INGLORIOUS BASTARDS – UNE POIGNéE DE SALOPARDS
Quel maledetto treno blindato - Italie - 1978
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Genre : Guerre
Réalisateur : Enzo G. Castellari
Musique : Francesco De Masi
Image : 1.85 16/9
Son : Italien et français 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 93 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 5 janvier 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Durant la Seconde Guerre mondiale, en Europe, des soldats américains condamnés par leur hiérarchie, et sur le point d'être envoyés dans une prison militaire, s'évadent lors d'une attaque allemande. Décidés à échapper aux combats et à la prison, ils tentent de rejoindre la Suisse. Mais ils se retrouvent enrôlés dans une mission commando pour voler le prototype d'une nouvelle arme ennemie, avec l'aide de la résistance française.
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Operation Kino

Quelques trouffions américains en cavale, beaucoup de nazis en patrouille dans la France occupée, des tonnes de balles échangées entre les deux camps et une bonne dose de quiproquos... Voilà le programme d'un spectacle détonnant qui avait tant émerveillé un Tarantino tout jeunôt.

Remis sur le devant de la scène par le faux-remake de Quentin Tarantino, le film de guerre made in Italie de Enzo G. Castellari profite enfin d'une édition DVD, déguisée sous un titrage quasiment identique à son héritier direct. On imagine déjà les clients étourdis rechercher désespérément Brad Pitt, mais sans doute y gagneront-ils aussi la découverte d'une série B des plus recommandables. Car les liens avec le récent Inglorious Basterds sont on ne peut plus ténus : une bande de bidasses à moitié truands lancés dans une mission suicide, quelques cadrages, mais aussi la volonté de donner un nouveau souffle à un genre tout en digérant de multiples influences... Artisan solide de l'industrie italienne des années 60/70, Castellari fait officie comme beaucoup de ses camarades d'opportuniste éclairé : du western (Keoma) au post-apo (Les Guerriers du Bronx) en passant par le polar (Le Témoin à abattre), rien ne semble lui résister. C'est donc en s'inspirant largement des 12 Salopards de Robert Aldrich et surtout du Croix de fer de Sam Peckinpah, qu'il donne sa vision de la seconde guerre mondiale.

nazi-ploitation


Son Inglorious Bastards est une version clairement tournée vers la série B décomplexée, où des gueules comme Bo Svenson (La Kermesse des aigles) et surtout l'inénarrable Fred Williamson (Une nuit en enfer, Boss Nigger) laissent exploser toute leur virilité dans des échanges de mitrailleuses aux ralentis sans fin, massacrant avec leurs petits camarades de circonstance le moindre boche qui se présente dans leur viseur. Les cadavres tombent comme en apesanteur et les cadrages montrent un sens de l'image évident, tout juste tempéré par des maquettes un peu datées et quelques peintures sur verre mal éclairées. Une certaine sophistication qui n'empêche pas le métrage de s'offrir de vraies percées plus triviales avec une ouverture à la limite du Papa Schultz, ou une rencontre nudies avec quelques teutonnes a priori très accueillantes. Mais cette apparente décontraction ne sert qu'à faire glisser doucement Une Poignée de salopard vers un final aussi tragique que spectaculaire : l'attaque d'un train contenant une arme de destruction massive, où ces antihéros de la première heure vont s'accomplir dans le sacrifice et une certaine camaraderie. Une péloche particulièrement bien troussée et efficace qui fait partie des films préférés du réalisateur de Kill Bill. On le comprend aisément.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
On ne pourra encore une fois que remercier le petit coup de pouce de Tarantino qui aura permis en plus de la ressortie du film, de souligner l'importance d'une restauration d'usage. Le film nous revient donc après un petit coup de polish remarquable. La plupart des taches et autres stries ont totalement disparu et seul le grain de pellicule un brin marqué persiste. Petit bémol, la photographie paraît quelque peu passée, doucement terne... Un état de fait à vérifier sur le Blu-ray américain.

 

Son :
Bizarrement la version anglaise du film n'est pas disponible ici (pourtant langue desdits Bastards), Universal ayant préféré la version italienne (souvent sur-jouée) et le doublage français d'époque, donc bien couillu. Même si elles sont toutes deux en stéréo, les pistes sont claires et propres, leur légère rudesse correspondant parfaitement au ton du métrage.   

 

Interactivité :
Il aura fallut attendre la sortie du Inglorious Basterds de Tarantino pour que le film viril de Catsellari ait les honneurs d'une sortie française. Pas étonnant alors que le seul bonus proposé soit une rencontre entre les deux bonshommes. Une bonne opportunité d'entendre la nouvelle star décortiquer l'univers de l'italien et le cinéaste de s'étendre sur ses souvenirs de tournage.... Dommage, le réalisateur de Kill Bill, totalement hystérique bouffe tout le temps de parole, tourne à l'égocentrisme et fatigue l'auditeur. Un bonus décevant, surtout lorsque l'on jette un coup d'œil sur l'édition proposée en DVD et Blu-ray aux USA par Severin Films : commentaire audio, long documentaire, retour sur les lieux du tournage, événements autour de présentations dans différents festivals... Forcément, on se sent un peu lésé. 

 

Liste des Bonus : Interview de Enzo G. Castellari pas Quentin Tarentino (38'), Bandes-annonces

 
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