NAMELESS GANGSTER
Bumchoiwaui junjaeng: Nabbeunnomdeul jeonsungshidae - Corée du sud - 2012
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Image de « Nameless Gangster »
Genre : Policier
Réalisateur : Yoon Jong-bin
Musique : Jo Yeong-wook
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Coréen DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 133 minutes
Distributeur : HK Vidéo
Date de sortie : 4 décembre 2013
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Nameless Gangster »
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LE PITCH
1982, Busan. Ik-hyun est un douanier corrompu menacé d’être viré. Un jour, il découvre un sac plein d’héroïne et cherche à le revendre au Japon, s’associant pour cela avec un gangster, Hyung-bae. Leur collaboration fonctionne bien, et leur pouvoir s’étend peu à peu sur toute la ville. Mais lorsque quelques années plus tard le gouvernement lance une guerre contre le crime organisé, leurs relations vont devenir plus tendues.
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Once upon a time in south korea

Dans l'univers de plus en plus générique du polar Sud-Coréen, il arrive qu'un film sorte du lot. Et c'est le cas de celui qui nous intéresse ici, témoin d'une approche plus ambitieuse et mature du genre policier.

Construit sur la base d'affaires réelles, Nameless Gangster n'est donc pas un thriller virtuose, plutôt un authentique film de gangster, ancré dans un contexte socio-politique apte à servir un scénario efficace et documenté. Rise and fall assez classique dans sa construction, le troisième long-métrage de Yoon Jong-bin entend illustrer la soif de pouvoir et de reconnaissance d'un douanier corrompu. Associé à d'authentiques mafieux sud-coréens et japonais, ce personnage peut sympathique, volontiers lâche ou provocateur, permet au cinéaste de montrer de l'intérieur la déchéance d'un système corrompu. Dans la peau de cet arriviste alcoolique, Choi Min-sik campe une sorte de Tony Montana coréen, qui comme Henry Hill des Affranchis, aurait « toujours voulu être un gangster ». Plus sobre (quoique...) que dans Oldboy ou J'ai rencontré le Diable, Choi donne du corps à cet homme qui se voyait plus grand qu'il ne l'est, et qui finira rattrapé par ses démons lorsque le gouvernement entrera en guerre contre le crime organisé, à l'orée des années 90.

 

L'Affranchi


Avare en scènes d'action, plus porté sur la description minutieuse de son contexte, Nameless Gangster n'en néglige pas pour autant les rouages du genre. Ses personnages sont de vrais malfrats, charismatiques en diable, capable d'organiser de violentes expéditions punitives (l'assaut de la boîte de nuit, une scène brutale et significative) et les trahisons succèdent aux manipulations. En faisant le parti d'une narration éclatée, qui entremêle le présent (l'arrestation du personnage et ses conséquences) et le passé (ses larcins à la douane et sa rencontre avec son neveu, interprété par le très bon Ha Jung-woo, de The Chaser), Yoon Jong-bin dresse le portrait complexe d'un homme et d'un pays gangrené par la consanguinité et l'avidité. Portrait qu'il parvient à tempérer en privilégiant un classicisme formel bienvenu, quand bien même le film aurait gagné à être tourner en Scope. Il aurait peut-être pu ainsi gagner en ampleur, et se rapprocher des chefs-d'œuvre du genre, auxquels il rend hommage avec talent. Car en l'état, Nameless Gangster s'apprécie pour l'excellent film qu'il est, et qui aurait grandement mérité, une fois n'est pas coutume, à sortir dans nos salles obscures.

Frédéric Wullschleger








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Image :
À la photographie doucement contrastée de Nameless Gangster, HK Vidéo offre un écrin de toute beauté, restituant à la perfection l'ambiance des années 80 et ses couleurs si particulières. Le Master HD ici utilisé fait honneur au support, et au film, si finement restitué.

 


Son :
Comme pour l'image, le soin ici apporté au son est bluffant, tant le mixage 5.1 coréen restitue à merveille les échanges entre les nombreuses scènes dialoguées et la partition entraînante du surdoué Jo Yeong-wook, tout en laissant sa place à tous ces petits sons qui participent à la création d'un univers filmique. Du travail d'orfèvre.

 


Interactivité :

Si l'on passera assez vite sur la sympathique, mais rapidement redondante galerie de photos (avec un Choi Min-sik très content d'être là), on s'arrêtera un peu plus sur le making of, mêlant de rares interviews à des scènes de tournage brute de décoffrage. L'occasion de voir l'acteur donner de sa personne avec passion, d'en savoir plus sur les costumes et les lieux de tournage ou d'entendre le réalisateur expliquer son envie de tourner avec Choi Min-sik. Très intéressants lorsqu'ils laissent telles quelles les images du tournage, bien qu'un peu trop long et mal montés, ces Coulisses du film méritent pourtant le visionnage, montrant un peu comment se construise en Corée du Sud.

Liste des bonus : Les coulisses du film (33'), Souvenirs de tournage, Bandes annonces

 
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