DRAGON BALL EVOLUTION
USA - 2009
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Dragon Ball Evolution »
Réalisateur : James Wong
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, DTS 5.1 français, italien, espagnol
Sous-titre : Français, anglais, italien, espagnol
Date de sortie : 28 octobre 2009
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Dragon Ball Evolution »
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site officiel
LE PITCH
Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des forces maléfiques. Pour s'en prémunir, sept sages créèrent les boules de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d'exception est capable d'empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le jour de ses 18 ans que son destin est très loin de ce qu'il avait imaginé.
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Les grosses boulles

Personne ne voulait en entendre parler, et pourtant ils l'ont fait. Preuve une fois encore que les studios ricains ne piffrent pas un mot de l'énergie orientale, l'Evolution tourne ici à la régression totale.

Peu de mangas peuvent se vanter de connaître une telle longévité avec un succès jamais sur la pente descendante. Depuis 1984, Dragon Ball fait la fortune d'Akira Toriyama et le bonheur des lecteurs de BD, des amateurs d'anime et des accros de jeux vidéo. Une aura qui avait depuis longtemps déjà attiré comme des abeilles les studios hollywoodiens. Là où des projets de films live aussi ridicules qu'Akira, Sailor Moon ou Ghost in the Shell ont fini par tomber dans les abîmes du « devellopement hell », celui de Dragon Ball a malheureusement résisté à toutes les tempêtes... Sauf qu'au passage le projet est bien loin de l'œuvre culte, et plus près de la série Z. Impossible de reconnaître ici l'univers du manga, se résumant à un peu de gel dans les cheveux et quelques coccinelles (la voiture, pas l'insecte), ni le charmant récit inspiré de la légende du Dieu Singe. Pour le coup, Son Goku devient un ado fadasse trituré par ses hormone, Chi Chi une passade inutile et Bulma une sidekick gonflante. Que dire alors du pauvre James Marster (Spike dans Buffy) affublé d'un maquillage verdâtre digne des Power Rangers, et obligé de froncer les sourcils pour signifier sa méchanceté ?

 

sur un nuage

 

En tête d'affiche donc, des acteurs largués en pleine nature, aussi charismatiques qu'une meute de morses où surnage facilement un Chow Yun Fat (dans la défroque tahitienne de Tortue Géniale) aussi amusant qu'amusé. Bouclé en tout juste 80 minutes, le métrage ne laisse rien ni personne prendre son essor dans ce film d'aventure sans envergure ni respect pour quoi que ce soit. Naïvement, on comptait au moins sur la réalisation pour rattraper le coup. Seul cinéaste à avoir rendu un minimum de sa superbe a Jet Li dans The One et amuseur malin a l'origine des Destination Finale (sans compter parmi les meilleurs épisodes des X-Files et de Millenium), James Wong semble totalement désemparé ici. S'avouant lui-même totalement étranger a ces délires de super héros nippons, il aligne des cadrages inconstants au possible, des champs / contre-champs laborieux et de rares combats (mal chorégraphiés) avec l'énergie d'une enclume. Le constat est sans appel : Dragonball Evolution est autant un sacrilège qu'une purge cinématographique.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Couleurs flashy qui piquent les yeux et contrastes façon pop art foire font les belles heures de la HD. A l'image d'un certain Speed Racer, le bébé inavouable de la Fox apparaît avec un master étincelant. Les couleurs sont éclatantes, le piqué d'une rare précision et l'effet de relief se fait agréablement sentir. Petit problème, une telle performance souligne immanquablement les tares du film : des effets composites de mauvais goût aux images de synthèse à la ramasse.

 

Son :
Dommage qu'il ne se passe pas grand chose a l'écran puisque le mixage sonore anglais DTS HD Master Audio 5.1 se révèle d'excellente facture. Sollicité mais pas forcement pour les bonnes raisons, la piste reste tout de même on ne peut plus dynamiques et claire, jouant les gros bras avec autant de subtilité que les images le permettent. Pourvu d'un simple DTS à l'ancienne, le doublage français se montre moins solide, mais aurait fait fureur sur un DVD.

 

Interactivité :
Il ne fallait pas compter sur une rétrospective documentée sur l'intégralité de la saga et son auteur. Même au travers des courtes featurettes à destination du jeune public, le nom de Toriyama n'est jamais évoqué. Les bonus se contentent de montrer à quel point les jeunes acteurs sont cool et le film hype, et ne paraissent d'aucun intérêt. Idem pour les scènes coupées (aussi réussies que le métrage final) et le petit jeu interactif parfaitement idiot.

Liste des bonus : 8 scènes coupées, 8 scènes coupées, L'entraînement de Goku, Fox Movie Channel Presente : La réalisation d'une scène, Fox Movie Channel Presente : La vie après l'école avec Justin Chatwin, Le bêtisier, Brian Anthony le clip de Worked Up, Jeu : La chasse au trésor de Goku, bandes-annonces

 
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