JOHN WICK 3 : PARABELLUM
John Wick : Parabellum - Etats-Unis - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « John Wick 3 : Parabellum »
Genre : Action
Réalisateur : Chad Stahelski
Image : 2.35 16/9
Son : Français DTS HD Master Audio 7.1, Anglais Dolby Atmos
Sous-titre : Français
Durée : 130 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 23 septembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. « Excommunié », tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. John se retrouve sans soutien, traqué par tous les plus dangereux tueurs du monde.
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Excommunication

Parabellum : nom masculin du latin para bellum, (prépare la guerre) et : pistolet automatique de gros calibre, qui fut en usage dans l'armée allemande où une crosse adaptable permettait de l'épauler. (Définition Larousse). Avec ce doux nom en guise de sous-titre, ce John Wick troisième du nom donne la température de ce qui nous attend dans cette suite directe du volet précédent.

Petit rappel des faits : après que l'on ait tué son chien et piqué sa bagnole dans le premier film, l'ex tueur John Wick part en croisade pour se venger avec brio. Obligé de reprendre du service dans le second volet, il va se retrouver confronté à la confrérie de « la Table » qui régit le monde des tueurs par des règles que tout le monde se doit de respecter. L'une d'elles sera de ne pas tuer dans les havres de paix que sont les hôtels Continental. Excommunié pour avoir enfreint cette règle d'or, Wick verra sa tête mise à prix et traqué par les plus grands assassins du monde entier. C'est ce que nous conte cet épisode.Il faut bien avouer que ce scénario n'est prétexte qu'à une succession de combats tous plus imaginatifs les uns que les autres. Mais les scénaristes en bon filous qu'ils sont en profitent pour parsemer le film d'éléments narratifs venant épaissir le passé trouble de leur protagoniste principal. En accentuant le côté obscur et ancestral de la guilde des assassins qui régit ce monde fictif, ils plongent l'histoire dans des contrées aux arcanes multiples.

 

de la légende


Après en avoir bien exploré les bases dans les précédents volets, la légende John Wick prend son envol pour créer sa propre mythologie. Flirtant avec les frontières du fantastique, le film peut s'offrir toutes les excentricités de son réalisateur. Comme dans une version dark de notre monde régi par une confrérie obscure qui ferait passer les francs-mâçons pour de guillerets bouts en train. Dans ce monde JohnWickien, les cadavres tombent par dizaines aux pieds de citoyens zombifiés sans que ceux-ci ne s'en offusquent, amorphes et inconscients du chaos qui les entoure. Car dans ce New-York parallèle où se concentre la majeure partie de l'histoire il y a autant de tueurs que de new-yorkais et tout cela semble normal. Cette grande pomme de ville n'est d'ailleurs pas une exception ; de Casablanca aux confins du désert, les pérégrinations du pauvre John ne lui laisseront pas une minute de repos. Son monde frôle le mysticisme et le désert initiatique et immaculé dans le lequel il errera cachera le précepteur de toute chose, le grand manitou de « la Table » qui prendra les traits de Saïd Taghmaoui (drôle de choix) en prophète assassin échappé de Lawrence d'Arabie. Malgré ce monde empreint de violence (le film est classé « R »aux USA- les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte), cet ordre mondial est régi par un code éthique à toute épreuve où, comme en politique, s'écarter des sentiers balisés par la toute puissante « Table » entraîne des conséquences regrettables pour qui veut s'y opposer.

 

... au mythe


Le réalisateur et ses scénaristes s'en donnent à cœur joie. Ils s'amusent à inventer les situations et les chorégraphies les plus folles tout en conservant un second degré bienvenu en se moquant du fait que tout cela arrive à cause de la mort d'un chien. Les canidés font d'ailleurs ici un retour remarqué sous les ordres de leur maîtresse Halle Berry toujours en grande forme. Actifs dans une séquence anthologique, les toutous à sa maîtresse s'avèrent bien plus meurtriers que les armes de poing. Ce n'est d'ailleurs pas la moindre des scènes de haut vol. Entre une course de samouraïs à motos (merci au The Villaines de Jung Byung-Gil) à un combat aux couteaux d'une rare violence graphique, l'action va non-stop plus de deux heures durant. Pour maintenir ce rythme dantesque, la pyrotechnie et les cascades ont dû se peaufiner sur les six mois de préparation nécessaire au projet. Le résultat est à la hauteur des attentes. Le montage et la mise en scène de Chad Stahelski sont intelligemment étudiés pour faire durer les plans et ainsi apprécier tout le travail fourni. Toujours lisible, l'action en est décuplée par un montage concis bienvenu. En engageant les interprètes/cascadeurs de The Raid, Stahelski rend honneur au métrage qui l'a sans doute fortement inspiré. Aux côtés de Mark Dacascos que nous avons plaisir de retrouver sur le devant de la scène, ils donnent du fil à recoudre au beau Keanu qui 55 ans au compteur garde une forme olympique que beaucoup envierez.

Box-office aidant, cette trilogie ne semble être qu'une amorce vouée à devenir une licence plus que prolifique (une suite, un jeu vidéo et une série sont en préparation). Alors John Wick troisième du nom n'a peut-être pas réinventé le film d'action au niveau mondial mais une chose est sûre, c'est qu'il a redéfini celui d'Hollywood pour un bon nombre d'années.

Cédric Lemaire










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Image :
Avec sa source numérique 3,2K, la copie ne pouvait qu'être impeccable. C'est effectivement ce que nous avons devant les yeux. Les contrastes et ambiances sont maitrisés malgré la difficulté de certaines séquences comme celle aux miroirs. Le piqué est précis et la luminosité donne un rendu implacable même en basse luminosité comme elle peut être resplendissante dans les séquences en plein désert. Même si c'est devenu la norme dans ce genre de production, le plaisir ne se boude pas.

 


Son :
Démentiel, un bijou pour les installations home cinéma. Des combats à mains nues où chaque coup porté semble avoir un son différent selon l'endroit où il est porté aux impacts de balles. Le son apporté aux pistes sonores est percutant et sait profiter au maximum de vos différentes enceintes. Mais ça ne s'arrête pas là puisque le même soin est apporté aux ambiances sonores avec une mention pour les scènes pluvieuses qui vous font sortir les parapluies au beau milieu de votre salon.

 


Interactivité :
Ce sont près d'une heure et demie de suppléments que Metropolitan nous propose pour aller plus loin. Avec un net penchant promotionnel, les bonus n'en sont pas moins intéressants. Les innombrables performances martiales et les nombreuses cascades ont la part belle dans les items. Les acteurs s'y sont vraisemblablement bien impliqués durant les six mois de préparation et donnent encore plus de réalisme à une seconde vison du film. Le reste revient sur la mythologie Wick que les auteurs veulent mettre en place pour leur plus grand plaisir ; enfin une preview est accordée au futur jeu vidéo John Wick Hex développé par le studio britannique Bithell Games.

Liste des bonus : Parabellum : l'héritage de la Grande Table 11', Excommunicado (9'), Dans la ligne de mire (10'), En selle Wick ! (5'), Mots, lames, ponts et autres broutilles 6', Continental dans le désert 10', Dog Fu 8', La maison de verre 7', Plan par plan 9', Teaser du jeu vidéo John Wick Hex 1', Les coulisses de John Wick Hex 7'.

 
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