UN HOLD-UP EXTRAORDINAIRE
Gambit - Etats-Unis - 1966
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Un Hold-Up Extraordinaire »
Genre : Comédie
Réalisateur : Ronald Neame
Musique : Maurice Jarre
Image : 2.35 16/9
Son : Français et anglais DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 108 minutes
Distributeur : Elephant Films
Date de sortie : 28 février 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Un Hold-Up Extraordinaire »
portoflio
LE PITCH
Harry Tristan Dean est un voleur qui a un nouveau gros projet : s’introduire dans le musée d’un riche collectionneur et y dérober la célèbre sculpture de l’impératrice Lissu. Il s’agit d’une mission périlleuse, mais Dean a une autre corde à son arc : il va utiliser Nicole Chang, qui ressemble trait pour trait à la femme morte de Shahbandar et à l’impératrice Lissu…
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le casse classe

Petite sucrerie pas vraiment attendue sur support HD, ce Hold-up Extraordinaire plus connu sous le nom de son personnage principal Gambit, s'avère être la petite bouffée d'air frais du moment à caler dans entre deux super-héros qui pullulent les écrans.

1966 restera une grande année pour Michael Caine. L'année de son envol et de ses premiers rôles importants qui feront de lui l'un des acteurs britanniques les plus en vue de sa génération. Après Alfie, le dragueur et avant Mes funérailles à Berlin qu'il tourna dans le foulée, son rôle dans ce Hold -up extraordinaire assiéra son statut d'acteur stoïque mais classe en représentant international du flegme anglais qui lui sied à merveille. Sean Connery n'est pas seul. Face à lui, la pétillante Shirley Mac Laine lui tient la dragée haute. Elle n'en est pas non plus à ses débuts dans la comédie ; ses rôles dans les chefs d'œuvres de Billy Wilder La Garçonnière et Irma la Douce restent encore dans les mémoires. Ce duo est une grande idée du film, loin de se tirer la couverture, leur duo se complète et dynamise le film de bout en bout nous offrant des répliques et des situations savoureuses.

 

jeux de piste


Le scénario s'amuse lui aussi à brouiller les pistes et à balader le spectateur dans cette histoire de casse ; genre à lui tout seul. Le film s'ouvre sur sa première demi heure avec le braquage proprement dit qui comme dirait l'autre est «un plan qui se déroule sans accro», avant de faire marche arrière et de revenir au plan d'ouverture. Toute cette séquence n'était que le fantasme du casse tel que se l'imaginait le protagoniste principal (Caine). Les cartes ainsi brouillées laissent augurer que tout peut arriver, que les rôles et les situations s'inversent au bon vouloir des scénaristes. Alors que Caine s'imaginait play-boy et beau parleur face à une MacLaine mutique, il se retrouve face une comparse volubile, voire exaspérante, tandis que lui dans cette nouvelle réalité touche du bout des doigts la loose intégrale. A ce jeu de miroir Ronald Neame (connu pour son Aventure du Poseidon l'un des meilleurs films catastrophes au monde, si, si) s'amuse au jeu du manipulateur manipulé. Accompagné d'une partition un peu trop sage de Maurice Jarre, il signe un film succulent qui a fait son bonhomme de chemin pour atteindre son petit statut culte au royaume de sa majesté. Un remake de bonne facture vit même le jour en 2012 avec Colin Firth et Cameron Diaz et une nouvelle version se prépare pour l'année prochaine avec Chaning Tatum. Pas sûr que le charme britannique y survive cette fois-ci.

Coloré comme un musical, savoureux comme un bonbon, clinquant comme un bijou, ce film de casse à l'exotisme certain sera un plaisant divertissement de votre fin de journée comme un succulent dessert en fin de repas. Enjoy.

Cédric Lemaire




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Image :
Contrairement aux versions recadrées dans certains pays, Elephant nous propose un master dans son format original. Tourné en Techniscope, format aujourd'hui disparu, il avait la particularité de proposer au film un format cinémascope moins cher que celui utilisé par les majors. Ce format avait la particularité de déformer quelque peu les bords de l'image identifiable par une perte de grain. Le format respecté ici est ce qu'il y a de plus proche des conditions de visionnage de l'époque avec ses couleurs pimpantes et son respect de la pellicule.

 


Son :
Même si nous restons sur du 2.0, la piste son s'en sort très bien avec des voix claires et non saturées. Un léger souffle est perceptible sur la piste française mais elle est loin d'être gênante pendant le visionnage.

 


Interactivité :
Jovial et passionné, Julien Comelli revient sur la carrière du film en s'attardant sur son producteur international et méconnu Léo Fuchs et de son réalisateur Ronald Neame. Les bandes annonces de l'éditeur et une galerie photo complètent le programme.

Bonus : « Escrocs mais pas trop » : documentaire de Julien Comelli et Erwan Le Gac 20', Bandes-annonces 2', Galerie photos.

 
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