FIRESTORM
Fung Bou - Hong-Kong - 2013
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Firestorm »
Genre : Action, Policier
Réalisateur : Alan Yuen
Musique : Peter Kam
Image : 2.35 16/9
Son : Français et Cantonais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 109 minutes
Distributeur : HK Vidéo
Date de sortie : 8 septembre 2015
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Firestorm »
portoflio
LE PITCH
Alors qu’une tornade approche, un redoutable gang de braqueurs ultra violents ridiculise la police lors de chaque opération. Pour l’inspecteur Lui, il est tend de franchir les limites imposées par la loi pour les arrêter.
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Peur sur la ville

Peu habitué des écrans de cinéma, Alan Yuen réunit un cast de haut niveau pour mettre une fois de plus Hong Kong à feu et à sang dans un blockbuster comme seul les Hongkongais ont la recette...ou du moins n'hésitent pas l'utiliser.

Considéré comme un blockbuster en 2013, Firestorm n'échappe pas aux clichés made in Hong Kong s'appliquant aux films de cette envergure. Le principal restant de réunir un cast en provenance de la A-list et de ne pas lésiner sur les effets pyrotechniques. Partant d'une idée en somme basique mais toujours efficace pour un caper movie (un policier hard-boiled contre des braqueurs ultra équipé), Firestorm devient vite un film de destruction massive doublé de ficelles scénaristiques difficiles à digérer. Aucun doute, Alan Yuen connaît ses classiques occidentaux et s'en est largement inspiré, principalement Heat tant les personnages d'Andy Lau et Gordon Lam rappellent Vincent Hanna et Neil McCauley, (braquages de fourgons, scène du restaurant, réplique expliquant qu'à choisir entre un ami coupable ou un innocent inconnu, c'est l'ami qui finira sur le trottoir) mais n'est pas Michael Mann qui veut. C'est le gros handicap du film : vouloir donner une profondeur et des motivations à ses personnages sans prendre le temps de les développer, afin de se donner un peu plus de « crédibilité artistique » et de ne pas se revendiquer comme un Michael Bay chinois. Autant le réal de Bad Boys II reste un bourrin invétéré, autant il ne s'en est jamais caché et l'a toujours assumé. C'est ce qui fait défaut à Alan Yuen : une hésitation constante entre polar intimiste et une débauche d'explosions, et de fusillades au body count à rendre jaloux n'importe quel réal d'action américain des 80's. Pour autant, impossible de lui jeter la pierre, tant on sent la générosité envers le spectateur dans chaque plan.

 

HK Connection


Si les défauts sont assez symptomatiques du ce cinéma (personnages débarquant dans l'intrigue juste avant d'avoir une utilité, scènes dramatiques sans intérêt autre que de vouloir se donner une profondeur superficielle, SFX au rabais), il faut aussi en reconnaître les qualités que seul le cinéma chinois a toujours affiché, à savoir un rythme sans relâche et une action toujours plus grandissante en terme de générosité et d'efficacité. Gordon Lam et Andy Lau y donnent de leur personne, même si ce dernier devient de moins en moins convaincant en termes d'action. Considéré comme le Tom Cruise chinois, la star est très loin de ses jeunes années et chacune de ses scènes d'action perdent en crédibilité (Lam n'est pas beaucoup plus jeune, mais sa doublure plus discrète). Difficile donc de bouder un tel spectacle et une telle débauche d'action. Tout autant difficile de faire l'impasse sur ses trous scénaristiques. Firestorm, à l'image de sa tempête annoncée qui n'arrive que métaphoriquement, cumule donc les bonnes intentions, mais laisse son spectateur cruellement sur sa faim.

François Rey








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Image :
Compression parfaite pour une photo sans charme et identité mais techniquement irréprochable. Contrastes appuyés, colorimétrie rayonnante, noirs d'une solidité à toute épreuve, profondeur de champ d'une netteté incroyable... Le cahier des charges est parfaitement rempli. Bémol cependant : avec une telle qualité d'images, les SFX ultra cheap en ressortent encore plus ridicules ! Impossible de croire à la moindre explosion, fusillade ou incrustation....et elles sont nombreuses ! Un retour de vague pour une image qui aurait presque gagnée à être moins propre.

 


Son :
Sans surprise, la piste française, malgré un DTS HD 5.1, manque de pêche par rapport à sa voisine chinoise, malgré un doublage crédible à défaut d'être convaincant. La piste chinoise est plus relevée mais l'on retrouvera le même défaut sur les deux : le canal destiné aux dialogues reste faible par rapports aux autres. Une volonté artistique de mettre en avant les effets sonores ? Difficile d'en douter.

Liste des bonus : Galerie, Bandes annonces.

 
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