HURRICANE CARTER
The Hurricane - Etats-Unis - 1999
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Hurricane Carter »
Genre : Drame
Réalisateur : Norman Jewison
Musique : Christopher Young
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 146 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 11 février 2013
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Hurricane Carter »
portoflio
LE PITCH
En 1966, Rubin Hurricane Carter rêve de devenir champion de boxe. Un soir, dans un bar, sa vie bascule. Une fusillade éclate et Rubin Carter se retrouve à tort accuse d'un triple meurtre. Condamné à la perpétuité, il décide de canaliser sa frustration et son désespoir en entreprenant de faire connaître, depuis sa cellule, son histoire au monde. Malgré la publication de son autobiographie, Carter reste derrière les barreaux. Des années plus tard, un adolescent noir convaincu de l'inn...
Partagez sur :
Le Dernier combat

Cinéaste artisan ayant œuvré dans (presque) tous les genres possibles, le canadien Norman Jewison n'avait encore jamais réalisé de biopic. C'était enfin chose faite avec ce film nous racontant la vie, et le combat, d'un boxeur au destin contrarié.

 

Le film de boxe, souvent associé au biopic, est l'un des sous-genres les plus exploités de l'histoire du cinéma hollywoodien. Martin Scorsese, Robert Wise, Michael Mann, Clint Eastwood, Sylvester Stallone... La liste est longue des cinéastes importants ayant apporté leurs pierres à un édifice fait de symbolique pugiliste (le combat sur le ring comme métaphore du combat intime des personnes), de drame réaliste et de performances axées sur l'implication physique. Qu'ils explorent les démons de « héros » autodestructeurs (Raging Bull, le Fighter de David O. Russell) ou qu'ils mettent en valeur des personnalités hors du commun (Ali, Rocky Balboa), les films de boxe ont toujours eu cette faculté cathartique propre aux grands films de genre. Artisan hollywoodien n'ayant pas grand-chose à prouver en termes d'efficacité narrative, Norman Jewison s'inscrit en un sens dans cette tradition, à la différence que les combats de boxe, et la carrière sportive de son protagoniste, ne l'intéresse pas particulièrement. Car il faudra attendre la seconde partie de l'histoire pour que le propos réel du film se dévoile.

 

justice pour tous

 

Il y a deux films, dans ce Hurricane Carter. Le premier raconte l'histoire de Rubin « Hurricane » Carter, de son enfance délinquante à son incarcération pour meurtre. Récit subjectif, cette première partie se caractérise par une mise en scène héritée des grandes heures du film noir hollywoodien : photographie se jouant des clairs-obscurs, partition flamboyante de Christopher Young, interprétation légèrement cabotine des seconds rôles (Dan Hedaya)... Tout y respire l'amour du cinéma, quand bien même le procédé des combats en noir-et-blanc tant un peu à la redite. Mais c'est quand il dévoile les quatre autres protagonistes de son film que Jewison indique où il veut vraiment en venir. Beaucoup plus classique, tant en terme de mise en scène que de narration, la seconde partie de l'histoire interroge alors le spectateur, en le mettant face aux choix de personnages extérieurs découvrant par le témoignage le combat d'un homme seul contre tous. Une leçon de civisme, forcément très naïve et orientée, mais dont la fraîcheur et la candeur doivent tout à l'implication de Denzel Washington, ici dans l'un de ses meilleurs rôles.

 

A la fois biographie romancée, plaidoyer sincère et drame classique, Hurricane Carter est à l'image de son réalisateur : appliqué, efficace, bien sans génie aucun. Un bon film, quoi.

Frédéric Wullschleger




Partagez sur :
 

Image :
Techniquement, le disque est presque parfait. Compression impeccable, travail sur le rendu des ombres et les jeux de lumières respectant la photographie expressionniste de la première partie du film... Pour un film de plus de dix ans, on peut dire que Metropolitan, une fois n'est pas coutume, a fait du bon boulot.

 


Son :
Pas grand-chose à redire sur cet aspect là, tant le film ne se prête pas spécialement à l'exercice. Certes, la musique de Young est bien présente, enveloppant les images de élégance classique, mais ni les scènes de combat (peu nombreuses), ni les scènes de prison ne jouissent d'un véritable travail sonore.

 


Interactivité :
Pas une avalanche de bonus, pour le coup, mais un making of (un peu court) revenant sur la préproduction et le tournage du film. On y découvre un Norman Jewison et un Denzel Washington impliqués, les propos admiratifs d'une partie du casting (Deborah Unger, en admiration face à Washington) et l'émotion du vrai Carter à l'évocation de son histoire. Sympathique, bien que générique. Plus intéressantes sont les scènes coupées, souvent pour des raisons de rythme, ou d'écriture. Introduites par Jewison, elles enrichissent les relations de Carter avec son ami prisonnier Mobutu, et montrent la dynamique du groupe de ses défenseurs et leur implication dans sa libération. Sans être indispensables, elles enrichissent le propos du film.

Liste des bonus : Commentaire audio du réalisateur Norman Jewison, 5 scènes coupées introduites par le réalisateur, Making of (20').  

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021