné.

Vingt-cinq ans que, contre vents et marées (et notamment un sandwich violent entre la Mostra de Venise et le festival du film de Toronto), ils se démènent pour découvrir et proposer des pépites inédites, des avant-premières, des exclusivités, mais aussi des classiques ou des incontournables oubliés, sans oublier de mettre en avant les artistes, avec une foule de créateurs invités pour présenter leurs films, ou pour profiter de cartes blanches.
Partons donc pour un tour d'horizon de cette édition très spéciale... l'âge de la maturité ?

Commençons par une fois de plus saluer l'équipe de l'Étrange, ultra présente et réactive, et par noter une réorganisation au niveau des files d'attente du Forum des images qui a permis un gain de fluidité dans les queues pour acheter ses places... Et même si cela reste clairement agaçant d'être coincé derrière quelqu'un qui met vingt minutes à choisir les cinq films qu'il veut voir en demandant son avis au caissier pour chaque film, reconnaissons que cela fait aussi partie du folklore de l'événement, et qu'on serait presque déçu si ça n'arrivait pas au moins une fois !
Un petit regret, cependant : contrairement aux séances des années passées qui étaient pratiquement toutes introduites par un membre de l'équipe de l'Étrange avec énormément d'érudition, apportant un regard pointu permettant de se préparer à plonger dans le film, et contribuant clairement à l'ambiance globale de l'événement, pas mal de séances se sont retrouvées à ne pas bénéficier de présentation. Dommage, même si cela n'empêchait heureusement en rien de profiter des films !

 

happy birthday


Qui dit quart de siècle, dit nécessité de marquer le coup, et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'Étrange n'a pas fait les choses à moitié. Tout d'abord en proposant une carte blanche bien particulière : 25 personnalités, des profils variés, allant de Michael Moorcock à Mathieu Kassovitz, en passant par Clotilde Couraux, Warren Ellis (le musicien australien, pas l'auteur de comics) ou encore Sylvie Denis, ont chacune proposé un film pour proposer un kaléidoscope extrêmement varié de sensibilités, de personnalités, d'histoires personnelles à travers l'expérience du rapport à ce choix, pour une proposition surprenante entremêlant grands classiques et raretés à découvrir. Une très belle initiative, qui va comme toujours dans le sens du festival de proposer un éclectisme rare, et des choix personnels forts et toujours intéressants. Toujours dans le domaine des cartes blanches, Jean-Pierre Dionnet a eu la possibilité de proposer cinq titres, et d'ainsi réparer une relative étrangeté, lui qui n'avait encore jamais participé à l'Étrange Festival de cette manière.

Qui dit Étrange Festival dit également évidemment Alejandro Jodorowsky, figure attachée depuis si longtemps à l'événement. Toujours fringant, l'artiste est venu dans le cadre d'une séance très spéciale fêter ses 90 ans en présentant une version récemment remontée de son Voleur d'arc-en-ciel, accompagnée d'une longue intervention - aussi mystique qu'on pouvait l'espérer ! - d'un inépuisable créatif. On pouvait également retrouver une projection de Sante Sangre, un des nombreux classiques de Jodorowsky, au sein d'un très troublant Focus Scala Cinema.

On rajoute une très belle sélection de pépites (notamment le très rare La Chute d'un corps, de Michel Polac, aussi troublant qu'il était difficile à voir avant cette projection) ; une très riche sélection de documentaires, qui proposent surtout une rare variété (on passe d'un documentaire sur le Temple satanique, Hail Satan?, à un autre sur le cinéma d'action HK, Iron Fists and Kung Fu Kicks, et en traitant au passage d'une biographie, avec Blood & Flesh: the Reel Life & Ghaslty Death of Al Adamson) : de quoi apprendre un paquet de choses, et ressortir aussi avec le cerveau pas mal à l'envers.
Et, évidemment, l'Étrange Festival est l'occasion de découvrir une sélection de films plus récents, en compétition, dans une sélection "nouveaux talents", ou encore dans la section Mondovision, correspondant à une section hors compétition.

Côté nouveaux talents, l'événement est clairement venu de Blood Machines, le moyen-métrage de SF complètement dingue de Seth Ickerman (duo de créateurs français adeptes de la débrouille), capables de proposer des visions de science-fiction assez hallucinées pour des budgets clairement très loin des blockbusters US du genre. La facette visuelle est un peu éreintante : ça pète de couleurs dans tous les sens, et si le faible budget se ressent dans la texture graphique, les deux créatifs ont eu l'excellente idée d'en jouer, et de créer une cohérence à leur univers par ce biais, retournant la situation à leur avantage. On peut cependant légèrement regretter la faiblesse scénaristique (ça fait très délire d'étudiants en cinéma), tout en se demandant si s'abandonner complètement à quelque chose de sensoriel et encore moins narratif aurait pu être une solution pertinente, ou bien si cela aurait au final plus nui au projet déjà bien barré. Quoi qu'il en soit, la salle était comble, et on ne peut qu'attendre d'en voir plus de la part de ce duo décidé, qui a toujours en tête de finaliser un de leurs vieux projets, simplement intitulé... Seth Ickerman.
Aragne: Sign of Vermillion, self-made film d'animation de Saku Sakomoto, avait beau être attendu, il a pour le coup encore plus perdu ses spectateurs, à cause notamment de choix esthétiques étranges, notamment via l'utilisation de passages visuellement non finalisés.

De son côté, Greener Grass, du très énergique duo de réalisatrices et actrices Jocelyn DeBoer et Dawn Luebbe, apportait un petit vent de fraîcheur sympathique avec leur vision très décalée de la banlieue pavillonnaire, mais, leur film étant une extension d'un court-métrage, l'ensemble s'essoufflait malheureusement un peu rapidement. Même profil avec Alice Waddington, réalisatrice espagnole qui proposait son premier long, Paradise Hills, avec Emma Roberts dans une étrange école formant des jeunes femmes à se conformer à ce qu'on attend d'elles : une énergie rafraîchissante, et clairement la marque d'une jeune génération à suivre, avec un univers visuel absolument dingue, mais malheureusement légèrement sous-exploité par un scénario qui peinait à trouver son second souffle passé la phase où le mystère s'impose au spectateur dans toute son étrangeté.
Enfin, toujours avec un goût pour une esthétique très travaillée, le Cannois Little Joe, était aussi troublant que son pitch le laisse entendre.

 

des quatre coins de l'univers


Au niveau de la sélection Mondovision, deux titres étaient particulièrement attendus : Adoration, de Fabrice du Welz, et The Lighthouse, nouveau film de Robert Eggers, à l'origine de The Witch. Le premier proposait une histoire d'amour adolescente particulièrement troublante, avec deux jeunes acteurs extrêmement talentueux (Fantine Harduin & Thomas Gloria), et une ambiance très bien posée, entre poésie et folie. Le second est une descente dans la folie de deux gardiens de phare incarnés par Robert Pattinson (qui confirme définitivement qu'il a su se sortir de la gangue Twilight) et le toujours excellent Willem Dafoe ; c'est visuellement complètement dingue, avec un noir et blanc sublime et un cadrage très surprenant (l'image est au format presque carré), même si c'est pour le coup à la limite de l'expérimental, et que ça risque de rester plus hermétique que son premier film.

Comme souvent, le Japon se retrouvait également à l'honneur, avec deux films japonais, et le dernier long de Werner Herzog tourné là-bas. Les deux films japonais étaient tous deux tirés d'œuvres littéraires, et avaient le même souci, du haut de leurs deux heures, de durer une vingtaine de minutes de trop. Diner, de Mika Minagawa, artiste photographe ayant notamment réalisé Sakuran, retrouve Anna Tsuchiya dans une adaptation de roman mettant en scène un restaurant réservé aux tueurs et tenu par un tueur-cuisinier incarné par Tatsuya Fujiwara ; si l'ensemble était visuellement très impressionnant au niveau de sa direction artistique, le concept se retrouvait au final pas assez exploité, créant une légère frustration par rapport à ce que ça aurait pu être. The Fable, de Kan Eguchi, de son côté adapté d'un manga fleuve, partait aussi sur un pitch assez perché : un tueur quasiment invincible doit se mettre au vert et ne pas tuer pendant un an, ce qui implique de devoir trouver des moyens de combattre sans abattre personne, et de tenter de faire profil bas. Si le tout proposait de vrais beaux moments de comédie (avec un Jun'ichi Okada surjouant juste ce qu'il faut quand il faut), et quelques scènes d'action bien stylées, l'équilibre de l'ensemble était plus bancal : 20 minutes d'action - 1 h 10 de comédie - 30 minutes d'action. Ça reste malgré tout très recommandable. Tout comme le dernier Werner Herzog, avec un sujet qui, s'il ne choquerait pas dans un manga, a l'excellente idée de laisser flotter un parfum de documentaire dans sa mise en scène : on suit le quotidien d'un homme qui travaille dans une entreprise "louant" des acteurs pour incarner des membres de la famille, à travers notamment son rôle de père d'une adolescente de douze ans, qui ignore qu'il s'agit d'un acteur, cette relation servant de fil rouge à un récit souvent drôle, parfois tendre, avec une facette sombre qui vient troubler le spectateur, tant les particularités du Japon laissent imaginer qu'un tel système pourrait fort bien trouver sa place là-bas...

De son côté, Ni dieux ni maîtres a globalement perdu ses spectateurs, avec une proposition particulièrement audacieuse pour un film français : un film d'aventure médiéval, avec un petit budget, et une ambiance extrêmement étrange, entre références aux films d'action contemporains et visions d'une décadence médiévale brutale. Bourré de défauts et de maladresses, le film d'Éric Cherrière parvenait néanmoins à imposer une ambiance bien à lui et somme toute troublante.
Enfin, The Room, de Christian Volckman, sert de parfait pont avec une tendance forte du cinéma de genre, qu'on retrouve notamment dans le vainqueur de la compétition, Vivarium, ou encore chez Paradise Hills, évoqué plus haut. En deux temps, avec It Follows puis The Witch et Get Out, le genre - et l'horreur en particulier - a gagné une facette de noblesse, avec ce qu'on appelle le "elevated genre", du genre qui va aller plus loin que le concept de base, qui va proposer une idée de départ forte et qui va surtout apporter une réflexion supplémentaire au spectateur. Le "high concept" est de rigueur, et le propos tournera autour de celui-ci.

 

elevated genre... déjà les limites ?


Sur L'Étrange Festival, outre Paradise Hills, Vivarium et The Room, on pouvait rentrer 1BR, Koko-di Koko-da, voire, à la bande, Knives and Skin dans cette approche. Et, dans l'ensemble, ces films proposaient tous un concept de départ extrêmement fort, mais, à des proportions variées, oubliaient tout autant une chose : une idée ne fait pas un film et, passé la tension initiale, on se retrouvait avec un mystère éventé un peu vite, ou encore avec une peine à exploiter pleinement les ramifications de la situation. Car là est le souci du concept fort : cela nécessite une réflexion qui va dépasser le simple cadre de la narration ; c'est le cas avec The Room, et son excellente idée de "pièce qui réalise tous les vœux". L'idée est absolument délicieuse, mais on a le sentiment qu'elle n'a été réfléchie, que ses limites et ses potentiels n'ont pas été testés pour voir ce qu'on pouvait en tirer. En substance, qu'il manque une forme d'analyse, quasiment "scientifique", pour pouvoir au moins partiellement anticiper toutes les réflexions du spectateur qui, face à de tels concepts, s'amuse pratiquement inévitablement à se mettre à la place des personnages. Le résultat est divertissant, il y a quelques idées vraiment géniales, mais surtout un sentiment que ça aurait soit mérité une écriture beaucoup plus riche, soit que cela aurait parfaitement convenu à un moyen-métrage.

C'est d'ailleurs Vivarium, qui a remporté la compétition, et avec elle une belle mise en avant à venir via l'achat par Canal + des droits de diffusion. Très astucieuse déclinaison d'une thématique et d'un propos que n'aurait pas renié un épisode de La 4ème Dimension, le long de Lorcan Finnegan plonge Jesse Eisenberg et Imogen Poots (tous deux irréprochables, et duo récurrent de la compétition, apparaissant également dans le très troublant The Art of Self Defense) dans le cauchemar de tout jeune et nouveau propriétaire : ils se retrouvent enfermés dans un parfait neighborhood américain qui semble se répéter à l'infini. Malgré quelques intéressantes variations, l'ensemble s'essoufle malgré tout au fil du récit, et le rebond bien barré du dernier quart d'heure n'empêche pas de regretter ce que cela aurait pu donner en poussant le concept encore plus loin. Surtout, s'il est intéressant de présenter une situation inextricable (c'est somme toute souvent le principe de ce genre de concept), il est dommage aussi de ne pas profiter en quelque sorte d'être dans l'occurrence présentée dans le film pour montrer le moment où la situation récurrente va déraper et basculer vers autre chose.

Dans le même principe, 1BR, si son concept était moins poussé peut-être, parvenait à offrir un rebond à son essoufflement de mi-film ; le côté "trop beau pour être vrai" de l'appartement dans le voisinage de rêve parvient à offrir quelques idées intéressantes pour renouveler l'intérêt (et offre une conclusion qui, si elle n'est pas particulièrement novatrice, reste très bien amenée). Déception par contre pour Koko-di Koko-da qui, malgré une ambiance visuelle très réussie, et une première demi-heure très intrigante, peinait également à dépasser son concept (un couple en déliquescence suite à la mort de leur enfant est tué en boucle par une étrange bande de psychopathes en plein cœur des bois), malgré un propos narratif et visuel entremêlé d'intéressante manière (les rebonds temporels comme des échos de l'incapacité du couple à communiquer). Et très grosse déception également pour Knives and Skin, le film de Jennifer Reeder, qui étudie les conséquences de la disparition d'une adolescente sur toute une communauté, peinant à entretenir une ambiance aussi étrange et vénéneuse qu'elle semble le souhaiter.

 

compétition haut de gamme


Pour continuer le tour d'horizon de la compétition, passons rapidement sur A Winter's Tale (un trio d'extrémiste allemand passe 20 minutes du film à baiser, 20 minutes à picoler, 20 minutes à tuer des gens, et 1 heure à s'engueuler sur les mêmes sujets de façons pas bien cohérente, laissant se demander si les acteurs n'ont pas été laissés à un gros degré d'improvisation), sur Cut Off (très bon thriller allemand dans la veine des thrillers contemporains qu'on voit régulièrement sur grand écran, bien fait, avec quelques effets gores qui fonctionnent bien, les twists qu'il faut, qui fait du bon boulot, en substance, mais n'apporte rien de novateur ou révolutionnaire), ou encore Idol (un thriller coréen dans la mouvance de ce qui se fait habituellement, mais en un peu moins bien, et en un peu trop long).
Prix du psychédélique pour Bliss, avec une expérience de pur trip d'artiste en quête d'inspiration, et prix de la relation père-fils la plus tordue pour Come to Daddy, qui confirme tout le goût d'Elijah Wood pour le genre le plus décalé et barré au sein d'un film qui a le mérite de durer juste ce qu'il faut avant de s'essouffler.

Dans le bien barré, le film d'ouverture Nekrotronic, avec son pitch de jeu vidéo (les démons attaquent le monde par le biais des smartphones, et un groupe de héros lutte contre eux) et son intro animée très réussie, avait le mérite d'être fun de bout en bout, mais le démérite d'être de ces films aussitôt oubliés dès qu'on sort de la salle. Plus classique, The Wretched et son histoire de disparitions d'enfants causés par une étrange créature a divisé les festivaliers, entre ceux qui ont trouvé la formule trop classique, et ceux qui ont apprécié l'ambiance (une facette teen-movie au bord de mer assez astucieuse, une facette horreur plutôt efficace) et les bonnes idées du film. De notre côté, on a plutôt apprécié l'ensemble, et sa facture bien finie. Toujours du côté aquatique, The Boat... tombait à l'eau avec son histoire s'étirant à ne plus savoir qu'en faire et son héros se retrouvant sans raison enfermé dans une pièce après l'autre d'un bateau naviguant tout seul ; c'est très long, il ne se passe un peu rien, et le film s'arrête limite quand il aurait dû démarrer. Tout l'inverse de The Mute qui, sur un principe lui aussi très simple (deux évangélistes tentant de convertir une tribu païenne dans un Moyen Âge de l'Europe de l'Est) proposait une expérience intense et viscérale, avec une direction artistique assez dingue ; alors oui, c'est rugueux et parfois un peu longuet, mais on en ressort bien secoué.

On pouvait aussi se plonger dans le dernier trip de Takashi Miike avec First Love, une étrangeté inclassable avec Dreamland (il suffit de lire le pitch pour s'en convaincre), un joli dessin animé chinois adaptant la légende du serpent blanc (dommage que l'inventivité de certaines scènes ne s'étende pas plus à l'ensemble du film), le dernier Zhang Yimou adaptant un épisode des Trois Royaumes (très beau "quasi noir & blanc", mais histoire qui perd un peu le souffle épique des Trois Royaumes pour plus de fourberie et moins d'héroïsme), ou encore une étrange dystopie turque autour d'une antenne provoquant des dérèglements humains que n'aurait pas renié Cronenberg.

Une des séances chocs resta néanmoins celle de Furie, nouveau long-métrage d'Olivier Abbou après Territoires, qui remonte déjà à neuf ans (même si le créatif ne resta pas inactif, avec pas mal de travail sur des séries entre-temps). Avec son histoire s'inspirant de faits divers réels glaçants - des propriétaires mis à la porte de chez eux par des gens à qui ils ont prêté leur maison durant de longues vacances... et, aussi aberrant que cela puisse paraître, c'est arrivé "dans la vraie vie", et la loi est rarement du côté des propriétaires pour récupérer son chez-soi rapidement - , le film entremêle home invasion retourné, questionnement masculin entre culture et barbarie, réflexion autour du concept de mâle alpha, de la vengeance ou de la loi du plus fort, pour un résultat étonnamment complexe, mais qui, par cette même complexité, court le risque, selon la lecture qu'en aura le spectateur, d'être absolument indéfendable thématiquement ou d'une finesse d'analyse très troublante.

À l'opposé du prisme, le prix du public est revenu à The Odd Family: Zombie on Sale, comédie zombiesque coréenne. Avec son pitch bien barré de zombie rajeunissant les petits vieux d'un village coréen quand il les mord et le commerce qui en est fait par une famille un peu roublarde, sa galerie de personnages très haute en couleur, son humour slapstick bien assumé, The Odd Family était particulièrement rafraîchissant, et même le dernier tiers, plus classique dans son approche, et du coup moins emballant (malgré des pointes d'humour toujours bienvenues), réussissait à se voir dynamité par un épilogue complètement délirant.

Ce tour d'horizon du 25ème Étrange Festival touche à sa fin et, comme chaque année, ce fut une édition sous le signe de la passion et des découvertes, des bizarreries emballantes et décevantes. Une chose reste cependant certaine : pour l'Étrange Festival, 25 ans est loin d'être l'âge de raison, et on ne va clairement pas s'en plaindre !

Dimitri Pawlowski


























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