THE REFRIGERATOR – L’ATTAQUE DU FRIGO TUEUR
Etats-Unis - 1991
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Genre : Horreur
Réalisateur : Nicholas Jacobs
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Français et anglais stéréo
Sous-titre : Aucun
Durée : 75 minutes
Distributeur : Crocofilms Editions
Date de sortie : 20 janvier 2014
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Un jeune couple emménage dans un appartement d’un quartier en difficulté de New York. Tout cela en plus le site est comme un réfrigérateur, qui se trouve être la porte de l’enfer. Bientôt, il parvient à prendre le contrôle du mari…
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Le frigo de la mort

La collection Inédite de l'indépendant Crocofilms continue son petit bonhomme de chemin en farfouillant dans les anciens catalogues de vidéo-club bis, entre requins tueurs, araignées poilues, nanars indécrottables et même... un réfrigérateur affamé.

En matière de menace horrifique, les réalisateurs et scénaristes du genre semblent décidément n'avoir aucune autre limite que celle de leur imagination. Quatre ans avant que Tobe Hooper ne donne vie à la presseuse à vapeur diabolique de The Mangler, un illustre inconnu du nom de Nicholas Jacobs (qui ne réalisera après que quelques courts-métrages et épisodes de séries télévisées) propose donc de rassasier les amateurs de bizarreries pelliculées en leur contant l'histoire édifiante (?) de The Refrigerator, le frigo assassin ! Huis-clos horrifique au budget aussi anémique que son élusive intrigue, le long-métrage de Jacobs délaisse pourtant les attendues saillies gores promises par son improbable pitch, préférant s'attarder - et c'est bien dommage ! - sur la déliquescence programmée d'un couple soumis à un cas de possession tout à fait inédit, le cinéaste et son équipe donnant vie à un prédateur carnassier n'ayant rien à envier au traumatisant réfrigérateur sardonique qui s'en prendra à Ellen Burstyn dans certaines des séquences les plus éprouvantes du Requiem for a Dream de Darren Aronofsky (à qui il serait sans doute amusant de demander si The Refrigerator fut pour lui une source d'inspiration).

 

Mon frigo, cet assassin


On sent ici et là que le cinéaste prend son sujet au sérieux, dirigeant ses acteurs (dont le mauvais Dave Simmonds, plus tard aperçu dans Complots ou Le Pacificateur) au centre d'un décor éclairé aux néons, dont ne s'émancipe que la silhouette menaçante du fameux frigo tueur. Pourtant, et malgré son point de départ nanardesque, le film de Nicholas Jacobs ne s'élève jamais au niveau des plus délirants et hilarants films du genre, la faute à un scénario paresseux qui progresse bon gré mal gré jusqu'à un (court) final ahurissant qui, lui, se charge enfin de mettre un peu de folie dans tout ça, les objets du quotidien (dont une corbeille mangeuse de jambe) accompagnant le réfrigérateur dans sa sanglante croisade pour se nourrir de sang frais. Las, jamais véritablement amusant (ou alors avec des potes et quelques packs de bières), souvent lassant dans son rythme inexistant, The Refrigerator finit de s'imposer comme l'un des ces innombrables films qui inondaient le marché de l'horreur au début des années 90, et l'on en vient à regretter qu'un tel «objet» ne soit pas tombé dans les mains d'une boîte comme la Troma, qui aurait sans doute tenu là l'un de ses délires dont elle a le secret.

Frédéric Wullschleger


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Image :
On s'en doute, ce n'est pas avec un film pareil que l'éditeur va pouvoir proposer une copie nickel. Pourtant, si l'on excepte un recadrage en 1.77 parfois gênant (en lieu et place du 1.33 annoncé sur les sites spécialisés), la copie héritée d'une bande 2 pouces n'est pas sans un certain charme, avec son gros grain bien voyant et ses couleurs clinquantes. C'est déjà ça de pris.

 


Son :
Une version française d'époque, aussi hilarante que surréaliste, et une version originale non sous-titrée, pour un film qui ne vaut guère pour sa bande sonore.

 


Interactivité :
S'il y a bien un endroit où Crocofilms a joué au « saigneur », c'est bien dans la section bonus de cette édition. En plus de l'inévitable bande-annonce d'époque, on a donc droit à une compilation hallucinante de quatre bandes-annonces bien craignos, sélectionnées par le blog Videotopsy, et alternant entre série Z d'époque (I bought you a Vampire Motorcycle), séquelle ringarde (Jack Frost 2 et son bonhomme de neige assassin) et délires totalement amateurs (les champignons tueurs de Fongicide, le lapin-garou de Kottentail). Et cerise sur le gâteau (au navet), c'est un court-métrage bien français qui clôt les réjouissances. Confrontant une bande de copains à une attaque de saucisses-merguez mutantes, Evil Barbecue de Félix Catala a au moins pour lui d'être plus amusant que le film qu'il accompagne. Cool.

Liste des bonus : Bande annonce VO, Videotopsy : Les Monstres Zarbis (8'), Court-métrage « Evil Barbecue » (35')

 
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