NIGHTMARE IN WAX
Etats-Unis - 1969
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Genre : Horreur
Réalisateur : Bud Townsend
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais mono
Sous-titre : Français
Durée : 96 minutes
Distributeur : Bach Films
Date de sortie : 15 septembre 2016
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Nightmare in Wax »
portoflio
LE PITCH
Le conservateur défiguré d’un musée de cire assassine ses ennemis et expose leur cadavre dans sa galerie.
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piège fondu

Parmi les mythes récurrents du cinéma d'horreur, il y a la figure du musée de cire, avec ses mannequins trop ressemblants pour être honnêtes, restes d'anciennes victimes ou monstres prêts à prendre vie. Sans doute pas le plus célèbre, Nightmare in Wax offre une visite plaisante pour un ticket pas franchement prohibitif.

Ne le cachons pas longtemps, Nightmare in Wax n'a absolument rien d'une petite pépite du genre oublié. Déjà bien marqué par quelques authentiques réussites allant de L'Homme au masque de cire avec Vincent Price (André de Toth, 1953), Crimes au musée des horreurs (1959), le remake House of Wax (2005) sans oublier bien entendu le diptyque festif Waxwork (Anthony Hickox, 1998 et 1992), la figure même d'une découverte périlleuse d'une attraction de ce type est largement balisée. Pas évident de s'y faire une place, surtout lorsque les moyens alloués sont méchamment ric-rac et que le réalisateur en charge des opérations, Bud Townsend, n'affiche pas franchement un sens du rythme imparable. Venu de la télévision et en particulier de la série Les Aventuriers du Far-West, le petit artisan aura uniquement marqué les esprits pour son Alice in Wonderland : A Musical Porno, proposition totalement délurée et improbable du monde de Lewis Caroll.

 

cire parfumée


Ici il tente bien de travailler un tant soit peu ses lumières, jouant sur quelques filtres de couleurs bien pétantes et des dispositifs scéniques gothiques, à rapprocher des classiques de la Hammer, mais sa plus belle idée est sans aucun doute de s'être installé dans le décor réel du Hollywood Wax Museum de Los Angeles. Un cadre évocateur qui lui permet de faire apparaitre des silhouettes de Rudolph Valentino, Brigitte Bardo, Garry Cooper ou Clark Gable sans augmentation du tarif. On image la même chose tournée en France au Grévin avec Kev Adams et Céline Dion... Brrr. Un parallèle amusant qui se couple avec un fétichiste des créations de cire qui mène sa vengeance justement dans le petit monde du cinéma et du cheptel Parangon Pictures, en l'occurence réel producteur de l'objet. Mais cette mise en abyme n'ira jamais bien loin, mais s'amuse tout de même à décrire un système de production tout à fait adepte de la promotion canapé. Entre deux épisodes d'une enquête pachydermique d'un détective peu concerné, Nightmare in Wax laisse toute place à l'écran à la délicieuse pin-up Anne Helm (L'épée enchantée) pour jouer une scream-girl tout à fait convaincante, et surtout à la pointure Cameron Mitchell, habitué des seconds rôles dans nombres de westerns hollywoodiens et tête d'affiche d'exploitation italienne (6 femmes pour l'assassin) qui creuse encore sa figure de sociopathe sadique, machiavélique et torturé. Sans doute aurait-il été plus convaincant si le costumier ne l'avait pas affublé d'une cape noire, d'un bandeau sur l'œil et d'une cicatrice (foirée) sur la joue gauche... Ho mais c'est Albator ! Difficile de prendre ce Nightmare in Wax au sérieux, surtout lorsque le script s'achève en eau-de-boudin avec la révélation la plus pathétique du monde : en fait, tout cela n'était qu'un rêve !

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Petit film d'exploitation qui ressort d'une vieille étagère et de toute façon, à priori, même pas disponible à l'ère VHS (c'est dire), Nightmare in Wax n'a pas forcément les moyens de faire le malin en DVD. La copie est forcément bien abimée, le piqué est en berne, malmené par un filtre sans doute plaqué pour anéantir un grain neigeux malade. Pas la teuf ? Et pourtant, les couleurs sont bel et bien là, pimpantes, les contrastes tiennent le coup et les noirs maitrisent la situation.

 


Son :
Pas de version française mais uniquement la version originale lâchée dans son mono d'origine. L'écoute est assez correcte, même si clairement à de nombreuses reprises les dialogues et la mesure saturent.

 


Interactivité :

Pas de présentation de la pelloche par un spécialiste dégotté dans les couloirs, du coup Bach Films nous ressort le court métrage produit par ses soins : Paris by Night of the Living Dead. Un segment sympa de dix minutes, un peu foutraque qui avait déjà eu les honneurs de son propre disque (avec plein de bonus) et quelques apparitions comme simple supplément. Bon, on commence a en avoir fait le tour quand même...

Liste des bonus : Court métrage : « Paris by Night of the Living Dead » (2009, 12').

 
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