JOHNNY ENGLISH CONTRE-ATTAQUE
Johnny English Strikes Again - Royaume-Uni - 2018
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Johnny English contre-attaque »
Réalisateur : David Kerr
Musique : Howard Goodall
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 5.1, Français DTS 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 89 minutes
Distributeur : Studio Canal
Date de sortie : 13 février 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Johnny English contre-attaque »
portoflio
LE PITCH
Alors qu’une cyber-attaque révèle l’identité de tous les agents britanniques sous couverture, Johnny English devient le dernier espoir des services secrets. Rappelé de sa retraite, il plonge tête la première dans sa mission : découvrir qui est le génie du piratage qui se cache derrière ces attaques.
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Mister british

A l'heure où l'agent au célèbre double zéro se fait attendre, les citoyens du monde entier tremblent à l'idée que les plus rotors criminels psychopathes viennent annihiler le monde avec leurs méfaits diaboliques. N'ayez crainte, car à défaut de James Bond, la Grande-Bretagne nous envoie à nouveau son agent fond-de-tiroir au triple zéro : Johnny English.

Il a beau avoir voulu casser son image de comique burlesque en interprétant le très frenchy Commissaire Maigret dans la série du même nom ; Rowan Atkinson restera dans le cœur des plus anciens l'éternel Mister Bean et dans celui des plus jeunes d'entre nous : Johnny English. Second rôle exquis dans des films comme Quatre mariages et un enterrement ou Love Actually il a la capacité de voler à lui tout seul un film au détriment du reste du casting. Lorgnant sur les modèles que sont Charles Chaplin et Buster Keaton, l'acteur britannique a toujours visé l'exigence dans le comique de situation. Outre ses rôles qui l'ont rendu célèbre, on le découvre au début des années quatre-vingts dans la mythique série Black Adder (aka La vipère noire) avant de faire gondoler la terre entière dix ans plus tard dans son personnage d'égoïste irascible et maladroit qu'est son Mister Bean. Chef-d'œuvre d'humour télévisuel.

 

johnny bean


Quatorze épisodes et deux films plus tard en compagnie de son personnage fétiche, le sieur Atkinson tentera de rebondir avec beaucoup moins de panache et d'exigence cette fois en créant le personnage de Johnny English. Sorte de Frank Drebin des années 2000, son espion de sa majesté aussi incompétent que maladroit ne peut que souffrir de la comparaison. Mais semblant de rien, aussi inattendu que cela puisse être, nous en sommes déjà avec ce Johnny English contre-attaque à sa troisième aventure, faut dire que le gars a toujours la côte dans sa terre natale. Même s'il a tendance à s'essouffler, le film nous offre tout de même d'agréables trouvailles comme celle d'envoyer ce pauvre English enquêter sur le plus grand cyber criminel au monde quand lui sait à peine se servir d'un Smartphone. Le film fait de cette cocasserie des chocs générationnels et technologiques son fond de commerce. Voir Johnny English affublé d'un casque de réalité virtuelle marcher à l'aveugle dans les rues londoniennes provoquant chaos et destruction sur son passage en fait un gentil divertissement. Mais là où l'inventivité des célèbres ZAZ (les frères Zucker et Jim Abraham) faisait des éclats sur la série des Y a-t-il un flic où l'art de leur mise en scène au découpage soigné était capable de décupler l'aspect comique des situations (à l'instar d'un Blake Edwards sur The Party), la réalisation ici reste fonctionnelle se contentant d'illustrer les gesticulations et acrobaties de son acteur vedette.

Ne soyons pas vachards tout de même. On est conscient qu'en mettant un Johnny English 3 dans sa platine, celle-ci n'allait pas nous le transformer en comédie de l'année. Passé ce manque d'exigence, le film peut se regarder en ayant conscience qu'il sera oublié aussitôt après l'avoir vu. Pour peu que vous le regardiez avec des plus jeunes, vous pourrez même trouver le moment pas si désagréable et vous surprendre à sourire ça et là.

Cédric Lemaire




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Image :
De très bonne facture, le film comme tout transfert digital offre de superbes définitions dans les détails même dans les scènes en basse luminosité. Bien que de légères saturations de couleurs interviennent en divers endroits ce Johnny English tient mieux la route que les qualités d'espionnage de son personnage.

 


Son :
Très convainquant, il peut être très spatial dans les scènes d'action comme vrombissant dans les scènes de courses automobiles. Le 5.1 fait le job avec un bon équilibrage entre les diverses pistes. Après, le film n'exige pas non plus le maximum de vos enceintes.

Liste des bonus : Aucun

 
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