VAMP
Etats-Unis - 1986
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Vamp »
Genre : Horreur, Comédie
Réalisateur : Richard Wenk
Musique : Jonathan Elias
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 1.0
Sous-titre : Français
Durée : 93 minutes
Distributeur : Bach Films
Date de sortie : 19 mars 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Vamp »
portoflio
LE PITCH
Afin d’être admis dans la confrérie des étudiants de l’Université Emma Dipsa Phi, Keith et A.J., nouveaux venus sur le campus, se voient décerner un gage par leurs aînés : dénicher la strip-teaseuse qui sera la vedette de leur prochaine party… L’After Dark Club semblerait bien être le terrain de chasse idéal. Persuadé que Katrina, la vedette du show, serait parfaite pour leur party, A.J. se rend en coulisses afin de lui faire une proposition. Il ne reviendra pas, victime de l...
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Tiède comme l'enfer

Présenté comme une comédie délurée, comme une revitalisation moderne du mythe vampirique et comme un festival de morceaux de bravoure emporté par une Grace Jones déchainée, Vamp fut surtout l'une de ces nombreuses VHS que le curieux piochait tout en bas du « horreur » d'un vidéoclub de quartier, peu convaincu et pour cause.

Pendant les années 80 les pauvres créatures fantastiques d'antan s'en sont pris un sacré coups, ballotées entre relectures postmodernes pas toujours bien intentionnées et parodies relativement lourdes, relativement cyniques, les décrivant comme des bestioles ringardes. Heureusement au milieu de ce marasme kitch, les vampires réussirent à se hisser au-dessus du lot à quelques occasions, avec en particulier les très marqués mais définitivement savoureux Génération Perdue et Vampires vous avez dit vampires ? Bien serré entre ces deux productions que certains considèrent comme des œuvres cultes, se ballade depuis un bail un certain Vamp, autre production yuppies pure jus avec ses filtres et ses éclairages un peu trop fluos, sa bande son électrique très inspirée par Tangerine Dreams et autres Jan Hammer et sa célébration détournée d'une adolescence triomphante. Une teen comedy dans l'âme qui embarque trois jeunes hommes sans doute trop obsédés, dans une longue virée nocturne où la découverte frétillante d'un bar à strip-tease va virer au cauchemar... mais pas trop méchant le cauchemar. Un concept tout à fait dans l'air du temps (Nuit de folie, Risky Business...) avec une bonne dose de poitrines à l'air et surtout une jolie trouvaille : l'omniprésence d'une colonie de vampire bien pépère dans leur piège à péquenos.

 

sang jeune, sang con


Et le producteur Donal P. Borchers (Children of the Corn, Angel, Quartier chaud) était clairement très fier de son embryon de script qu'il confie à un tout jeune réalisateur Richard Wenk, remarqué pour le court métrage humoristique Dracula Bites the Big Apple, qui va devoir se débattre avec de nombreux soucis en coulisses (production mal fagotée, accidents divers et variés) et quelques autres tout à fait visibles à l'écran. A commencer par un casting jamais franchement convaincant, si ce n'est les deux trois apparitions bien allumées de Billy Drago en chef de gang albinos psychopathe. Les jeunes acteurs, que ce soit la mignonnette Dedee Pfeiffer (sœur de, mais n'ayant pas la carrière de), le héros au grand cœur Chris Makepeace (Meatballs), l'alibi comique pachydermique Gedde Watanabe (16 bougies pour Sam, Gremlins 2) ou le séducteur de prisunic Robert Rusler, l'un des beaux-gosses de l'époque déjà croisé dans Weird Science et surtout le très gay Le Retour de Freddy, surjouent à l'excès comme dans un épisode de Sauvé par le gong. Mais la palme de l'à coté va sans aucun doute à l'icône Grace Jones, déjà en phase ascendante après Conan Le Destructeur, Dangereusement votre et Le Contrat, se limitant à son numéro habituel entre deux « graous » pour faire reine des vampires et un numero de strip-tease ridicule, voir génant, loin, très loin, de la performance de Salma Hayek dans From Dusk Till Down de Rodriguez et Tarantino. Si les deux métrages partagent en effets quelques accointances, il faut quand même reconnaitre que Vamp ne va jamais jusqu'au bout de son After Hours familial, espérant passer pour un film d'horreur popcorn grâce à quelques petites scènes bien marrantes, mais tout semble bien mous, tour à tour trop vulgaire ou trop sage, en tout cas jamais bien dosé.

Un petit film qui a assez mal vieilli, trop mode pour passer les années, et que doit regarder aujourd'hui avec distance ce Richard Wenk qui a récemment réussit à relancer sa carrière en signant les scripts de Expendables 2, Equalizer et sa suite, Jack Reacher Never Go Back et Braqueurs d'élite... Pas plus subtiles mais bien plus musclés.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
La copie HD de Vamp ne restera pas forcément dans les mémoires pour sa minutie mais est tout de même très convenable pour un petit film de cet acabit. Il ne faut pas rêver, la restauration ne s'est pas fait à partir d'un négatif source mais bien d'un master vidéo plus tardif nettoyé et réetalonné avec l'aide de logiciels numériques de pointe. C'est très net lors des séquences en basse luminosité où les noirs paquettent et laissent passer quelques artefacts, dans la gestion aléatoire du grain et une définition parfois performante, parfois trop lissée. La grande gagnante ici est la palette de couleur, qui effectivement retrouve ses excès de jeunesse, abusant de verts bien pomme et de roses bien barbapapa.

 


Son :
Très économe là aussi, l'édition fournit les pistes mono d'origines, transférées dans des écrins DTS HD Master Audio 2.0 plus glorieux. Le résultat est cependant quoi qu'il arrive entièrement dévoué, ou presque, au dialogues frontaux, clairs et assez bien tenus avec une nette préférence cependant pour les échos de la version américaine.

 


Interactivité :
Autre titre de la collection Vintage 80's de Bach Films, Vamp est donc présenté au choix dans deux Mediabook au visuel soit « moderne », soit reprenant l'affiche originale. Le contenu reste cependant identique avec un livret compilant filmographie et présentation succincte du film, une copie Bluray et une copie DVD avec leurs petits bonus vidéo. Malgré la présence d'un B-Roll enchainant des moments dignes d'un bêtiser, et un extrait de la répétition de la scène pseudo sexy de Grace Jones, la plupart des bonus alléchant produit par Arrow Video sont restés sur le carreau. Exit le making of rétrospectif de 40 minutes ou le court métrage du petit Richard Wenk, et voici le pauvre Claude Gaillard qui doit tenter de combler le vide. Une présentation assez classique, pas forcément assez creusée, mais sympathique.

Liste des bonus : Un livret de 24 pages, « Service après Vamp » par Claude Gaillard (7'), Dans les coulisses (6'), Répétitions avec Grace Jones (7'), Bande-annonce.

 
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