GREEN LANTERN
Green Lantern - Etats-Unis - 2011
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Green Lantern »
Réalisateur : Martin Campbell
Son : Anglais en DTS-HD Master Audio 5.1, Français en 5.1
Sous-titre : Français, Anglais & Divers
Durée : 110 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 20 janvier 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Green Lantern »
LE PITCH
Un pilote de chasse individualiste et irresponsable est choisi par un anneau extraterrestre pour faire partie de l'ordre des Green Lanterns, gardiens de l'espace regroupés sur la planète Oa...
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Lanterne tragique

La folie du comic book movie continue - et l'on n'en est déjà plus à frôler le film de trop. Super-héros quasiment inconnu en Europe, et traînant derrière lui une réputation d'estime aux Etats-Unis, Green Lantern est l'arme brandie par Warner pour contrer le X-Men First Class de la Fox et le Captain Amercia de Paramount. Droit dans le mur ?

 

Oui, droit dans le mur, et le pied sur l'accélérateur. Il y a tant de choses à détester dans l'adaptation cinématographique de Green Lantern que commencer à hiérarchiser les tares reviendrait à chercher une aiguille dans une botte de foin. Méga-production suicidaire de 200 millions de dollars (presque autant qu'Avatar), Green Lantern souffre déjà d'un spectacle anachronique, éparpillé sur trois ou quatre séquences d'action à peine. Des « morceaux de bravoure » reliés artificiellement à l'intrigue, pour lesquels on peine à reconnaître le Martin Campbell de Casino Royale et du Masque de Zorro. Engoncé dans une logistique technologique qui semble le dépasser, le cinéaste aura vraisemblablement avancé à l'aveugle durant la majorité de la production. C'est une chose de valider des dessins de préparation savamment croqués par des artistes chevronnés, c'en est une autre de jongler avec des images de synthèse criardes, plus à leur place dans un clip de Lady Gaga que dans une fresque de science-fiction supposément ambitieuse.

 

Un vert dans le fruit

 

Visuellement abominable (les séquences sur Oa sont à s'écarquiller les yeux), Green Lantern ferait passer les préquelles de La Guerre des Etoiles comme des modèles de conception graphique. Le pire vient malheureusement d'ailleurs, soit d'une incapacité à gérer avec simplicité des enjeux pourtant évidents. Prenant maints chemins de traverse, s'embarrassant un bad guy totalement inutile, qui finira absorbé en une demi-seconde par le véritable antagoniste (quelqu'un pourrait-il nous expliquer la logique de cette caractérisation ?), anthropomorphisant jusqu'au ridicule ses aliens (l'entraîneur qui parle en « Yo » et en « Dude », bon sang !), Green Lantern tombe systématiquement à plat, qu'il s'essaie à une courte scène de complicité entre son héros et son meilleur ami, ou qu'il tente de détourner le rencart entre Clark Kent et Lois Lane au sommet d'un building dans le Superman de Richard Donner. Aux dernières nouvelles, les producteurs déçus par les chiffres au box office (à peine 150 millions de dollars à travers le monde) ont d'ores et déjà annoncé une suite « plus noire », « plus effrayante », plus « edgy » comme on dit dans le milieu depuis le triomphe de The Dark Knight. Chers amis, si cela suffisait à régler le problème...

Alexandre Poncet




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Image :

Etonnamment (Warner ne nous a tout de même pas habitués à ça), le master Blu-ray de Green Lantern manque cruellement de piqué. Si les contrastes sont puissants et les couleurs parfaitement restituées, le niveau de détail n'est pas réellement impressionnant, et le grain envahissant tend à aplatir encore plus l'image. Un comble pour un film (post-converti) en stéréoscopie, relief que gère tout de même assez efficacement le Blu-ray 3D. Mais n'attendez pas Avatar ou Hugo Cabret non plus...

 

Son :

Blockbuster inconstant jusqu'au bout, Green Lantern alterne le meilleur et le pire du point de vue du son, et les déséquilibres en termes de décibels du mixage DTS-HD (il faut toujours avoir la télécommande à portée de main) n'arrangent pas les choses. Certaines séquences sont impressionnantes (la scène des Jet, certaines scènes spatiales), utilisant parfaitement la spatialisation et présentant des bruitages puissants et racés. D'autres sont assez inodores voire banales, comme la plupart des séquences dialoguées. Enfin, Oa aurait gagné à faire l'objet d'un vrai traitement "extraterrestre" du son, le score très décevant de James Newton Howard ne suffisant pas à assurer le dépaysement.

 

Interactivité :

Premier gros supplément de cette édition, le Director's Cut ne sauve en aucun cas l'entreprise du désastre. Si l'on excepte des passages dialogués supplémentaires, difficiles à situer pour ceux qui ne connaîtraient pas le film sur le bout des ongles, on remarquera le déplacement en premier acte d'un flashback, choix ayant le don d'alourdir horriblement le propos et de stéréotyper encore davantage le personnage central. On se consolera en dévorant le Maximum Mode, excellent module plus ou moins interactif durant lequel un membre anonyme de l'équipe se balade de département créatif en département technique, afin d'offrir un point de vue de fanboy de cette mégaproduction de 200 millions de dollars. Si le film reste ce qu'il est, les informations glanées à la fois en termes de design, d'adaptation, d'interprétation et de trucages sont réellement passionnantes, la candeur de l'hôte aidant largement à faire passer la pilule. D'autres Focus Points sont proposés en sus, plus objectifs dans la forme, ainsi qu'une poignée de scènes coupées non finalisées (et par conséquent non incluses dans le Director's Cut), notamment des scènes de dialogues interminables sur Oa.

 

Liste des Bonus : Maximum Mode, Director's Cut, Featurettes, Scènes coupées.

 
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