RAIPONCE
Tangled - Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Raiponce »
Réalisateur : Byron Howard, Nathan Greno
Musique : Alan Menken
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et français DTS-HD Master Audio 7.1
Sous-titre : Français, anglais...
Durée : 100 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 1 avril 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Raiponce »
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site officiel
LE PITCH
Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une tour des plus mystérieuses, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, retenue prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle décide de passer un accord avec le séduisant brigand. Commence alors pour eux une aventure des plus d...
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Reflets dorés

50ème long-métrage des Studios Disney, Raiponce se présente comme la symbiose parfaite entre l'héritage de Walt et une vision plus contemporaine de l'entertainment familial. Un juste dosage qui permet à ce conte de fée de s'envoler très haut et de se révéler comme l'une des réussites majeures de la filmographie du club Mickey. 

 

Depuis son arrivée à la direction des studios Disney Animation, John Lasseter a assumé l'ambition de redonner à la firme ses atours de la grande époque, et surtout son identité en l'éloignant de tentatives de modernisme désespérées et faciles façon La Ferme se rebelle (le pire du pire) ou La Planète au trésor. Dans cette optique, l'idée a été de replonger dans des relectures libres de contes populaires, avec force princesses, magie et romance, non sans réactualiser le genre au passage. Le très réussi et jazzy La Princesse et la grenouille aura constitué une première étape heureuse, ramenant qui plus est le studio dans le domaine de l'animation traditionnelle. On craignait que le retour des images de synthèse pour Raiponce infléchirait cette nouvelle (et salvatrice) impulsion. Au contraire, cette relecture de l'oeuvre des Frères Grimm se révèle être la première véritable grande réussite graphique de Disney en numérique. Sans jamais se départir de la patte visuelle et pastelle des meilleurs travaux du studio (on pense à La Belle et la bête mais aussi à La Belle au bois-dormant), le traitement est tout simplement un ravissement de tous les instants, le design arrondi et les décors extrêmement fouillés et joliment texturés offrant des images certes à la patine lissée, mais très européenne et élégante. Une prouesse, qui accompagne un divertissement admirablement conçu, plein d'humour (sans jamais jouer la carte de la parodie), de fantaisie et surtout porté par une énergie communicative.

 

coiffe attachante


Réalisateur du très moyen Volt, Byron Howard est ici épaulé par le débutant Nathan Greno, et le duo insuffle à ce qui aurait pu être une histoire d'amour gnian-gnian d plus un vrai sens du spectacle, livrant sans baisse de régime des gags attendus (mais irrésistibles), des séquences d'action / poursuite parfaitement chorégraphiées (manifestement très empruntées aux jeux Prince of Persia) et une très juste touche d'émotion. Il faut dire que le couple Flynn Rider / Raiponce fonctionne à merveille, en particulier parce que cette dernière s'avère être l'une des plus jolies princesses Disney (largement inspirée des traits et attitudes de Hayden Heroes Panettiere), mais aussi parce que leur construction n'est pas unidimensionnelle, et prête à une réelle évolution de leur vision du monde et de leur identité. Parsemé d'images sublimes (la séquence romantique avec les lanternes qui s'envolent au dessus du château), Raiponce vise systématiquement juste, présentant accessoirement l'une des méchantes les plus charismatiques du panthéon Disney (la castratrice et manipulatrice Gothel, joli hommage a Gloria Swanson dans Boulevard du Crépuscule), des chansons entraînantes d'Alan Menken filmées comme du Broadway, des personnages secondaires hilarants et fantasques (Maximus le cheval droit comme un i, les voleurs aux grand cœur...), au milieu desquels vient seulement s'incruster un ingrédient curieux, Pascal le caméléon. On passera sur l'idée même de ce type de bestiole dans un univers médiéval pour souligner l'impression que donne ce confident inutile et incongru : celui d'être la dernière scorie d'une époque révolue (souvenez-vous le cricket de Mulan) où les sidekicks multiples et obligatoires ne servaient qu'à vendre des peluches. En l'occurrence, vu sa non implication dans le récit, on se dit qu'une petite pichenette pour le prochain film, et le tour sera joué.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Image :
Projeté en relief dans les salles équipées, Raiponce n'avait été travaillé avec ce procédé qu'en postproduction. En résultent quelques petits effets pas désagréables mais en tout cas loin d'être indispensables, en particulier lorsque l'on observe l'effet tridimensionnel déjà présent naturellement sur la copie HD standard. Il faut dire que le master présent ici repousse une nouvelle fois les standard du genre : couleurs, lumière, sens du détail, compression... Le résultat est tout simplement sublime, parfait en tous points.

 

Son :
Les enfants voudront tout naturellement regarder le film en version française. Cette dernière est présentée ici dans un DTS-HD 7.1 particulièrement efficace. D'une grande amplitude, la piste apporte un dynamisme constant avec une précision de restitution impeccable, le doublage hexagonal n'entamant en rien la limpidité. Les cinéphiles feront bien cependant de se diriger vers la version originale DTS-HD Master Audio 7.1 ne serait-ce que pour un jeu d'acteur plus dynamique et une qualité de restitution supérieure. Profitant pleinement des dernières installations audio, la piste s'installe durablement sur toutes les enceintes avec un maniérisme rare. Du grand spectacle.

 

Interactivité :
Comme à chaque fois pour une nouvelle sortie en salle, Disney paraît bien moins impliqué que pour les rééditions de « grands classiques ». Pas de galeries d'images massives ni de commentaire audio ici, pas plus de long making of exhaustifs. Ici l'interactivité s'achève en une dizaine de minutes, survolant rapidement le travail d'animation préférant laisser les deux acteurs principaux enchaîner les sketches lourdingues. On trouve heureusement au milieu de quelques pubs assommantes (pour les Blu-ray en relief, pour les futures sorties) trois scènes coupées agréables, deux chansons légèrement rallongées et deux versions alternatives de l'intro, renouant avec les ouvertures des Disney d'autrefois. Un peu court.

 

Liste des bonus : Prologue original façon livre de conte de fées, « Le 50ème film d'animation Disney », 3 scènes coupées, 2 chansons en version longue, « Un cheval, des cheveux » : making of, Bandes-annonces

 
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