TERMINATOR RENAISSANCE
Terminator Salvation - Etats-Unis - 2009
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Terminator Renaissance »
Réalisateur : McG
Musique : Danny Elfman
Image : 2.35 16/9
Son : Français et Anglais en DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français, Anglais et divers
Date de sortie : 19 novembre 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Terminator Renaissance »
portoflio
LE PITCH
En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé...
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John s'en va-t-en guerre

Le très humble et non moins réussi Terminator 3 nous avait appris à nous méfier des a priori. C'est donc vierge de tout optimisme et de toute inquiétude que nous avons entamé la projection de Terminator Renaissance, premier volet autoproclamé d'une nouvelle trilogie dérivée des chefs-d'œuvre de James Cameron.

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que McG, jusqu'ici connu pour avoir réalisé les deux Charlie's Angels et produit la série Supernatural, s'efforce d'affiche une véritable déférence vis-à-vis de ses aînés. La charte graphique de la saga répond dans l'ensemble présent, en dépit d'un ton légèrement édulcoré en comparaison des brefs flashbacks de Kyle Reese dans le premier épisode. S'il ne parvient pas à retranscrire la misère humaine dans ces lendemains d'Apocalypse (un peu plus de mendiants et de crânes éparpillés n'auraient sans doute pas fait de mal), le cinéaste développe un véritable fantasme de fan : un film de guerre pur et dur, avec ce qu'il faut d'espionnage, d'escarmouches et de stratégies militaires, situé dans l'univers de Cameron. En cela, Terminator Renaissance en donne pour son argent, le spectacle atteignant souvent une intensité rarement atteinte dans un blockbuster, culminant en une poursuite en camion tout droit héritée de Mad Max 2. Un morceau de bravoure généreux, qui bénéficie comme la majorité du métrage des partis-pris de mise en scène inattendus de McG. Visiblement traumatisé par Les Fils de l'homme, le réalisateur accumule les plans-séquences impossibles, s'évertuant à capter sans coupure, et à épaule de soldat, toute l'étendue du chaos. En résultent quelques belles prouesses techniques, qui bien que débarrassé de la résonnance thématique du travail d'Alfonso Cuaron (la réflexion autour du point de vue et de la temporalité, notamment), devraient enfin calmer ceux qui ne jurent déjà plus que par les pitreries épileptiques de Transformers.

 

La mauvaise histoire

 

Largement à la hauteur sur la forme, jusque dans un combat final tendu comme un arc entre John Connor et un prototype de T-800, Terminator Renaissance déçoit toutefois dans ses options narratives. Tandis que Terminator 3 parvenait à saisir son public en comprimant au maximum une intrigue à très grande échelle (le film se déroulait en quinze heures et aboutissait à la disparition de cinq milliards d'êtres humains), et en caractérisant ses héros au cœur même de l'action, le film de McG se contente de visualiser des événements déjà connus de tous depuis le premier opus, en 1985. Pire, il sacrifie le couple vedette de T3 (la Kate Brewster de Bryce Dallas Howard est ici à des années-lumière de la combattante personnifiée par Claire Danes, et John Connor est émotionnellement absent) au profit d'un personnage certes passionnant (et interprété par un Sam Worthington promis à une carrière de star), mais artificiellement greffé au dernier acte. De fait, Renaissance n'a peut-être pas choisi de raconter la bonne histoire, et s'est de surcroît empêtré dans quelques chemins de traverse incohérents. En espérant que les trente minutes incluses dans le futur Blu-Ray nous contredisent, comblent lesdites invraisemblances (impossibles, pour certaines) et donnent un peu de relief à une galerie de personnages globalement inerte, on peut sans rougir jubiler à la vision de ce spectacle de S.F. adulte et graphiquement ambitieux, tel que le cinéma hollywoodien n'en produit que trop rarement.

Alexandre Poncet

 

 

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Image :

Shane Hurlbut, le directeur de la photographie sur lequel Christian Bale avait gentiment pesté sur le plateau de Terminator Renaissance, a aujourd'hui sa vengeance : si le jeu de l'acteur se montre très perfectible, l'image de T4 resplendit littéralement en Blu-Ray. La lumière est saisissante, notamment lors des nombreuses séquences de désert, les contrastes sont puissants et le grain de pellicule est délectable, de même que le niveau de détail, vraiment saisissant sur les visages. La copie, la compression, tout est ici absolument parfait.

 

Son :

Dommage que Danny Elfman ne se soit pas trop écorché le haricot en écrivant la musique de Terminator 4, puisque sa musique est très largement mise en avant dans les mixages DTS-HD 5.1 de ce disque. Oui, les mixages et non le mixage, car ici, la version française a droit au même traitement de faveur que la VO, chose rare sur le support. Les bruitages sont également à la fête, tout particulièrement lors de la séquence centrale du Harvester, ou pendant les plans séquences de l'hélicoptère et de l'évasion de Marcus Wright, où les balles sifflantes fusent à travers toute la matrice 5.1. De la très belle ouvrage.

 

Interactivité :

C'est désormais une tradition : un épisode de Terminator ne peut se passer d'une édition collector en DVD, et à plus forte raison en Blu-Ray. Outre les nombreuses featurettes annexes explorant la genèse du script, les nouveaux designs, les cascades, les effets spéciaux ou la création d'un Arnold Schwarzenegger numérique (plusieurs heures, rien que pour cela), ce Blu-Ray propose une option Expérience Ultime, durant laquelle le réalisateur McG commente le film de manière réellement novatrice. Debout au milieu de deux écrans, le cinéaste pointe du doigt certains détails, rembobine la bande si nécessaire, effectue des ralentis ou des arrêts sur image, lance des images de tournage, s'appuie sur des designs... Seule une poignée de scènes centrales (dont tous les plans-séquences) sont ici commentés, mais le bonus pointe quand même à plus de 2h10 de visionnage, soit davantage que le film lui-même ! Un supplément très agréable donc, bien que parfois plombé par le populisme du metteur en scène ("cette scène était un hommage aux pompiers du 11 septembre"), qui ouvre tout un champ de possibilités pour les futurs collectors Haute Définition. A commencer, pourquoi pas, par celui d'Avatar de James Cameron ?

 

Liste des Bonus : Commentaire vidéo / Picture-In-Picture, Making of, Featurettes, Versions Cinéma et Director's Cut, Clip Vidéo, Bandes-annonces.

 
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