LOST SAISON 1
Lost Season 1 - Etats-Unis - 2004 / 2005
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Lost Saison 1 »
Genre : Fantastique
Réalisateur : J.J. Abrams
Musique : Michael Giacchino
Image : 1.77 4/3
Son : Anglais stéréo et 5.1 DTS- HD Master Audio, Français et espagnol 5.1 DTS, portugais stéréo
Sous-titre : anglais, français et espagnol
Date de sortie : 17 juin 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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site officiel
LE PITCH
Vol commercial entre avec le l’Australie et l’Amérique, le 815 se crash sur une île du Pacifique. Echoués sur une plage, les survivants ont à peine le temps de reprendre leurs esprits et d’organiser leur survie qu’ils sont surpris par des bruits effrayants et des mouvements suspects dans la jungle...
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Locke out

A peine auréolé des succès successifs (très dur à dire) de Felicity et Alias (avant l'effondrement post-saison 2), J.J. Abrams (M:I III, Star Trek) surprenait son monde en 2004 en lançant sur ABC une version schizophrène de Seul au monde façon La Quatrième Dimension. Une première saison qui apparaît aujourd'hui encore comme un modèle d'écriture.

 

C'est que si Abrams n'est pas réellement à l'origine de l'aventure (en l'occurrence c'est Damon Lindelof et Jeffrey Lieber à qui il faut porter ce crédit), elle en porte indéniablement la marque. Appelé alors que le traitement initial prenait l'eau, c'est le futur créateur de Fringe qui étoffera cette version moderne de Robinson Crusoé en y apportant une mythologie presque mystique, sa construction éclatée et sa parenté avec le fantastique. La série se travaille en creux, jouant inexorablement la carte de l'absence et de la stupeur autant pour accrocher le spectateur plus que de raison que pour permettre aux différents personnages de s'étoffer et de respirer. Les première minutes du pilote sont à ce titre toujours aussi impressionnantes avec les conséquences d'un crash que l'on imagine monstrueux (mais qui restera toujours hors champs). Près de six minutes totalement hallucinées où Jack (Matthew Fox) tente de porter secours aux survivants hagards, et le regard perdu. Des bouts de la carlingue continuent de s'effondrer, un homme est happé par un réacteur encore en marche...

 

Seuls sur le sable

 

Un véritable cauchemar sans aucune explication, sans rationalité, qui n'est au final qu'un amuse-bouche comparé aux développements qui vont suivre : ours polaire en pleine jungle, fumée noire semblant douée de conscience, bunker caché sous le sol, apparitions multiples... La mise en scène est toujours parfaitement maîtrisée et la saison défile sans aucune baisse de régime. Constamment accrocheuse dans son jeu de l'accumulation constante de surprises et de questionnements sur les mystères de l'île, la série fonctionne aussi comme une loupe sur la société moderne. D'une certaine façon, chaque personnage y représente un archétype, mais « pas que ». C'est là sans doute la meilleure raison de la longévité du show (même si celle-ci a été régulièrement remise en question), qui n'oublie jamais aucun de ses héros, de premier ou de second plan, en étoffant clairement leur psychologie par le biais de flashbacks explorant leur passé, mais aussi peut-être la raison de leur présence en plein milieu de l'océan. Une construction machiavélique qui ne se perd jamais dans la facilité ni les circonvolutions soap de bas étage, et mène à un final en forme d'uppercut à l'estomac. Intelligente, bien troussée, flippante et excitante, la première saison de Lost est une vraie expérience.

Nathanaël Bouton-Drouard


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Image :

Après le Blu-Ray de la saison 4, proposé en même temps que le coffret DVD, Buena Vista effectue un flashback attendu en proposant la première saison au format HD. Une fois encore, le résultat est on ne peut plus réjouissant. Les DVD affichaient déjà un haut niveau de transfert mais avec les possibilités de la HD, les épisodes apparaissent plus lumineux, plus contrastés et surtout affichent une palette de couleurs plus étendue. Si de très légers flous parasitent quelques plans, dans l'ensemble le piqué appuie un haut niveau de détail et donne à l'ensemble un relief convaincant.

 

Son :

En dehors de quelques échappées spectaculaires (en particulier l'ouverture de la saison), Lost repose surtout sur une ambiance angoissante et stressante. Habité par la formidable musique de Michael Giacchino, la piste DTS- HD Master Audio 5.1 renoue pleinement avec ce fourmillement d'informations sonores faisant vivre l'ile. La dynamique est constante mais jamais envahissante ni chaotique, et le tout est restitué avec une belle limpidité, sachant se faire musclée dès que nécessaire. De son côté la piste française DTS plein débit se montre tout à fait honnête, mais légèrement moins ample... A condition bien sûr que vous ne puissiez pas vous passer du doublage local.

 

Interactivité :

Pas de grande nouveauté du côté de l'interactivité pour célébrer l'arrivée sur Blu-Ray de la premier saison, si ce n'est la curieuse option Season Play qui, une fois enclenchée, repère où en est le spectateur dans son visionnage, lance les épisodes directement et prévient celui-ci s'il s'est trompé de disque. On aurait apprécié un documentaire revenant quatre ans plus tard sur les débuts du show. Heureusement tous les documents présentés autrefois dans le coffret DVD répondent présents avec un total vidéo atteignant facilement les trois heures. Tout ou presque est traité dans les nombreux petits segments, un poil sur-découpés, qui s'intéressent tour à tour aux origines du projet, à l'arrivée fracassante de J.J. Abrams, à la construction des personnages et au choix des acteurs (certains extraits de casting sont étonnants), à l'arrivé sur les lieux paradisiaques du tournage... Tournage relaté justement dans un making of passionné. On n'échappe pas aux petites phrases promo, mais la ligne éditoriale tend surtout vers une vraie déconstruction du système Lost (en particulier dans Flashback & Mythologie) et fourmille d'infos et d'anecdotes, quitte à frôler le trop plein. Un sérieux que l'on retrouve dans les cinq commentaires audio répartis sur les disques, qui laissent la parole autant aux créateurs / producteurs qu'aux acteurs. Décontractés, drôles parfois mais aussi très informatifs, ils s'avèrent passionnants de bout en bout. Un contenu quasiment exhaustif qui est largement complété par l'habituel bêtisier, un extrait de l'émission humoristique de Jimmy Kimmel où le cast se prête au jeu, une sélection de scènes coupées pas forcément très éclairantes et encore une fois de courtes featurettes finissant de s'attarder sur le tournage avec des sangliers ou les ambitions du groupe Driveshaft. La semaine va être bien occupée.

 

Liste des Bonus : Option Season Play, 4 épisodes avec commentaires audio, La genèse de Lost (9'), La conception d'un désastre (8'), Avant l'accident (23'), Bienvenue à Oahu (33'), L'art de Matthew Fox (6'), Lost Comicon (2'), Tournage en extérieur (46'), Sur le tournage avec Jimmy Kimmel (7'), Dans les coulisses avec Driveshaft (7'), Les flashbacks de Lost (5'), Les scènes coupées (14'), Le bêtisier (4'), En direct du musée de la radio et de la télévision (11'), Flashback & Mythologie (7'), Bandes-annonces

 
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