WAXWORK
Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne - 1988
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Horreur
Réalisateur : Anthony Hickox
Musique : Roger Bellon
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et Français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 95 minutes
Distributeur : Le Chat qui fume
Date de sortie : 20 décembre 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Dans une petite ville de banlieue américaine, le mystérieux David Lincoln ouvre un musée de cire consacré aux monstres légendaires issus du folklore fantastique. Un groupe d'étudiants est invité par le propriétaire à une visite nocturne des lieux. Une fois à l'intérieur, les jeunes découvrent les scènes reproduisant les forfaits de ces créatures, sans se douter que chacune d'entre elles est en réalité un portail dimensionnel conduisant à leur repaire. Lincoln compte bien ramener...
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Entrez ! entrez !

Petit trésor fauché des années vidéoclub tout de même auréolé d'un amusant Grand Prix de la peur Avoriaz 89, Waxwork a fait le bonheur des amateurs de séries B, grâce à son amour immodéré pour une certaine culture de l'horreur. Un joyeux délire geek avant l'heure.

Fils de l'artisan Douglas Hickox (Behemoth the Sea Monster, Théâtre de sang) et de la monteuse Anne V. Coates (Lawrence d'Arabie, Elephant Man), Anthony Hickox (Sundown, Hellraiser 3, Warlock The Armageddon) est un enfant de la balle, mais aussi un sacré fan gavé de Fangoria et autres doubles programmes Corman, qui développe le scénario de son premier long métrage en à peine trois jours en y déversant toutes les références qui lui passent par la tête. Un concept simple, celui d'un groupe de jeune gens invités une nuit dans un musée de cire macabre dont chaque scénette est une porte ouverte sur le monde des monstres présentés. Une occasion en or donc pour multiplier les clins d'œil et les tableaux puisqu'on croise dans le décor un sacré pot-pourri fait de loups-garous, de vampires (Dracula et sa petites famille), de zombies, d'un homme invisible, le monstre de Frankenstein, un alien dans un décor de glace... jusqu'à une plante carnivore façon La Petite boutique des horreurs, le bébé du Monstre est vivant et un Marquis de Sade échappé d'un Jesus Franco. Et dire que le bougre tenta d'y incorporer Jason Voorhees et les enfants du Village des damnés ! C'est cette contraction improbable mais foisonnante entre les grandes branches classiques (on cite aussi Freaks, L'Homme au masque de cire...) et une jeune garde tout aussi imposante (Argento, Joe Dante, Carpenter, Sam Raimi...) qui fait la magie de Waxwork, œuvre méta qui compose avec une modestie aussi financière que sincère, un travelling chaleureux sur un genre adepte du grand frisson et pourquoi pas des débordement gores.

 

it's my party


Créateur de génie, Bob Keen (Liforce, Krull, Highlander, Hellraiser) apporte ici un sacré savoir-faire dans la confection de la bonne vingtaine de créatures oscillantes en l'hommage clair et net (le loup-garou est celui de Hurlements ou tout comme), les visions iconiques (la Momie) et les évocations plus originales, mais toujours avec une finition soignée et quelques détails plus craspecs et sanglants. Epaulé par les mélodies évocatrices de Roger Bellon (la série Highlander), Anthony Hickox réussit alors à doter sa série B d'un esprit aussi iconoclaste et astucieux que le Monster Squad de Fred Dekker ou le Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland, dépassant ses faiblesses de mise en scène (le final est quand même un sacré boxon) par des mini films dans le film maniant à merveille l'hommage appuyé et le second degré : un détour en noir et blanc dans un cimetière peuplé de morts-vivants, un tombeau égyptien aux airs de décors Hammer, une séance délicatement SM bien plus émoustillantes qu'un 50 nuances de Grey... La encore, c'est systématiquement la sincérité de l'opération qui emporte l'adhésion. Plus en tout cas, il est vrai, qu'un casting généreux faisant se croiser le Zach Galligan de Gremlins, le Dana Ashbrooks de Twin Peaks avec les « légendes » John Rhys-Davis (Les Aventuriers de l'Arche perdue, Le Seigneur des anneaux), David Warner (La Malédiction, Tron...) et Patrick Macnee (Chapeau melon et bottes de cuir) oscillant entre le cachetonnage, le cabotinage et la finesse d'un drama 80's. Car Waxwork n'a absolument rien du chef d'œuvre, mais fait partie de ces propositions à la ferveur communicative, de ces petites péloches bourrées de défauts qu'on aime d'une grande tendresse.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Lionsgate, distributeur international du film, n'a manifestement pas jugé pertinent d'opérer une restauration à la source de Waxwork, préférant opter pour un travail numérique certes souvent efficient mais loin d'être parfait. Si les séquences en pleine lumière séduisent par la vivacité des couleurs et une définition solide, régulièrement la copie bataille avec les origines modeste du métrage hésitant entre un grain gommé ou légèrement neigeux et laissant échapper quelques plans bien trop douceâtres. A côté des anciennes VHS ou du précédent Bluray, il n'y a pas photo mais le master est perfectible.

 


Son :
Voici enfin une sortie française qui propose la version originale du film ! Le doublage fatigué et terriblement plat est bien entendu présent mais clairement la piste anglaise se montre beaucoup plus convaincante avec un équilibre mieux balancé, une sonorité plus naturelle.

 


Interactivité :
Une fois n'est pas coutume, l'édition du Chat qui fume semble un peu pauvrette à coté du double programme proposé par Vestron aux USA. Exit le foiré mais bien délirant Waxwork II donc, mais aussi le commentaire audio du réalisateur et le documentaire rétrospectif de 80 minutes. Ne reste plus donc au sein de ce toujours joli digipack le petit, mais sympathique, making of promo d'époque présenté par Patrick Macnee et la piste musicale isolée avec ses mélodies inoubliables. C'est toujours ça de pris comme dirait l'autre.

Liste des bonus : Making of (24'), Piste musicale isolée, Bandes-annonces.

 
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