LE DERNIER DES MOHICANS (1936)
The Last of the Mohicans - Etats-Unis - 1936
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Le Dernier des mohicans (1936) »
Genre : Aventure
Réalisateur : George B. Seitz
Musique : Roy Webb
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 88 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 9 avril 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Dernier des mohicans (1936) »
portoflio
LE PITCH
1757. Tandis que français et anglais s’affrontent pour la possession de l’Amérique, l’officier de la couronne Duncan Heyward reçoit pour mission d’escorter les sœurs Cora et Alice Munro jusqu’à leur père, un colonel assiégé par l’ennemi à Fort Henry. Leur salut, à terme d’une première embuscade, les Monroe ne le doivent qu’à l’intervention de Oeil de Faucon, un européen élevé par les Mohicans.
Partagez sur :
Témoin d'une époque

Alors que la plupart des gens considère Le Dernier des Mohicans comme une œuvre de Michael Mann au succès plus que certain, beaucoup au contraire ne savent pas qu'avant lui, les mohicans ont eu plusieurs vies. Et des vies, l'histoire imaginée par James Fenimore Cooper en 1826 en a vu défiler un bon nombre sous forme d'adaptations cinématographiques plus ou moins réussies.

Deuxième des cinq tomes des Histoires de Bas-de-cuirs sorti de l'imagination de l'auteur, le roman arrive à faire côtoyer astucieusement la réalité historique où l'aventure épique se dispute l'intimité des cœurs. En 1757, les anglais et les français se disputent les terres de ce que sera la future Amérique. Au milieu du conflit, un homme blanc élevé par les indiens de la tribu des Mohicans est partagé entre ses racines blanches et son éducation indienne. Son double point de vue sera à même d'être le conteur de ses aventures où la naissance d'une nation se confronte à la fin d'une autre. Cette période trouble en perte d'identité n'est pas très glorieuse et l'auteur nous la retranscrit en nous montrant des indiens s'entretuer pour les beaux yeux des colons manipulateurs. Son histoire parlera à tout un pays qui plébiscitera le roman en en faisant l'un des plus vendu du dix-neuvième siècle. Rien que cela.

 

entre deux eaux


Cette version réalisée en 1936 n'en est pas non plus la première. Troisième des sept adaptations que le cinéma lui est offert, c'est par celle-ci que les bases de l'histoire vont être posées. Le scénariste Philip Dunne va se retrouver obligé de tailler dans le récit pour sa transposition sur grand écran. Gardant l'essence même du livre dans ses thématiques et ses questionnements, il arrive à livrer un scénario relativement fidèle aux foisonnements du roman à tel point que Mann le créditera au générique de son adaptation aux côtés de ses scénaristes. George B. Seitz grand metteur-en scène de serials au temps du muet mise sur le tout jeune Randolph Scott alors en pleine montée en puissance grâce à ses rôles de cow-boy généreux dans les premiers films d'Hathaway. Bien entendu, les indiens seront interprétés par des acteurs blancs au bronzage sans défaut. Néanmoins, voulant rester fidèle au matériel d'origine et se refusant de trahir l'histoire, Seitz filmera telle quelle l'histoire d'amour entre la jeune et prude lady blanche et le sauvage mohican Sagamore (Car oui avant de s'appeler Le Dernier des Mohicans, le film avait pour titre Sagamore le Mohican !- moins vendeur quand-même). Il bravera le code Hays de l'époque qui interdisait des romances interraciales en laissant ces coquins de personnages s'embrasser sur grand écran. Les spectateurs ont suivi, en faisant du film un succès qui bénéficiera avec le temps de nombreuses ressorties imprimant dans l'esprit populaire l'histoire de ce Sagamore le Mohican (ils ont quand même bien fait de changer le titre).

Le dépaysement et l'aventure, malgré un petit coup de vieux, tient encore parfaitement la route avec ses 80 ans d'âge. Le sentiment d'avoir un film trop court pour un roman trop ample peut persister après visionnage. Cette version s'avèrera par contre indispensable pour la comparer à la version de Mann, qui, pour le coup a bien filmé le dernier des Derniers des Mohicans...

Cédric Lemaire






Partagez sur :
 

Image :
Pas de première jeunesse. La copie souffre à quelques endroits de bruits parfois persistants. Mais ne chipotons pas car mis à part ses défauts victimes des années nous nous retrouvons devant une copie très correcte qui ne vas pas user vos rétines par des flous ou autres griffures trop visibles.

 


Son :
Seule la version originale est ici proposée. Limpide sans faire d'éclat elle reste particulièrement soignée pour un film de cet âge avec un souffle discret mais jamais envahissant.

 


Interactivité :
Deux spécialistes se succèdent dans les bonus. Tandis que IAC nous retrace l'histoire des mohicans avec moult détails, Christophe Champclaux s'attarde sur l'histoire du roman et de ses diverses adaptations cinématographiques en faisant les parallèles entre les deux supports.

Liste des bonus : Partie historique : entretien avec IAC 11', Le dernier des mohicans : Entretien avec Christophe Champclaux 24'

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2019