DEVIL INSIDE
The Devil Inside - Etats-Unis - 2012
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Devil Inside  »
Genre : Horreur
Réalisateur : William Brent Bell
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : DTS-HD Master Audio 5.1 anglais, Dolby Digital 5.1 français, italien, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, allemand, néerlandais…
Durée : 83 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 27 juin 2012
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Devil Inside  »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Un soir de 1989, la police reçoit un appel d’une certaine Maria Rossi, qui reconnaît avoir sauvagement assassiné trois personnes. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella, cherche à comprendre ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là. Elle se rend en Italie, à l’hôpital pour psychopathes Centrino où Maria est enfermée, afin de savoir si sa mère est déséquilibrée ou possédée par le diable. Pour cela, Isabella fait appel à deux jeunes exorcistes, qui utilisent des méthodes ...
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Sauvez-nous !

Comme si l'interminable saga des Paranormal Activity ne suffisait pas, le « faux-film retrouvé où quelques pauvres gens sont victimes de leur propre curiosité » se combine désormais avec l'indispensable exorcisme de saison. Oh Joie ! Oh Désespoir !

 

Etonnant comme l'envie de passer pour des vieux cons peut rapidement nous rattraper, mais comment faire quand, comme chaque année, un studio américain s'imagine pouvoir surprendre son monde avec un film d'horreur tablant sur le sous-genre « film d'exorcisme »? Alors que ce soit bien clair, depuis le film fondateur de William Friedkin pas un seul essai (même les sympathique suites) ne lui est jamais arrivé à la cheville. Et cela parait encore plus difficile lorsque le « producteur exécutif de Paranormal Activity » (on ne sait pas qui c'est, mais c'est marqué sur l'affiche....) crédite un métrage dont le cœur central est une reprise point par point du final de l'autre. Passons pour l'originalité du traitement des mythes démoniaques catholiques, mais comme si cela ne suffisait pas, William Brent Bell (Stay Alive) choisit comme traitement hautement rarissime ces dernières années celui du documenteur, jouant une nouvelle fois la carte du « found-footage » et du film interdit.

 

dernier sacrement

 

Et pas un seul ingrédient ne manque, entre le carton sentencieux d'ouverture, les time-code présents en bas de l'image (comme si le caméraman ne savait pas l'enlever dans les menus), les variations de qualités, les sautes, les acteurs interviewés, les détails en arrières plans... Impossible de surprendre une audience devenue maitresse en la matière, connaissant désormais par cœur toutes ces mécaniques... et manifestement mieux que l'équipe du film. Quoi que. Lorsque celui-ci reprend scolairement les articulations d'un certain Projet Blair Witch difficile de ne pas se sentir quelque peu blousé !  Reposant sur une idée largement surexploitée, persuadé pourtant de tenir une dernière bobine musclée et bourrée de séquences chocs, Devil Inside se sent du coup obligé de préparer consciencieusement le spectateur au moindre embryon de prouesse filmique. Au point que lorsque le prête tente de noyer le bébé qu'il devait baptiser, l'acte est prévisible depuis 3 minutes. Tout comme l'énorme twist post-exorcisme annoncé intelligemment dès les premières séquences, sous la forme d'un cours magistral dans une école théologique italienne (ou tout le monde ou presque parle en anglais en passant). Pas grand-chose à sauver malheureusement (les acteurs sont tout autant en roue libre), si ce n'est quelques effets spéciaux réussis, car discrets, et une bande annonce bien troussée qui aura permis au film de se faire une jolie première semaine aux USA... avant de se vautrer dès la seconde. « Le film que le Vatican ne veut pas que vous voyiez » disait l'affiche ? Maintenant on sait pourquoi.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Jamais évident de donner une belle teneur HD à un film qui use tout du long d'un master numérique composé de sources censément diverses. Entre les images en 4/3 avec couleurs qui bavent et contours qui tremblent pour rappeler la diffusion tv des années 80, puis des images lumineuses, précises explorant les capacités des caméras numériques modernes, il y a tout un monde. Le Blu-ray réussit pourtant à jongler admirablement de l'un à l'autre, même lorsqu'une même séquence joue sur des différences d'objectifs et de captations de lumières. Certes les couleurs ne tiennent pas toujours la durée, certes les noirs tirent vers le verdâtre, mais tout cela est voulu et parfaitement rendu avec même un piqué assez surprenant.

 


Son :
Toujours curieux de voir débarquer ce genre de docu-menteur avec un mixage 5.1. Comme si avant de mourir les réalisateurs en herbe avaient travaillé comme des bêtes pour donner un peu de dynamisme aux images qu'ils filmaient. Heureusement la piste DTS HD Master Audio anglaise à la bonne idée de laisser les enceintes arrières en retrait, ne les utilisant que pour soutenir au mieux les effets frontaux. Un rendu qui fonctionne à merveille d'ailleurs puisque la piste applique avec limpidité les nombreux légers sons électriques du matériel (lampes, caméras....), les faisant saturer avec sadismes lors des exorcismes, les renvoyant à un léger bruit de fond le reste du temps. Les dialogues parviennent avec clarté et les changements de sources ne se laissent que très peu entendre. De son coté la version française, assure la même balance, mais le doublage fait perdre beaucoup de naturel à l'entreprise.

 

Liste des bonus : Aucun.

 
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