LES ENVOUTéS
France - 2019
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Genre : Drame
Réalisateur : Pascal Bonitzer
Musique : Bruno Coulais
Image : 1.66 16/9
Son : Français Dolby Digital 5.1 et 2.0
Sous-titre : Français pours sourds et malentendants
Durée : 97 minutes
Distributeur : Blaq Out
Date de sortie : 5 août 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Pour le “récit du mois”, Coline, pigiste pour un magazine féminin, est envoyée au fin fond des Pyrénées interviewer Simon, un artiste un peu sauvage qui aurait vu lui apparaître le fantôme de sa mère à l’instant de la mort de celle-ci... Interview qu’elle est d’autant plus curieuse de faire que sa voisine la belle Azar prétend, elle, avoir vu le fantôme de son père ! Simon, au cours de la nuit de leur rencontre, tente de séduire Coline, qui lui résiste mais tombe amoureus...
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Les fantômes de l'oubli

Les Envoutés. A ce titre évocateur, le spectateur sent la curiosité le titiller. Surtout lorsqu'il s'aperçoit que celui-ci est de facture française. Serait-ce enfin le film fédérateur tant attendu par les aficionados du cinéma de genre made in France ? Celui qui mettra tout le monde d'accord ? Ou bien sommes-nous face à un drame psychologique nous entraînant dans les abîmes les plus malfamés de l'âme humaine ?

Le mystère reste entier car rien de tout cela ici. Ou plutôt si, mais un peu seulement. Il ne faut pas bien longtemps pour voir nos espoirs s'envoler. Nous sommes finalement bien face à ces tant redoutés films d'auteurs dit «de qualité française ». Celui là même financé avec l'avance sur recettes pour satisfaire l'intelligentsia tant adoubée par le profil type du bobo parisien. En adaptant Henry James, le cinéaste Pascal Bonitzer s'attaque à un grand nom de la littérature américaine. Son réalisme littéraire l'amenait à explorer les consciences et les perceptions de ses personnages. C'est exactement ce que le metteur en scène s'efforcera à reproduire. C'est tout à son honneur. Malheureusement, les minutes ont beau s'égrainer aussi lentement que le sable dans un sablier, le spectateur s'aperçoit bien que le résultat n'est pas là. Nous retrouvons bien dans son film les éléments chers à l'auteur ; ses personnages au bord de la névrose, leur quête identitaire et la recherche du soi. Au milieu de tout cela, une histoire de fantôme que personne ne verra vraiment mais dont tout le monde voudra parler.

 

Bonne nuit les petits


Question bavardage, le film sait l'être, et ce qu'il dit n'en est pas pour autant passionnant. On a beau avoir de la sympathie pour Sara Giraudeau (surtout depuis Le Bureau des légendes), dur de se captiver pour son parcours. Car la camera ne la lâche que très rarement. Et la Sara, elle bouge beaucoup. On la suit dans les taxis, dans les rues, dans les escaliers, au lavomatique. Autant de moments... palpitants. On s'accroche, en espérant qu'il va réellement se passer quelque chose. Mais revenons-en au fait, à la trame elle-même. Pour les besoins de son travail, Coline doit interviewer le beau Simon (Nicolas Duvauchelle). Il va la séduire, la mettre dans son lit, lui parler de ses fantômes, elle va le croire, puis ne plus y croire. Mais en même temps, un petit peu quand même, et puis non... Et le film se poursuit, interminable, aussi transparent et inconsistant que les spectres qu'il évoque. Et quand la tension monte, que l'héroïne se réveille en sueur, c'est pour nous montrer en contre-champ une araignée noire sur le mur si blanc, si immaculé comme cette pauvre Coline qui ne sait plus où elle en est. Avec de gros sabots, le scénario veut nous amener sur des pistes divergentes. De quel point de vue allons-nous l'appréhender. Les apparitions sont-elles bien réelles où s'agit-il tout simplement d'élucubrations pour nous pousser à l'introspection ? Le spectateur, lui, à ce stade du récit n'en plus rien à faire depuis bien longtemps !

Cédric Lemaire






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Image :
De facture classique pour ce genre de production, le film souvent tourné en intérieur ou en milieu urbain fait le taf sans pour autant être négligeable. Lumineuse en intérieur et naturelle en extérieur. On est ici bien loin de l'ambiance onirique auquel le titre pouvait nous laisser croire mais la copie est aussi propre que solide.

 


Son :
Là aussi, aucun effet notable n'est a signaler. Le son est net, propre et sans bavure. C'est là finalement tout ce qu'on lui demande.

Liste des bonus : Aucun

 
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