X-MEN : DAYS OF THE FUTURE PAST - THE ROGUE CUT
Etats-Unis - 2015
Image plateforme « Blu-Ray »
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Réalisateur : Bryan Singer
Musique : John Ottman
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 7.1 anglais, DTS 5.1 français, allemand…
Sous-titre : Français, anglais…
Durée : 151 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 15 juillet 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants.
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Futur composé

Alors que le dernier opus de la saga initiée par Bryan Singer et enfin revenu dans les mains de ce dernier, a mis la plupart de ses spectateurs d'accord sur ses qualités, la question des raisons de l'absence de Rogue du montage final restait en suspend. Problème avec l'actrice ? Rythme handicapé ? Intérêt narratif nul ? On ne savait plus vraiment quoi penser, quoi croire quant aux raisons ayant poussé Singer à retirer ces scènes du montage cinéma, tout en promettant à demi-mot qu'une version longue (le montage ciné étant déjà un director's cut) pointerait le bout de son nez en Blu Ray dans les mois qui allaient suivre.

Il n'est peut être pas nécessaire, mais rappelons le tout de même tant cette notion est importante : La première version de Days of Future Past se suffit à elle-même et n'est en aucun cas un film incomplet. Difficile de faire plus « incomplet » lorsque l'on possède autant de qualités et que l'on remet à plat une franchise saccagée par deux opus marchant sur la continuité établie (X-Men l'affrontement final de notre tâcheron préféré Brett Ratner et X-Men Origines : Wolverine du pourtant moins mauvais Gavin Hood). Où se situe donc l'intérêt d'un nouveau montage ? Ces séquences tournant autour d'Anna Paquin n'auraient elles pas très bien pu terminer dans les scènes coupées et se rajouter à une liste de bonus déjà considérablement généreuse ? Il suffit de visionner cette version redux 2015 pour se rendre compte que Bryan Singer a fait le bon choix, tant le film passe un cran au dessus en terme de mise en scène et d'apport mythologique à une saga se payant une seconde jeunesse depuis X-Men : First Class de Matthew Vaughn.

Vous aurez déjà pu le lire ailleurs, mais le choix de Singer est bien sur comparable à celui de Peter Jackson sur sa double trilogie située en Terre du Milieu. Car tout comme Jackson, et contrairement à James Cameron, un autre adepte des versions longues, le rythme du film de Singer n'est pas impacté par les rajouts et le remontage. Si il est bien sur préférable de regarder T2 ou Aliens dans leurs versions longues, il faut aussi reconnaître que leurs rythmes en ressort (très légèrement) ralenti. Chez Singer, comme chez Jackson, le métrage rentre dans une autre dimension épique. Les versions cinéma se suffisent à elle-même pour le spectateur qui ne verra que ces montages (la preuve qu'ils ne se moquent pas non plus de leurs publics), mais ce sont les versions upgradées qui resterons dans l'Histoire. Impossible de revenir en arrière une fois que l'on a découvert Le Retour du Roi en version longue. Il est de même pour Days of Future Past, à la différence qu'en modifiant le titre, Singer affiche clairement une volonté de faire cohabiter les deux montages, n'imposant rien à son public, un peu comme le choix que nous avons en regardant une des 47 versions disponibles de Blade Runner. Un choix qui se retrouve d'ailleurs sur le Bluray, avec la possibilité de visionner les deux versions. Rien n'est imposé.

 

Apocalypse Programmée


Mais que propose réellement ce nouveau montage ? En décidant de rajouter les séquences tournant autour de Rogue (mais pas que), Singer n'affaiblit en rien le rythme du métrage. Au contraire. Bien que très réussi, Days of Future Past était affaibli par un petit coup de mou après la séquence parisienne. Les premiers enjeux sont résolus, il est temps d'en placer de nouveaux et d'introduire une notion d'urgence dans le récit. Si cette notion d'urgence se trouvait dans les blessure de Kitty Pride après que Wolverine lui ait mis quelques coups de griffes lors d'une perte de contrôle, il était difficile de quantifier, de jauger cette urgence, et par conséquent le danger qui en résulte à la fois dans les deux époques du film. Le retour de Rogue permet à la narration de faire une courte pause dans le récit se déroulant dans le passé (et ainsi d'apporter une respiration laissant le temps aux personnages de changer d'unité de lieu), de redonner de l'importance sur ce qui se passe dans le futur, ainsi que d'apporter une réponse sur des trous scénaristiques comblés sans problème par notre imagination (l'arrivée des sentinelles).

Avec Days of Future Past, encore plus avec ce Rogue Cut, Singer annonce clairement la couleur pour la suite de la saga. En mêlant une histoire développant ses personnages (Magneto dans First Class, Xavier dans DOFP) sans éliminer l'aspect « super héros » comme le faisait le film de 2000 et ses tenues en cuir noir (Joss Whedon réhabilitera d'ailleurs les costumes colorés dans les pages du comics), l'avenir de la saga se dirigeant clairement vers sa plus grande époque (celle de Chris Claremont, auteur du comics Days of Future Past) et la renaissance filmique de ses figures mythiques. Le contexte aidant, on n'espère dès lors qu'une seule chose pour Hugh Jackman/Wolverine, ce qu'une tonne de tweets répondaient à sa question « Qu'attendez vous pour mes deux dernières apparitions ? » : Vas-y, Hugue, enfile le masque !

François Rey












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Image :
Identique à l'image du précédent Blu Ray. Les scènes rajoutées pour se Rogue Cut ont bénéficié d'un traitement équivalent, ne permettant absolument pas de distinguer les apports si l'on ne connaît pas le premier montage. Un plaisir donc de revoir cette explosion de couleurs, toujours en adéquation avec des noirs à la tenue magnifique et solide lors de la grande scène d'action précédant l'arrivée de Rogue.

 


Son :
De même que pour l'image, le son reste un monument de perfection sonore comme on l'en voit rarement sur des films jouant dans la même cour. On sent que l'équipe technique a donné de sa personne, notamment John Ottman, qui du recomposer une scène et l'enregistrer en seulement quelques jours, après que Singer le lui ai demandé. Un tour de force digne de James Horner sur Aliens.

 


Interactivité :
Comme pour les films de Peter Jackson, si vous voulez tout, il faudra tout acheter ! Toute l'interactivité de la première édition a disparu pour laisser place à un très intéressant documentaire et une rencontre avec les acteurs. Mutant vs Machine : Le Making-of, grand absent de la première version, revient sur l'intégralité de la conception du film, du choix de l'histoire à traiter après X-Men 3 et des personnages à présenter ou de la conception de l'univers sonore. On rejoint le niveau du doc présent sur X-Men Le Commencement. X-Men Unguarded : Table-Ronde avec les acteurs et le réalisateur, permet dans une ambiance sympathique de revenir sur les motivations des acteurs et de leurs personnages ainsi que sur l'évolution de la saga et sa perception depuis le premier opus. Ajoutez à cela deux commentaires audio, Singer et Ottman sur le Rogue Cut, ainsi que Singer et le producteur Simon Kinberg sur la version ciné, et vous obtenez le complément parfait à l'édition 2014 pour obtenir le 6/6.

Liste des bonus : Mutant vs Machine : Le Making-of : (53'), X-Men Unguarded : Table-Ronde avec les acteurs et le réalisateur (30'), Galeries, Les 4 Fantastiques : Les premières images.

 
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