JOHN WICK
Etats-Unis - 2014
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « John Wick »
Genre : Action
Réalisateur : Chad Stahelski, David Leitch
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français DTS HD Master audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 101 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 4 mars 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « John Wick »
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LE PITCH
Depuis la mort de sa femme bien-aimée, John Wick passe ses journées à retaper sa Ford Mustang de 1969, avec pour seule compagnie sa chienne Daisy. Il mène une vie sans histoire, jusqu’à ce qu’un malfrat sadique nommé Iosef Tarasof remarque sa voiture. John refuse de la lui vendre. Iosef n’acceptant pas qu’on lui résiste, s’introduit chez John avec deux complices pour voler la Mustang, et tuer sauvagement Daisy…
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Un homme et son chien

Quand une star du calibre de Keanu Reeves est à la peine, rien de tel qu'un bon film d'action badass pour remonter la pente dans le cœur des cinéphiles amateurs d'actioners décomplexés et surtout, regravir quelques échelons dans l'estime des cinéastes de tous poils. La star de Matrix, qui a tout de même une sacrée filmographie à son actif, peine néanmoins depuis quelques années à enchaîner les projets convaincants. Pour un Scanner Darkly intriguant et pointu, combien de Constantine, de Jour où la terre s'arrêta et autres 47 Ronin fort peu digestes... La star hollywoodienne semble se chercher, passant du même coup derrière la caméra pour Man of Tai Chi, choix singulier pour une première réalisation mais ô combien honorable et par dessus tout révélateur du fait que l'interprète de Néo participe finalement aux projets qui lui plaisent...

Dans la peau de John Wick, ancien tueur à gages contraint de reprendre les armes pour venger femme, chien et voiture, face à des truands d'opérette et écervelés, Keanu Reeves livre un de ces rôles monolithiques dont il a le secret. Mystérieux dans un premier temps, impitoyable par la suite, le personnage n'est qu'un corps en action, un homme qui n'a plus que la vengeance comme point de mire et comme unique raison d'être.
Présenté comme un pur polar aux allures de comic book à tendance hard-boiled, John Wick est au final une série B reposant essentiellement sur ses scènes d'action (affrontements à mains nus, gunfights, poursuites en voiture). Le scénario de Derek Kolstad est, pour être poli, d'une infinie banalité, si l'on excepte l'invraisemblable caution animalière qui met le feu aux poudres...
Réalisé conjointement par Chad Stahelski et David Leitch, déjà à l'oeuvre sur les cascades de la trilogie Matrix, le film est une enfilade d'empoignades goupillées par le duo. Si l'ensemble est emballé sans grand génie, force est de reconnaître que les chorégraphies des bagarres sont relativement inventives et fluides, John Wick progressant face à ses ennemis comme un danseur évoluant dans un ballet de sang, usant de son arme de poing comme d'une excroissance de son bras et donnant la mort sans faire preuve de la moindre émotion. Dommage dès lors que le montage de ces mêmes scènes soit si peu inspiré par instants...

 

Beat them all


Pourtant, si l'on accepte son postulat de base, son récit de vengeance quelque peu bas de plafond, ses personnages ultra caricaturaux et ses situations ubuesques... On peut prendre un soupçon de plaisir à la vision de la chose. De toute évidence, et malgré ses deux expressions durant tout le film (l'acteur n'a jamais été reconnu pour être le plus grand comédien hollywoodien), on ne peut pas non plus passer sous silence l'évidente implication de Keanu Reeves dans le projet. Le comédien de Point Break réalise quasiment toutes ses cascades, ce qui apporte une véracité et une implication qui forcent le respect et rendent ce John Wick agréable et honnête pour ce qu'il est : une bande d'action dynamique, régressive et divertissante, un beat-them-all qui ne tâche pas (les projections de sang sont en CGI. Beurk !). Mais qu'on ne vienne pas nous dire que le film révolutionne le cinéma d'action, soyons sérieux...

Nicolas Mouchel








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Image :
Le blu-ray édité par Metropolitan est techniquement irréprochable. Le film dispose de parti pris visuels affirmés, bien que globalement gratuits pour la plupart et peu pertinents. Qu'importe, puisque l'écrin du Blu Ray permet de profiter d'une image de toute beauté, dotée d'un piqué ultra précis et de contrastes tranchés saisissants. Les couleurs ne sont pas en reste, et certaines séquences comme celle de la boite de nuit, explosent visuellement.

 


Son :
Dans le domaine sonore, les deux pistes proposées en 5.1 DTS HD Master Audio ne sont pas en reste, puisqu'elles offrent généreusement une cascade de déflagrations dans tous les sens. Particulièrement dynamiques et explosives, elles défoncent tout sur leur passage, à l'image du protagoniste principal. Du lourd !

 


Interactivité :
Au sein d'une section de bonus assez fournie, on apprend surtout à quel point Keanu Reeves s'est impliqué dans le rôle et combien les deux réalisateurs sont des génies du film d'action qui vont révolutionner le domaine (!!!). Évidemment, parmi ces deux "révélations", une seule est à prendre au pied de la lettre ! Reeves a effectivement payé de sa personne de manière assez considérable pour se préparer à ce rôle très physique, c'est ce que l'on nous propose de découvrir dans le module "Faut pas faire ch*#% John Wick", où le comédien s'entraîne inlassablement à reproduire cascades et chorégraphies de combat. C'est incontestablement le segment le plus intéressant de toute l'interactivité, puisque le reste (une série de courts reportages sur la fabrication du film et son univers) tente de nous faire passer des vessies pour des lanternes, avec des discours consensuels qui tenteraient de nous faire croire à la profondeur toute relative des personnages et de l'intrigue... Car on serait peut-être passé à côté, mais les concepteurs de John Wick martellent que leur priorité serait le récit... Sérieux ?

Liste des bonus : Commentaire audio de Chad Stahelski et Dave Leitch ; Faut pas faire ch*#% John Wick (15'); La cavalerie arrive (12'); Deux hommes, un destin (6'); Le code de conduite des tueurs (5'); Le Red Circle (6'); La face obscure de New York (6').

 
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