DESTINATION FINALE 4 EN 3D
The Final Destination 3D - Etats-Unis - 2009
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Genre : Horreur
Réalisateur : David R. Ellis
Image : 2.35 16/9
Son : Français et anglais en Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 78 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 17 février 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Alors que Nick et ses amis s'apprêtent à s'amuser devant une course automobile, celui-ci a une prémonition horrifiante : un terrible concours de circonstances fait voler en éclat une voiture de course, projetant des débris enflammés qui achèvent brutalement ses amis et fait s'écrouler sur lui une rangée des tribunes. En proie à la panique, Nick parvient à convaincre sa copine Lori et leurs amis Janet et Hunt de quitter les tribunes seulement quelques secondes avant…
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Terminus, tout le monde descend

Et de quatre. Moins prolifique que la série Saw, mais jusqu'ici beaucoup plus amusante et populaire, au sens noble du terme, la franchise Destination finale s'essaie, pour son nouvel opus (sobrement intitulé The Final Destination aux States), à la mode du relief. Le principe d'attraction foraine de la saga s'y prêtait, encore aurait-il fallu faire un petit effort...

 

Ceux qui viendront picorer ici quelques bribes de cinéma en 3D en auront pour leur argent : absolument toutes les séquences de mort violente utilisent l'axe Z, les auteurs s'étant visiblement creusé le citron pour percer la toile de mille et une manières. Un pneu qui fonce sur la caméra, une tête transpercée par un tuyau, un moteur de voiture qui jaillit vers le spectateur, un pauvre clampin coupé en apéricubes contre un grillage, les morceaux de viande semblant tomber sur la scène... Dans l'idée, c'est assez fun. Dans les faits, ça l'est beaucoup moins. Se lançant à corps perdu dans l'expérience de la 3D, du moins selon une définition digne des années 50 (pour du vrai relief immersif, il faudra se diriger vers Avatar), David R. Ellis sert la soupe à ses investisseurs. Quand il ne balance pas des objets contondants à la figure du public (toujours au milieu de l'écran), il met en place des séquences de transition en synthèse usant à l'envi de la troisième dimension. Le problème, c'est que tout autre axe de mouvement semble désormais banni : les côtés n'existent plus, la latéralité est plus effacée encore que dans un film pan & scanné, et la construction des scènes n'a bientôt plus ni queue ni tête.

 

Gloire aux cyniques

 

Incapable de renouer avec l'incroyable séquence ouverture de son Destination finale 2 (à cette démonstration de mise en place répond ici un carambolage de Nascar que l'on qualifiera, pour rester poli, de joliment bâclé), Ellis livre ici le film-gimmick ultime, un produit d'une gratuité et d'une ringardise tellement avouées qu'aucun aspect de l'entreprise ne semble avoir été abordé avec un minimum de sérieux. Dur de voir à quoi en sont réduits les "personnages", vagues reflets de l'image que les producteurs hollywoodiens se font de la jeunesse américaine. Campés par de faux acteurs voués à une carrière éclair, ces archétypes se fondent volontiers dans une logique purement consumériste. Ces yuppies en devenir, qui traînent de centres commerciaux en multiplexes, sont éclairés par Ellis sous deux angles émotionnels tout au plus (peur / tristesse, soulagement / joie), ce qui donne lieu à quelques séquences de dialogue au cynisme intolérable, car dépassant le confort du simple clin d'œil complice. Les détracteurs du slasher prétendront sans doute que le genre n'a jamais soigné ses interprètes et protagonistes ; on leur renverra les exemples de Johnny Depp, Heather Langenkamp, Patricia Arquette ou Lawrence Fishburne, révélés par le genre dans les glorieuses eighties. Ces années 80, que l'on a bien souvent caricaturées à tort, savaient au moins nous prodiguer un minimum d'identification et de suspension d'incrédulité. Et quitte à verser dans une nostalgie un peu réac', on préférera toujours les effets gore bricolés à l'ancienne de Yagher & Co aux meurtres numérico-surréalistes de ce très évitable Destination finale 4.

Alexandre Poncet






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Image :
Difficile de juger la qualité d'image de la version 3D tant une grande part du travail visuel est sacrifiée sur l'autel de l'attraction. La version 2D permet cependant d'apprécier une fois encore le travail sérieux et solide de l'éditeur qui affiche une copie impeccable et vive. Les couleurs sont bien marquées, les contrastes précis et le piqué irréprochable.

 

Son :
Le réalisateur abuse fortement d'une caméra aérienne et d'images de synthèse façon jeu vidéo... Voilà qui donne cependant du travail aux mixages sonores qui doivent rivaliser d'énergie pour accompagner le tout. Les deux versions (anglaise et française) assurent donc le spectacle avec une clarté dispensée sur tous les canaux et surtout une dynamique de tous les instants. Ca fait du gros bruit, ça court derrière les murs... Tout ce qu'on leur demandait en somme.

 

Interactivité :
Plus la série avance, plus son interactivité se raréfie. En l'occurrence ici il faut se contenter de quelques scènes coupées bien bavardes (et donc peu pertinentes) et de la version en relief du film. On est bien loin ici de la nouvelle technologie vue en salles puisque Metropolitan est obligé de ressortir les bonnes vieilles lunettes rouges et vertes. Largement plus convaincants que pour l'hideux Meurtres à la Saint Valentin, les filtrages des couleurs n'ont rien de tragiques et quelques effets restent efficaces... même si, bien entendu, même dans les meilleures salles du monde, ils n'avaient déjà que peu d'intérêt.

 

Liste des Bonus : Version du film en relief, 9 scènes coupées (7'), bandes-annonces

 
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