GANTZ - AU COMMENCEMENT
GANTZ - Japon - 2010
Image plateforme « DVD »
Image de « GANTZ - Au commencement »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : Shinsuke Sato
Musique : Kenji Kawai
Image : 2.35 16/9
Son : Japonais Dolby Digital 5.1, Français DTS 5.1, Dolby Digital 2.0 et Audio-3D
Sous-titre : Français
Durée : 124 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 7 septembre 2011
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « GANTZ - Au commencement »
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LE PITCH
Kei et Kato, deux amis, se font écraser par une rame de métro. Ils se retrouvent dans un étrange appartement en compagnie d'autres personnes venant également de “mourir”. Tandis que tous tentent de comprendre comment ils sont arrivés là et comment en partir, une mystérieuse sphère noire apparaît et les somme d'éliminer unes à unes des créatures surpuissantes…
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C'est plus fort que toi...

Adaptée du célèbre manga de Hiroya Oku Gantz, déjà décliné en série animée, cette superproduction japonaise ne lésine pas sur les moyens pour proposer un spectacle total. Relecture du mythe du super-héros à la sauce vidéoludique japonaise, Gantz ne manque pas de piquant... et emprunte des directions pour le moins surprenantes...

Parmi toutes les critiques que l'on pourra formuler à l'encontre de Gantz - Au commencement, on ne pourra pas reprocher au film de Shinsuke Sato de ne pas se montrer particulièrement généreux. Dotée d'un budget conséquent, cette adaptation du manga de Hiroya Oku propose un spectacle visuel franc du collier. Et il fallait bien ça semble-t-il pour rendre justice au matériau d'origine. Sur ce point, Gantz ne trompe pas le spectateur. Les premières séquences lancent idéalement le film. Une entame très mystérieuse qui voit deux jeunes amis se faire percuter par une rame de métro et se réveiller dans une drôle de pièce. Autour d'eux, d'autres individus incrédules et une étrange sphère noire... A l'image du Cube de Vincenzo Natali, ou encore de Saw premier du nom, nombreuses sont les interrogations induites par cette étonnante entrée en matière. Purgatoire ? Enfer ? Paradis ? L'identification avec les deux personnages principaux est totale tant ces derniers sont sur le même plan que le spectateur. L'ambiance froide et paranoïaque qui se dégage alors fonctionne à merveille. L'étrange sphère noire, renvoyant inévitablement au monolithe de 2001, L'odyssée de l'espace, renforce le mystère de la situation.

 

pouvoirs et responsabilités


Le problème de ce style d'intrigue, c'est bien souvent l'explication légitimant l'ensemble. Ici, pas de justification hasardeuse... On ne saura pas (pour l'instant) ce qu'est et d'où vient la sphère... Les personnages subissent et se retrouvent rapidement contraints de se prendre en main pour aller dézinguer de l'extraterrestre. Car on n'est pas là non plus pour se gratter la tête, place aux scènes d'actions. Balancés dans un monde parallèle semblable au notre, à quelques détails près, ils vont devoir trouver leurs cibles et les mettre hors d'état de nuire dans un temps limité, le tout, armés de grosses pétoires et moulés dans des combinaisons ultra moulantes très "matrixiennes". Gantz est une oeuvre à double influence. Récit de super-héros d'un côté et oeuvre clairement inscrite dans un langage vidéoludique de l'autre. En cela, le film de Shinsuke Sato recycle un certain nombres de codes. Incassable et Spider-Man sont passés par là pour tout ce qui concerne le difficile apprentissage des super-pouvoirs et l'acceptation de la condition de surhomme. Les références au Spider-Man de Sam Raimi sont d'ailleurs des quasi-citations quand le héros se jauge devant son miroir : un grand pouvoir engendre une grande responsabilité. Le film touche juste lorsque les caractères des personnages tendent à s'affirmer face à leurs nouvelles responsabilités : la fascination aveuglante de l'un contre l'attitude hébétée et passive du second.Le récit joue sur deux plans différents : le monde réel et l'univers parallèle, comme une résonance de la double vie des super-héros, les actions dans l'un ayant une répercussion dans l'autre.

 

L'homme à tête de poireau


C'est une démarcation originale du mythe du super-héros qui est proposée. Cette dernière est couplée à une approche très vidéoludique, tant dans le fond que dans la forme. Le langage des jeux vidéos a été assimilé, et balise l'ensemble du récit. Les menus, les scores, les boss à affronter, de plus en plus puissants... tout renvoie à la culture vidéoludique. Avec plus ou moins de bonheur, car certains parti-pris du manga ont du mal à passer le cap du grand écran. C'est le cas notamment du look des extraterrestres, qui, bien que fidèle au matériau original, laisse perplexes dans cette adaptation. Que ce soit l'homme à la tête de poireau (!), ou ce mix improbable de playmobil/légo (!!), difficile d'adhérer à ces représentations si "borderlines". Néanmoins, si l'on n'est pas trop regardant sur certains parti-pris esthétiques, Gantz remplit plutôt bien son rôle de film d'action/science-fiction. Généreux, gore, doté d'une réalisation très correcte et d'effets spéciaux très convaincants, le film peut faire passer un bon moment, en dépit d'une durée poussive (plus de 2h) et en attendant la suite qui nous arrivera début 2012, là aussi en DTV. Les aficionados du manga, quant à eux, trouveront sans doute des motifs de bouder cette adaptation un peu trop sage...

Nicolas Mouchel








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Image :
Film visuel avant tout, Gantz propose une image essentiellement dominée par des couleurs bleues-nuits pour un rendu général assez froid. Le rendu du DVD à cet égard est plutôt bon, si on excepte quelques fourmillements sur certains plans en début du film et un manque de précision dans la restitution des contours de certaines images. Rien de dramatique néanmoins, puisque le spectacle visuel promis ne déçoit pas sur la galette de Wild Side.

 

Son :
Le Dolby Digital 5.1 japonais et le doublage français DTS 5.1 fonctionnent à merveille. L'environnement sonore est parfaitement restitué notamment lors des scènes d'actions qui enveloppent suffisamment le spectateur pour lui proposer une belle expérience de home-cinéma.

 

Interactivité :
Pas grand chose à se mettre sous la dent... Un making-of de 26 minutes mettant en avant les concepteurs du film, avec en tête le réalisateur Shinsuke Sato et ses principaux comédiens. Rien de bien passionnant, et l'on aurait aimé avoir davantage d'éclairages sur le travail d'adaptation du manga. Quelques bandes-annonces ainsi que la copie numérique du film à télécharger complètent les bonus.

Liste des bonus : Making-Of (26'), bandes annonces, copie numérique du film. 

 
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