ASH VS EVIL DEAD SAISON 1
Etats-Unis - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
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Musique : Joseph LoDuca
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais Dolby True HD 7.1, Français DTS 5.1
Sous-titre : Français, Néerlandais, Anglais…
Durée : 310 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 16 décembre 2016
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Ash Williams, ex-tueur de démons, vient de passer ses 30 dernières années à vivre dans un camping-car et à bosser comme vendeur dans un magasin. Mais un soir, fortement alcoolisé, il fait l’erreur de lire le Nécronomicon qui fait revenir les Cadavéreux… Ash doit reprendre du service pour sauver le monde, mais cette fois, il n'est plus seul pour combattre les forces du Mal. Il sera aidé de Pablo et Kelly, deux vendeurs du magasin où il travaille…
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ash ou crève...

Attendu la bave aux lèvres par toute une communauté de fans de la mythique saga horrifique des années 80-90, la suite des aventures d'Evil Dead a fini par enfin se dévoiler devant nos yeux ébahis. D'abord annoncé à de multiples reprises comme un long-métrage séquelle du troisième opus cinéma (Army of Darkness), et après l'arrivée du très bon remake réalisé par Fede Alvarez, c'est finalement sur le petit écran et par la bonne volonté de la chaîne Starz que l'inoxydable Ash allait de nouveau démastiquer du démon. Youpi !

La première saison d'Ash vs Evil Dead, débarquait donc un 31 octobre 2015 sur les écrans américains (début 2016 en France). Sam Raimi, créateur et réalisateur de la saga horrifico-foldingue originale, devenu depuis cinéaste respectable et respecté, rempile sur le show en tant que grand manitou renfermant dans sa besace : scénario, production et réalisation de l'épisode pilote. Devant la caméra, Bruce Campbell est lui aussi au rendez-vous, armé de sa tronçonneuse et de son canon scié, tandis que le troisième larron historique, Robert G. Tappert, accompagne ses comparses à la production. Bref, un plateau en or pour une résurrection optimale, une véritable récréation et un bain de jouvence horrifique pour les amateurs. Dix épisodes assez resserrés de 25 à 40 minutes étaient offerts en pâture aux fans hystériques. Et la claque était immédiate !
Longtemps fantasmé, le retour d'Ash Williams, personnage à la coolitude assumée, prend le partie de respecter l'âge avancé de son interprète. Plusieurs dizaines d'années après le troisième Evil Dead, Ash est devenu un vendeur alcoolo et plutôt minable, qui vit dans un camping-car. Un looser en puissance. Telle une réminiscence de son passé de buteur de démons, il conserve précieusement le Necronomicon, censé constituer une porte d'entrée vers les enfers. Et évidemment, son manque total de discernement va lui faire déchaîner à nouveau les forces du mal de manière totalement involontaire et maladroite.

 

saint avery


Comme si l'attelage des forces vives de la trilogie initiale était le gage d'un retour aux valeurs et à l'efficacité de la saga, cette première saison d'Ash vs Evil Dead renoue avec toutes les particularités propres qui en faisaient tout le sel. La série s'ouvre sur un pilote absolument brillantissime. Scènes horrifiques, effets spéciaux à l'ancienne déments, comédie et esprit cartoonesque sont les composantes d'un show ouvertement cool et sanglant... très sanglant. Les amateurs de débordements gores seront aux anges, puisque les personnages, Ash étant épaulé dans sa croisade par deux jeunes comparses à la fois éberlués et volontaires, ainsi que par la divine Lucy Lawless (Xena la guerrière en personne, déjà cornaqué par Sam Raimi), ne loupent pas une occasion de débiter du démon avec force de démembrements, d'explosions de boîtes crâniennes et autres démastiquages en règle. Même si les dix épisodes de la première livraison ne sont pas tous égaux en terme de qualité - aucun n'atteindra même l'excellence du pilote - , la durée courte de chacun d'entre eux, la résurgence de symboles forts des films (les armes d'Ash, la voiture, la cabane dans les bois), les cadrages tarabiscotés et la générosité (et liberté créative) de l'entreprise ne peuvent que susciter une sympathie et une adhésion certaine à la série. C'est bien simple, Sam Raimi et les concepteurs du show n'ont semble-t-il pas eu de limites pour faire renaître "l'esprit Evil Dead". En résulte dix premiers épisodes pas toujours très fins et ambitieux, mais incontestablement honnêtes et respectueux du matériau d'origine.

Une deuxième saison a déjà été diffusée aux USA, et une troisième a été annoncée. Reste à savoir si la folie furieuse d'Evil Dead continuera à tenir ses promesses sur la durée...

Nicolas Mouchel






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Image :
Forcément, esthétiquement la série tranche immédiatement avec la matière, le relief et les sensations provoquées par la trilogie cinématographique et ses sources pelliculées. Le numérique est ici bien évidement une question économique, mais le résultat très lisse et pure, n'en reste pas moins de belle tenue avec ses couleurs contrastées, ses noirs prégnants et son piqué terriblement précis. Des masters très pro, manquant parfois d'un peu de relief sur les arrières plans, mais là encore c'est une question de tournage digital.

 


Son :
Autrefois capturés dans des monos ou des stéréos bien de leurss époque, les films se font par contre damer le pion par la suite télévisée tant les mixages Dolby TrueHD 7.1 dépassent largement les attentes, se laissant littéralement emporter par la mise en scène endiablée de Sam Raimi et les possessions jubilatoires. Dynamique, ample, musclé, percutant, l'ensemble pourrait jouer un peu plus sur les détails, mais franchement pour un programme télé ça envoie du lourd.

 


Interactivité :
Après des années d'attentes, voir débarquer enfin la suite des aventures de Ash (et qu'elle soit à la télévision ne gâche rien), reste un petit évènement pour les nombreux fans de la saga... sauf qu'a regarder les pauvres petits bonus vidéos présents sur la seconde galette, on a l'impression que tout le monde s'en fout. Un petit montage vidéo promotionnel, un thème inutile sur les vilains Deadite et une succession de featurette de 2 minutes au mieux sur chaque épisode et c'est fini. Franchement triste. Où est le super documentaire sur la grande histoire d'Evil Dead ou le making of suivant pas à pas la confection d'un pilote renversant ? Nulle-part en fait.
Même si cela ne rattrape pas l'impair, la production s'est tout de même fendue d'un déluge de commentaires audio pour venir (enfin) délivrer d'authentiques infos sur le show. Chaque épisode est donc accompagné de sa prestation sonore avec tour à tour les producteurs, les réalisateurs, le scénariste et/ou les acteurs. On passe donc de grands moments de connivences, avec anecdotes amusées, à quelques vrais réflexions sur les choix scénaristiques ou l'orientation même d'une telle série sur la télévision actuelle. Bien entendu, le commentaire audio indispensable reste celui du pilote, permettant à l'équipe des films de raconter les multiples versions du projet Evil Dead 4. Et certaines sont justes hallucinantes.

Nathanaël Bouton-Drouard

Liste des bonus : Commentaires audio de chaque épisode par les acteurs et producteurs, Les coulisses de la série (15'), Comment tuer une deadite (2'), Le best of (1').

 
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