FURIE AU MISSOURI
I giorni della violenza - Italie - 1967
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Furie au Missouri  »
Genre : Western
Réalisateur : Alfonso Brescia
Musique : Bruno Nicolai
Image : 2.35 16/9
Son : Italien et français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 104 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 3 septembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Furie au Missouri  »
portoflio
LE PITCH
Pendant la guerre de Sécession, Johs voit le capitaine Clifford, de l’armée nordiste assassiner son frère. Pour le retrouver, il s’engage auprès de mercenaires sudistes. À la fin de la guerre, recherché pour meurtre, il retourne au ranch. Il y retrouve sa fiancée qui a entretemps épousé Clifford. Johs va préparer sa vengeance.
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Peter contre les méchants

Apparu sur les écrans italiens en pleine année faste pour le western spaghetti, callé entre Colorado, Le Dernier jour de la colère ou Tire encore si tu peux, le charmant Furie au Missouri, ou Les Jours de la violence comme on l'appelait alors, semblait presque anachronique dans l'ironie ambiante. Un western qui justement aurait plus de parenté avec ses lointains voisin américains.

Et surement pas le Pendez-les haut et court que Ted Post venait de signer avec Clint Eastwood, mais bien les récits héroïques à l'ancienne, inspirés à la fois par la stature plastique des œuvres d'Howard Hawks et la fraicheur juvénile des pléthores de série B aux contours familiaux. Avec son jeune héros à la morale intacte, son amourette candide avec la blondinette Beba Loncar (la nudiste qui affolait Bourvil dans Le Corniaud) et cet environnement de violence (soft) qui semble vouée à lui faire perdre son innocence, Furie au Missouri ressemblerait même presque parfois aux BD italiennes vendues en petit format sous les titres Mustang, Nevada ou Rodéo. Un soupçon de nostalgie pour une production hors des sentiers battus de son temps préférant les vestons bien repassés et les chemises colorées aux stetsons râpeux, le visage poupon et presque imberbe de l'allemand Peter Lee Lawrence aux tronches de brigands mal lavés. Un héros comme on en faisait déjà plus et qui marquait la seconde apparition notable du jeune acteur à l'écran, en passe déjà d'enchainer sur une bonne quinzaine de westerns transalpins comme Tuez-les tous sans pitié, Des Dollars pour McGregor ou Arriva Sabata.

 

cavalcade


Une petite star de l'époque, encore un peu frêle dans son interprétation, mais qui se jette vigoureusement dans la bagarre enchainant les rixes aux poings, les chevauchées endiablées et les duels déclenchés à l'allumette sans faiblir. Des petits airs de cascadeurs d'ailleurs, son personnage Johs (non y a pas de faute) refusant l'immobilisme froid de ses contemporains pour risquer sa couenne sur une charrette en roue libre. Les signes d'un spectacle généreux qui d'ailleurs creuse même étonnement sa simple histoire de vengeance, la mêlant à quelques effluves romantiques, multipliant les trahisons et les coups de théâtre comme un authentique feuilleton du dimanche. Plutôt bien écris, efficacement rythmé, parsemé de second rôles bien campés (Nello Pazzafini) et décrivant une Guerre de sécession un peu plus ambiguë qu'à l'accoutumée (le héros est sudiste)... On en attendait clairement pas tant du metteur en scène Alfonso Brescia, habitué des amusants nanars (Iron Warrior, The Beast in Space, Supermen contre les amazones), enchaînant les productions coquines avec les polars et les sous Star Wars et suivant allègrement les modes du moments. On retiendra tout de même de sa longue filmographie des débuts très honnêtes du coté du peplum (Le Gladiateur magnifique, Goldocrack à la conquête de l'Atlantide) et quelques petits westerns dont celui en présence. Sa réalisation n'est pas éblouissante, ni novatrice, mais Brescia apporte tout du long de joli cadre bien posés, met en valeur ses paysages et ses décors, accompagne solidement la moindre accélération et scène d'action comme un excellent artisan.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Sans doute moins connu que d'autres westerns spaghetti de l'époque, Furie au Missouri se présente avec un luxe certain sur ce Bluray. Un tout nouveau master, travaillé à partir d'un scan 2K impeccable donne au métrage des allures de grand classique. Comme souvent quelques plans, courts, sont encore flous, d'autres déphasés, mais vu la définition admirable du reste du film on est tenté de mettre cela sur le dos de défauts enregistrés à l'origine. Les couleurs, plutôt charmantes et pleines, se donnent des airs de technicolor tandis que le grain, tout en finesse et en matière organique, reste un plaisir. Du très bel ouvrage.

 


Son :
Sans passer par le DT HD Master Audio a la dernière mode, les pistes d'origines française et italienne nous parviennent dans des conditions plus que correcte. Les mix sont stables, plutôt équilibrés avec une préférence du coté de la vo pour l'intensité du jeu et de la vf pour la clarté générale.

 


Interactivité :
Proposé sous la forme d'un bluray amaray classique (noir) avec une pochette inclue contenu le DVD, Furie au Missouri se montre aussi plus restreint que d'autre westerns d'Artus Films du côté des bonus. La galerie photo, la bande annonce et une présentation classique de Mr Curd Ridel avec un petit détour du coté des filmos du réalisateur et des acteurs principaux.

Liste des bonus : Présentation du film par Curd Ridel, Diaporama d'affiches et de photos, Film-annonce original.

 
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