TRUST
Etats-Unis - 2010
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Genre : Thriller, Drame
Réalisateur : David Schwimmer
Musique : Nathan Larson
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 105 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 22 mai 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Chez eux, Will et Lynn Cameron se sentent en sécurité. Lorsque Annie, leur fille de 14 ans, se fait un nouvel ami sur Internet - Charlie, un garçon de 16 ans rencontré sur un forum - Will et Lynn ne s’inquiètent pas. Lorsque Annie rencontre enfin Charlie, elle se rend compte qu’il est plus âgé qu’elle mais elle se laisse entraîner par cet homme et tombe dans son piège. Pour son père c’est le début d’une poursuite et d’une descente aux enfers pour attraper ce pédophile.
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le loup et la souris

« Ne laisse pas traîner ton fils, si tu ne veux pas qu'il glisse » clamaient deux philosophes. Difficile pourtant d'être systématiquement derrière ses enfants pour les protéger de tout le mal qui les attend. Trust démontre, entre autres, cette impossibilité sans fustiger Internet, sans imprécation, sans caricature, et ce même s'il s'approche d'un sujet des plus houleux, voire tabous.

 

Ancien acteur mirifiquement maladroit d'une série culte (Friends vous dit quelque chose ?), David Schwimmer est devenu depuis ses premiers essais sur cette même série un petit réalisateur télévisuel enchaînant tranquillement quelques téléfilms ou une comédie oubliée avec Simon Pegg (Cours toujours Dennis). Rien de bien marquant, si ce n'est que profitant de la fortune engrangée par Friends, le monsieur n'a pas hésité à participer à la création d'une fondation d'aide de victimes de viols. Hanté par le sujet et les rencontres qu'il y fera au cours des années, Schwimmer appréhende ici son projet le plus personnel : Trust. Un long-métrage de cinéma adoubé par un Clive Owen particulièrement touchant et sensible, qui s'attaque au sujet très casse-gueule des prédateurs pédophiles qui chassent sur Internet. La première bobine s'apparente d'ailleurs à un étrange cousin de LOL, utilisant les dialogues de tchat et les textos comme des éléments de mise en scène, les inscrivant à l'image comme pour en donner la même apparente légèreté.

 

chaperon.com

 

La petite famille est heureuse, la gamine est épanouie et flirte virtuellement avec un beau jeune homme... Le scénario est d'ailleurs ici particulièrement bien construit, démontrant pas à pas la technique de persuasion malsaine du faux Charlie, pervertissant les désirs naturels d'une jeune adolescente pour l'amener à accepter l'inacceptable. Là ou l'on s'attendait à observer un nouvel étalage de morale douteuse, de sentiments vengeurs et de mise en cause des nouvelles technologies, Trust fait preuve d'une maturité réelle, démontrant l'inutilité de ces pulsions primaires, dégageant avec élégance les codes du thriller basique pour se concentrer essentiellement sur la guérison nécessaire de la cellule familiale, et en particulier les retrouvailles entre la gamine (impressionnante Liana Liberato) et son père. Entre elle, qui pour survivre continue de se convaincre que cet acte forcé était un acte d'amour, lui qui découvre la sexualité de sa fille de la pire façon qui soit, obsédé par des images de l'acte. Si David Schwimmer n'a sans doute pas de grandes velléités de cinéaste (cadre sobre, montage fonctionnel), il trouve cependant une grande authenticité en se reprochant toujours au plus près du travail exceptionnel de ses acteurs, n'esquivant à aucun moment la dureté du sujet et surtout s'efforçant de souligner le regard biaisé et donc destructeur de la société moderne (gamines parlant de cul, campagnes de pub jouant sur l'érotisme juvénile, etc.). Bien plus intelligent et bien moins voyeur que ce qui était attendu, ce film dossier est une œuvre honnête et éclairante.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Pas de quoi se relever la nuit. Les couleurs tiennent la dragée haute avec des contrastes maîtrisés et des teintes pleines et chaudes. La HD permet d'apporter une sensation de profondeur et de relief supplémentaire, même si la composition des cadres reste le plus souvent concentrée sur le premier plan. Reste un master d'une propreté irréprochable, mais qui se complaît trop souvent dans une image trop lissée (donc laissant quelques détails de côté), qui font tirer les noirs vers des gris sombres moins sexy. Rien de grave, mais rien d'impressionnant non plus.

 

Son :
Trust n'ayant rien d'un film spectaculaire, ni d'une œuvre d'un cinéaste virtuose, l'essentiel des pistes DTS-HD Master audio 5.1 se situe bien entendu sur les enceintes avant. Dialogues clairs, effets surround bien amenés, limpidité constante d'écoute... En tout cas tant que la spatialisation ne vient pas s'en mêler, la séquence du centre commercial manquant clairement de discernement. En tout cas dans l'ensemble, le travail est tout à fait propre et fonctionnel.

 

Interactivité :
Plutôt intéressantes les scènes coupées. Elles dévoilent souvent quelques petits détails souriants de la vie de cette famille, mais aussi précisent les méthodes de manipulation de Charlie (séquence dans le parking), l'état d'Annie juste après le viol, la culpabilité de la mère... S'il paraît évident qu'intégrées au montage final, elles auraient alourdi le rythme, elles n'en méritent pas moins un petit visionnage. Un peu comme le making of du film, qui revient sur l'implication de David Schwimmer, sa recherche de l'actrice idéale et surtout sur la tonalité générale. Un peu court, mais suffisant.

 

Liste des bonus : L'Histoire de Trust (17'), Scènes coupées (7'), Bandes-annonces.

 
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