LE BAL DE L’HORREUR
Prom Night - Canada - 1980
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Horreur
Réalisateur : Paul Lynch
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 92 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 9 septembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Une petite fille meurt accidentellement au cours d’un jeu organisé par ses camarades. Devant l’horreur de la situation, ils décident de ne jamais révéler la vérité. Mais la scène a eu un mystérieux témoin. Quelques années plus tard, alors que les enfants sont devenus lycéens, ce témoin décide de se venger à l’occasion du bal de fin d’année du lycée.
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Blood on the dance floor

Considéré souvent dans les encyclopédies comme l'un des classiques du slasher de première génération, le très dansant Prom Night reste souvent dans les mémoires moins pour les exactions de son assassin que pour le déhanché de Jamie Lee Curtis. Logique.

Logique car Le Bal de l'horreur, malgré ses affiches frappantes et son titre évocateur, est un essai bien sage à coté de ses modèles Black Christmas et Halloween, et de son concurrent qui sortira la même année : Vendredi 13. Ici un soupçon de fesse rapidement esquissé, peu ou pas de sang et surtout un tueur qui prend son temps pour venir se débarrasser de ses victimes déclarées. Plutôt ambitieux, le jeune réalisateur Paul Lynch dit alors s'inspirer de Psychose dans la lente mise en place d'un suspens intenable et d'un espace nécessaire pour explorer solidement ses personnages. Ecrit en partie par le William Gray de The Changeling, Philadelphia Experiment ou Sans issue, le scénario n'a cependant pas les armes pour nourrir une chronique adolescente convaincante puisque comme le veut déjà le genre, la plupart des ados présents à l'écran sont de purs stéréotypes. Des gamins souvent crétins, préoccupés par des considérations aussi existentielles que « est-ce que Brian m'emmènera au bal de fin d'année » auxquels on laisse ici bien trop d'espace et de temps pour taper sur les nerfs.

 

danciiing queen


Heureusement le casting de novices tient la route, en particulier grâce à la meneuse Jamie Lee Curtis, révélée deux ans auparavant par le carton de John Carpenter, mais désespérée de voir que le succès du film n'a aucun impact sur sa carrière. C'est elle qui contacte la production de Prom Night, décidée à devenir la Scream Queen à défaut d'autre-chose (suivront Fog, Le Monstre du train et Halloween II) et qui reste l'argument premier du film : belle et charismatique (malgré un personnage euh...), elle se lance même dans une scène de danse disco, le succès de Saturday Night Fever étant passé par là, qui doit réjouir aujourd'hui ses soirées familiales. Merci au chorégraphe. Avec tout cela, on oublierait presque que Prom Night se veut avant tout un film d'horreur. Si Paul Lynch réussira a imposer une atmosphère franchement glauque dans son suivant Humongous (ou La Malédiction de l'île aux chiens chez nous) il manque ici clairement le coche en restant constamment à distance des détails les plus graphiques et angoissants du film. L'ouverture avec le groupe de gosses qui commet un malheureux accident aurait pu ouvrir la voix à un slasher ambivalent et trouble. Il n'en est rien l'ambiance est plutôt enjouée et le film se perd dans un interminable whodunit aux suspects de plus en plus ridicules (pas aidé par des ajouts imposés par le producteur) au milieu desquels on voit passer un Leslie Nielsen fantomatique, semblant hésiter à chaque dialogue à sortir une vanne signée des ZAZ. Le métrage réussit heureusement à se réveiller dans une dernière bobine plus musclée avec quelques égorgements à coups de débris de verre et un coup de hache qui envoie une tête tranchée sur la piste de danse. Pas un mauvais bougre, mais Le Bal de l'horreur n'a clairement rien d'un modèle du genre.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Petit film d'exploitation de 1980... mais certainement une des plus belles copies vues pour un slasher de cette époque. L'image a été entièrement remasterisée par Synapse Films aux USA avec un résultat franchement bluffant. Les couleurs sont chaudes, vives et naturelles, les noirs bien pleins, le grain de pellicule admirablement géré et la profondeur présente et marquée. Une prouesse considérant à la fois les origines modestes du film et les choix portés sur une photographie scintillante (disco !) et vaporeuse. Pourtant rien ne semble à même de déstabiliser la définition.

 


Son :
Propres aussi, claires et nettes, les pistes sonores ont connu un rafraichissement appréciable. On reste cependant un peu dubitatif devant le nouveau mix 5.1 qui en effet donne un peu plus de coffre aux séquences du bal avec quelques sensations de rondeurs, mais atténue régulièrement la restitution des passages plus calmes. Beaucoup mieux équilibré et direct, le DTS HD Master Audio 2.0 fait tout ce qu'on attend de lui avec une frontalité qui n'exclue pas quelques petits déplacement latéraux.

 


Interactivité :
Après Happy Birthday To Me, Rimini montre qu'il sait soigner ses petits classiques du slasher. Un nouveau digipack combo tout en élégance et un petit livret d'un peu moins de trente pages signées par l'omniprésent Marc Toullec. Sur le disque Bluray proprement dit, l'amateur sera content de retrouver une grande partie des suppléments du collector américain dont la dizaine de minutes de scènes coupées réintégrées pour les besoins de la diffusion TV, une rencontre en tête à tête avec le scénariste, quelques images filmées dans les coulisses et surtout un making of. Malgré l'absence très notable de Jamie Lee Curtis (toujours curieux ce genre d'exercice sans la star en question), The Horrors of Hamilton High est très agréable grâce à la sincérité qui s'en dégage. De ses origines nées directement du succès du premier Halloween, de l'arrivée de la jeune actrice à l'équipe de tournage assez instable mais motivée, le cast se souvient avec chaleur d'une expérience déterminante... Et des blagues scatos d'un Leslie Nielsen à point pour devenir Frank Drebin.

Liste des bonus : Livret de 28 pages par Marc Toullec, Making of (41'), Interview du scénariste William Gray (20'), Scènes ajoutées pour la diffusion TV (11'), Images du tournage (6'), Galerie de photos, Bandes-annonces.

 
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