DOCTOR STRANGE (1978)
Dr. Strange - Etats-Unis - 1978
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Réalisateur : Philip DeGuere
Musique : Paul Chihara
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 93 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 2 septembre 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Alors que la légendaire Morgan LeFay fait tout pour tuer son sorcier rival Thomas Lindmer, celui-ci trouve en la personne du Docteur Stephen Strange, un héritier des pouvoirs occultes apte à affronter la terrible menace. D’abord réticent, le Dr. Strange, aidé de son fidèle Wong, va peu à peu accepter son destin de sorcier suprême et de maître des arts mystiques, protecteur de l’humanité face aux pires menaces magiques, démoniaques et extra-dimensionnelles…
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Un vieux vengeur

Désormais véritable pivot du MCU, figure récurrente des aventures des copains et héros de deux opus solos sous les traits du charismatique Benedict Cumberbatch (une évidence), le Maître de l'occulte, Stephen Strange avait déjà connu une première adaptation live il y a plus de trente ans dans un téléfilm un peu hésitant, un peu fauché, mais plein de bonnes intentions.

Si on vit aujourd'hui l'âge d'or interminable des supers-héros au cinéma, ces personnages colorés aux costumes pas toujours des plus sexys, avaient déjà connu une période fast à la fin des années 70 avec les succès enchainés des séries TV The Amazing Spider-man (assez lamentable) et The Incredible Hulk (un classique très recommandable). Une porte ouverte au débarquement d'autres personnages de la firme Marvel, que préconisait la chaine CBS tentant forcément de renouveler les mêmes taux d'audience. C'est là qu'apparait le fameux Docteur Strange, crée en 1963 par l'imposant duo Stan Lee et Steve Ditko (Spidey tout de même), figure tranchant rapidement dans le paysage des comics modernes par son appartenance au monde mystique et par les expérimentations graphiques et psychédéliques de ses pages. Un choix curieux, mais qui semble en partie avoir été motivé par les arguments de Stan Lee en personne, qui réussit enfin à se faire accepter dans l'équipe de production afin de veiller au grain. Cela n'empêche bien entendu pas les petites trahisons avec un Docteur désormais experts en trouble du sommeil plutôt qu'en chirurgie, une gueule plus séductrice que légèrement froide et antipathique, et une ennemie, Morgan LeFay, sans doute choisie pour résonner directement avec les connaissances du spectateur lambda.

 

Le coup du chapeau


C'est que Dr. Strange est avant tout le pilote d'une série en devenir (mais qui ne deviendra pas) et doit donc composer avec un cadre assez étriqué, des effets spéciaux relégués essentiellement en grand final (quelques décors en carton pâte, des éclairs et c'est fini) et une présentation lente et graduelle du monde dans lequel évolue le mystique. Vétéran de la télévision ayant débuté sur Les Têtes brûlées et achevé sa carrière sur JAG, Philip DeGuere travail forcément à l'économie, composant des cadres fonctionnels, et se débat comme il peut avec les codes des comics, et en particulier un costume kitch et gentiment ridicule. Cependant, derrière les limites de ce genre de téléfilm, avec d'ailleurs un rythme pas toujours assez soutenu, l'essai n'est pas sans qualité, développant dans sa première partie un suspens quasi-horrifique, où les apparitions de la sorcière (Jessica Walter, moins effrayante que dans Arrested Development) sont accompagnées de sympathiques effets de montage et d'une partition musicale efficace signée Paul Chihara (La Course à la mort de l'an 2000). Même les élans plus fantastiques, les projections de boules de lumière, le démon dissimulé sous une brume vidéo (Dormammu ?) et la moustache de Peter Hooten (Orca, The Inglorious Bastards) ne sont pas dénués d'un petit charme kitch. Un téléfilm pas forcément exceptionnel, loin de là, mais qui véritablement comportait quelques pistes pas inintéressantes qui auraient pu aboutir à une série TV qui aurait sans doute trouvé son public en 78.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Déjà proposé il y a quelques années en DVD par le même éditeur, Doctor Strange était alors présenté dans des conditions difficiles : un vieux master vidéo bidouillé afin de faire oublier que les bandes originales avaient définitivement disparues dans l'incendie des archives de la Universal. Que l'on croyait ! Puisque le revoici en Bluray et en HD avec une image qui retrouve la patine pellicule des téléfilms de luxe. Un soupçon de grain bien placé, des couleurs bien tenues et cette fois-ci sans effets baveux, des noirs profonds... Même les petits restes de griffures et points noirs ne gâchent pas l'expérience.

 


Son :
Pour la piste originale anglaise aussi ont ressent un véritable gain qualitatif avec désormais un son bien clair, certes parfois un peu brut, mais sans perditions perturbantes.

 


Interactivité :
L'éditeur reprend la présentation de Xavier Fournier déjà présentée sur le DVD en 2015. Rédacteur en chef de l'indispensable et regretté (mais plus pour longtemps) magazine Comic Box. Les origines de papier du personnage, ses particularités, son arrivée à la télévision, les petits arrangements de l'adaptation, tout cela est traité avec un ton léger et sympathique.

Liste des bonus : Dr Strange par Xavier Fournier, rédacteur en chef de Comic Box (15'), Galerie photos, Bande-annonce.

 
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