STAR TREK SANS LIMITES
Star Trek Beyond - Etats-Unis - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Star Trek Sans Limites »
Réalisateur : Justin Lin
Musique : Michael Giacchino
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos 7.1.4 Anglais, Dolby Digital 5.1 français, allemand, italien…
Sous-titre : Français, anglais, allemand, italien…
Durée : 122 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 17 décembre 2016
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Star Trek Sans Limites »
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site officiel
LE PITCH
Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l'espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.
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live long and prosper

En France, Star Trek n'a jamais eu très bonne presse, arrivé bien trop tard à la télévision et cantonné dans l'esprit collectif à un Star Wars en pyjama. Le faux reboot de 2009 et sa suite, avait cajolé les adeptes du modernisme, mais maintenant que la licence revient aux fondamentaux, étrangement les soutiens s'effritent.

Cela a sans doute échappé à la plupart des spectateurs français, mais Star Trek fête cette année ses 50 ans d'existence. Une longévité admirable, et d'autant plus appréciable, que malgré plus d'une dizaine de films, six série tv et des tonnes de produits dérivées, la licence continue d'explorer un futur complexe, parfois inquiétant, mais toujours porté par l'idéal de Gene Roddenberry. Une vision lumineuse, pleine d'espoir et de fraternité, qui était peut-être un peu moins palpable dans les deux films de J.J. Abrams, surtout occupé à moderniser l'équipage du Capitaine Kirk et le booster aux canons du divertissement moderne. Mais ce dernier étant parti du coté de Star Wars et n'officiant plus ici que comme producteur, c'est désormais Justin Lin qui se charge de conter le grand voyage intersidéral de l'Enterprise. Un réalisateur que l'on n'attendait pas forcément sur un tel univers, bien loin de ses bêtises motorisées et bodybuildés de Fast & Furious (4 opus au compteur tout de même), et qui pourtant déborde constamment d'un amour manifeste pour la série des 60's. Retour à des costumes légèrement plus simplistes (les fameux pyjamas), intérieurs du vaisseau plus épurés et lumineux, voyage sur des planètes reconstituées essentiellement en dur, entre kitch et direction artistique impressionnantes, Justin Lin offre un mariage peu aisé, et pourtant assez équilibré entre le regard contemporain (quelques auto-vannes au second degré) et un retour aux sources, se débarrassant des oripeaux dépressifs d'Into Darkness. Des choix à priori pas vraiment aux goûts de tous le monde, tant le pauvre Star Trek Sans Limites s'est cassé les dents sur une critique assassine et des spectateurs déboussolés par ce revirement vers un space opera décontracté et agréablement optimiste.

 

reculer pour mieux sauter ?


Il n'est pas le seul incriminé, puisque c'est clairement là aussi l'enjeu du scénario co-rédigé par Doug Jung et Simon Pegg (interprète de l'écossais Scotty mais aussi auteur de Shaun of the Dead ou Hot Fuzz) qui s'intéresse pour la première fois de cette trilogie au vrai voyage vers "l'ultime frontière". Un scénario souvent très malin, en particulier dans son travail de réorganisation de l'équilibre entre les membres du célèbres équipage, avec ses dialogues réjouissants, mais qui a dû subir des délais assez hasardeux, se réinventer en urgence... Malheureusement cela se sent dans ses enjeux resserrés, son besoin d'en balancer plein la vue au détriment d'une vraie construction dramatique, mais aussi ce twist final, bien amené, mais qui du coup transforme un voyage aux confins de l'univers, en aller-retour toujours glué à l'espèce humaine. Non, Star Trek Sans Limites n'est pas parfais, loin de là, mais à quelques mois seulement de la sortie ultra commentée d'un Star Wars Le Réveil de la Force, on peut s'étonner que ceux qui se sont tant emballés devant un retour agréable mais terriblement impersonnel et sans risque, n'ont pas été capables d'observer qu'ici Justin Lin réussit à filmer de trois manières totalement inédites le décollage de l'Enterprise (avec 50 ans d'existence, il fallait le faire !), ne perd jamais de vue la logique de la trinité Kirk / Spock / McCoy tout en la malmenant sans cesse, donne des motivations crédibles et humaines à un Krall pourtant peu charismatique au départ et surtout achève le tout avec une charge ininterrompue d'une trentaine de minute, lancée par un Sabotage endiablé (et tellement drôle !) des Beastie Boys ! Et certains ont jugé cet opus sans risque ? En termes de technique, on leur conseillera de revoir la bataille tridimensionnelle de Yorktown (la base spatiale gigantesque). En terme d'écriture, d'observer la manière aussi naturelle que brillante d'illustrer l'homosexualité de Sulu. Pour les vrais fans de Star Trek, Sans limites ne peut qu'être un coup de cœur.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Une fois encore la Paramount fournit un transfert 1080p reluisant pour son dernier long métrage Star Trek. Si visuellement le troisième se montre moins sombre et texturés que les deux précédents, revenant une fois encore au lissé de la série d'origine, le Bluray le soutient de bout en bout, accentuant constamment les contrastes, la puissance des bleus (le vaisseau) ou des rouges (la planète principale) sans jamais oublier le naturel des visages. Le piqué n'est pas en reste avec une profondeur impressionnante et idéale pour donner corps à un tel space opera, et un niveau de détail sans surprise, mais digne du blockbuster de 2016 qu'il est. Du travail de pro.

 


Son :
Toujours pas de DTS HD Master Audio au programme, mais un Dolby Atmos 7.1.4 tout à fait équivalent pour la version anglaise. Les petits bips rétros résonnent avec légèreté, les batailles spatiales déploient une puissance considérable reposant sur une dynamique péchue et une spatialisation ample et maitrisé, sans jamais perdre de vue les dialogues, tout aussi vibrants. Une piste sonore diablement efficace, spectaculaire même, où vient se loger avec emphase la troisième partie de la symphonie spatiale de Michael Giacchino.
Dommage que les différentes versions doublées (français compris) ne puissent se pavaner avec une telle énergie, devant se contenter d'un Dolby Digital 5.1 bien daté.

 


Interactivité :
Comme pour Into Darkness, les fans américain de Star Trek ont dû courir après les différentes éditions du film (en vente exclusive dans certaines enseignes) pour dégotter l'intégralité des suppléments. A contrario de Into Darkness, cette fois ci le spectateur français n'a plus à faire d'efforts pour mettre la main sur le second disque bonus Bluray. Bonne nouvelle donc, surtout que le programme découpé en multiples featurettes et qui s'étale sur les deux galettes ne constitue en définitive qu'un seul et unique making of chapitré d'une longueur conséquente. Grosse production oblige, le propos est régulièrement un peu promotionnel (surtout J.J. Abrams), mais fait l'effort constant d'aborder des thèmes variés (changement de réalisateur, effets spéciaux, décors réels, retour des acteurs, maquillages, tournage de certaines séquences...) avec systématiquement les interventions du cast, mais aussi de nombreux techniciens. Le chapitre le plus réussi étant clairement celui réservé au compositeur, interviewé par son fils, qui analyse frontalement son travail sur les thèmes et les sonorités de la licence Star Trek et des deux films précédents. Là où le documentaire séduit le plus reste dans ses aspérité, lorsque l'on observe discrètement les deux scénaristes en train de revoir leur copie à même le plateau de tournage, où lorsque certains acteurs évoquent la pertinence humaniste de l'univers Star Trek.
A cela s'ajoute deux scènes coupées peu passionnantes, un clip, et un bêtisier bien sympa.

Liste des bonus : Scènes inédites / Au-delà des ténèbres / Pilotage de l'enterprise / Divisés et vaincus / Un goût tordu pour la vengeance / Randonnée dans le désert / Exploration de mondes nouveaux et étranges / Nouvelle vie, nouvelles civilisations / Une vie longue et prospère / Pour Leonard et Anton / Bêtisier / Le monde est petit / La bataille de Yorktown / Bien équipé / Phaseurs réglés sur renversant / Reparé / Des coups et des cris / Visuellement efficace / Clip musical Sledgehammer / Bandes annonces.

 
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